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Dragonball Z : Super Saiyan Densetsu
Bandai - 1992
Le jeu qui a trouv porc par Kazend

Extras : Musique - Manuel TXT - Manuel PDF



Ce n'est pas parce qu'on sort d'une priode de vache maigre sur Nes Pas qu'il ne faut pas faire comme a si la vie continuait tel un long fleuve tranquille ou encore une mission de Michel Drucker. Nous sommes en 2013 et j'espre encore qu'un jour, l'une de mes frquentes tentatives, autrefois vaines, d'effectuer un kamhamha se soldera par une russite. Imaginez un peu, nous ne sommes pas des hros de mangas et encore moins de comics (Dieu m'en garde) et un tel pouvoir n'impliquerait pas d'avoir sauver le monde ou endiguer les menaces de sauterelles gantes ou de chewing-gum en surpoids. Non, dans notre socit actuelle, a permettrait simplement d'exploser des connards dans la rue, de se frayer des passages sur la ligne 4 ou mme de rclamer l'attention en place publique. Je ne vous parle mme pas de l'allumage des barbecues et des filles faciles (pour peu que vous soyez branch cosplayeuse la Japan Expo).

Tout a pour dire que ce serait chouette mais qu'en attendant, on reste quand mme de gros losers oldies peine capables de terminer un mauvais RPG sans savestates. Ah, Dragonball Z, loser, mauvais RPG, on y vient.




Internet serait un endroit plus tranquille si les gens savaient fermer leur gueule certes, mais n'oublions pas qu'il a tenu un rle essentiel au sein de la culture oldies. En tout cas, sans lui, je n'aurais jamais jou RPG Dragonball Z. La probabilit de donner une telle forme un jeu tir de cette licence tant aussi probable que de voir fleurir un point'n clic Ken le Survivant, on ne peut dcemment pas rater une telle occasion. On consacre 6 bonnes minutes au tlchargement de la rom car nous sommes en 2001 puis on s'installe. Et l, c'est la surprise, un peu comme si aprs avoir escalad un gros pommier, le fruit s'avrait tout moisi dedans. Mais sur [NES Pas ?], on n'est pas des mazettes, d'ailleurs on ne l'a jamais t, et nous avons tous fait preuve un jour de la tnacit qui caractrise les Vrais. En loccurrence l, ce ft de supporter une telle mdiocrit.




J'en ai vraiment marre, je crois que je m'apprte l crire ma troisime tribune sur un jeu Dragonball Z et je cherche chaque fois un prtexte pour ne pas m'parpiller sur l'histoire du jeu, celle du manga et l'arbre gnalogique rallonge de Sangoku. Sachez juste que si vous n'avez pas lu Dragonball, c'est que vous tes quelqu'un de hassable, un ignorant, peut-tre mme que vous avez t adopt. Aussi me contenterai-je de planter le dcors : ce RPG commence juste aprs le combat opposant Sangoku Piccolo et plus prcisment aprs l'odieux chantage de son grand frre surprise, proposant notre hros de buter 100 tudiants en art plastique en change de la vie de son fils.
Sangoku ne se laisse pas dmonter et aprs avoir signifi son an que "non, ce n'est pas gentil et puis de toute faon, ils ne feront de mal personne si ils sont au chmage", Raditz le bien nomm dcide d'loigner le jeune Sangohan de son papa. Indign par ce triste conflit familial, Piccolo (le seul personnage un brin sens de la srie) dcide de s'allier Sangoku pour dfaire ce grotesque guerrier de l'espace qui devrait plutt se pr-occuper de ses cheveux avant d'aller chercher des poux dans ceux des autres (notons au passage que le seul personnage assimilable un poux de la srie, en la personne de Babidi, n'apparatra que bien plus tard et que donc Raditz l'aura bien dans le baba). L'aventure se termine aprs l'affrontement contre Freezer sur Namek, soit l'quivalent de 10 tomes (arrive de Raditz au tome 17, Sangoku bute Freezer au dbut du 28). Je sais, on a la culture qu'on mrite, mais je suis sr que vous tes pires que moi, immondes vermisseaux.




Nous sommes sur Super Nintendo et vous n'allez pas me croire, tous les RPG ne vous faisaient pas forcment incarner un jeune sot de 12 ans la coiffure grotesque arm d'une pe de mana et charg de sauver le monde. Surtout que l'on sait toujours comment tout a se droule. Jean Mich part de son patelin avec son ami d'enfance, aprs avoir t missionn par un quelconque Ancien du Villge, on fout des coups d'pe pendant 3 heures de jeu sur des chauve-souris, on sauve une grognasse qui se rvle faire de la magie blanche (encore un coup du patriarcat) et vas-y qu'un crystal t'apprend les sorts de feu, l'attaque ultime et tout le tintouin.

