Recommand par Kim Jong-il.
A320
Loriciels - 1988
Maman jai encore pris lavion par EcstazY

Extras : Musique - Manuel TXT - Manuel PDF
A une époque où lA380 navait pas encore fait hurler les personnes âgées qui avait perdu 15% de leur retraite dans un retard de programme, lA320 était le maître des cieux. Et quand bien même cette réalité peut-être un peu arrangée vous dérange, je men contrefiche jécris ce que je veux. Alors quand à 7 ans comme moi, fan daviation, on tombe sur un jeu qui a le nom de son avion fétiche, on fonce sur son Amstrad, et on lui fait bouffer la disquette.




Quelques « drive A read fail » plus tard, le jeu se lance. Paf, pas décran titre, directement dans laction, comme un bon James Bond. On voit tout de suite le principe de la première partie du jeu : une image fixe, des zones daction avec un petit curseur que lon bouge, et un bouton daction. Classique, même à 7 ans jai trouvé quil fallait aller chercher la clé dans ma poche pour ensuite cliquer sur la serrure. Je sais, cest très impressionnant.




Après on enchaîne une série dénigmes. Alors rassurez-vous, une fois de plus à 7 ans jy arrivais, il ny a donc pas de raison de craindre le vilain blocage du mal. On doit en fait enchaîner une suite de visite, de blabla avec les 3 personnes qui trainent dans laéroport, avant que vous ne preniez votre avion. Ah, jai peut-être oublié de vous dire, vous êtes pilote. Cest-à-dire lhomme en uniforme classe, qui se balade dans les couloirs de laéroport avec quelques hôtesses absolument hallucinantes, et se tape en plus le luxe de passer les portiques métalliques presque comme ça, là où le péquin doit sortir jusquà sa balle de coke analement cachée pour la poser dans un truc en plastique. Et bien aujourdhui, cet homme très chanceux, cest vous.




Vous allez donc devoir préparer votre vol, à savoir aller vérifier la météo, prendre les canaux de communication de la radio, tomber « comme par hasard » sur des indices louches (alors que bon, vous préparez juste un vol comme tous les jours) et au final prendre lenvol.




Lidée est sympathique, les énigmes simplistes à souhait, et on évolue avec une facilité déconcertante dans laéroport. Les graphismes en mode 0 sont franchement très fins pour lépoque, la digitalisation des images est sans faille, mais il subsiste une impression de vide total. Le hall de laéroport est désert. Les passagers lont déserté, pareil pour les salles dattente. Cest le détail qui à chaque fois marrache un sourire. Et puis, si tout va bien, si vous avez le cerveau au minimum dun enfant de 7 ans, on passe à une deuxième partie du jeu : la simulation de vol. « Retournez votre disquette face 2 »




Le jeu dispose donc dun mode simulation. Alors là jen vois