Dragonball Z Super Saiyan Densetsu est donc, ... Un RPG. Argh. Qui se joue avec des cartes. Double argh. Si j'tais mesquin, je dirais qu'il est au genre ce que les pisodes Butoden sont aux jeux de baston mais heureusement, l'instar de ceux-ci, le tableau n'est pas forcment tout noir.
Le jeu est sorti en 1992 et la Super Nintendo commence dj se vexer lorsqu'on la prend pour une enfant. Seulement, avec ses couleurs flashy, on pourrait presque croire un jeu NES. Hors, la NES a galement eu ses RPG Dragonball Z. Donc pas d'excuse. Les sprites sont petits, tasss, taills dans le duplo mais font oublier ces dfauts ds lors qu'ils s'animent. Car c'est bien l que le Super Saiyan Densetsu marque les esprits : la moindre action, attaque, contre-attaque, riposte ou pouvoir magique dclenche un mini-affrontement entre les deux adversaires. Le mieux, c'est que des tas de situations ont t penses pour se moquer de ces RPG o la simple animation en deux images d'une vague pe suffisait faire gazouiller les joueurs de Final Fantasy. Les combats ne se ressemblent jamais pour peu que l'on se figure ces chorgraphies mignonnettes avec le dynamisme et les bruitages du dessin-anim. Car du ct bruitages, l'essentiel des coups pourraient se rsumer ce fameux sample "de l'ing son qui mangeait un biscuit sec".

Par contre derrire, il y a les musiques, celles qui sauvent 70% le jeu du naufrage de la honte. C'est dynamique, rythm comme il faut, instrumentalis comme si on assistait au dessin anim alors qu'en terme de composition, c'est relativement basique. Mention spciale au thme des combats et celui de la plante Namek.



Ce jeu, c'est un peu cette paire de pompe 30 de sous-marque. Elle n'aidera pas serrer mais elle fera l'affaire pendant un bon trimestre. Plus simplement, c'est gentil, a fait plaisir mais a fait surtout piti.

Le gameplay est centr sur des combats qui se jouent via un systme de carte, rendu incomprhensible 60% par les caractres japonais et 20% par la traduction franaise disponible sous-traite par une classe de CE2 Crvecoeur-le-Grand. On s'en sort, on comprend vaguement qu'il y a diffrents types de cartes (celles qui garantissent une contre-attaque, celles qui dclenchent un pouvoir au choix, celles qui se content d'jecter un sabaman, etc) chacune orne de deux symboles, l'un caractrisant sa vitesse et l'autre son efficacit. En sachant que l'adversaire joue aussi des cartes, les affrontements se drouleront en fonction du rapport des bonus d'une carte sur l'autre. Hlas, passes ces constatations, on se contente de remarquer celle qui dclenche les kamhamha et on balourde les autres l'envie quand il ne reste plus que a. Compte tenu de la trs faible diversit des ennemis, on esquisse un billement (tenez, je viens juste d'en craser un en crivant cette phrase rien qu'en y pensant) avant de reprendre l'aventure.




D'ailleurs, quelle aventure ? L'histoire de Dragonball Z, il faudrait tre attard (ou tre n sous Chirac et encore) pour ne pas la connaitre. Le jeu joue tellement l dessus que finalement, il se contente de la reprendre la lettre au point de ne prsenter aucune difficult qui saura qu'on ne peut terminer le combat contre Nappa avant l'arrive de Sangoku. Dans le genre script jusqu' la moelle, le jeu se pose l et on ne r-crit pas tellement l'histoire. Si, j'ai emmen Tenshinhan et Chaozu ces deux gros rles tertiaires sur la plante Namek aprs qu'ils aient port le coup fatal Nappa. Une blague. Les combats se dclenchent selon leur chronologie dans la srie, il n'est simplement plus possible de rencontrer du grunt de base pour faire du levelling si le jeu a dcid que non, il tait temps de librer Sangohan. Pour empcher les fans de finir le jeu avec ce sourire goguenard de celui--qui-on-ne-la-fait-pas, les dveloppeurs ont dispers certaines ides stupides pour faire avancer l'histoire. Genre lors du combat contre Raditz, Sangohan est suppos dbarquer pour lui mettre un coup dans le bide permettant Goku et Piccolo de reprendre le dessus. Seulement, pour dbloquer cet vnement (sans quoi le combat est impossible remporter), il faut fouiller la map, rentrer dans une maison paume, effectuer un combat minable pour rcuprer une carte utiliser pour faire dbarquer Gohan. C'est idiot et impossible deviner cause d'une traduction la rue et d'un manque de clart vident de la part du jeu ds qu'il s'loigne des vnements cls de l'histoire.




Dragonball Z Super Saiyan Densetsu n'est pas la merde que les baroudeurs des J-RPG conspuent, mais reconnaissons qu'il fait quand mme piti. Ceci tant, ses deux ou trois qualits lui permettent de mriter qu'on y joue au moins une fois.

Au final, il s'agit plus l d'une curiosit que d'un indispensable aux ternels attards que nous sommes qui pensent avec la voix de Vgta ds qu'ils mdisent en cachette.

Le point de vue de César Ramos :
Le n'tant sorti qu'au Japon et y tant relativement commun, pas la peine de runir les 7 Dragonball pour vous le procurer.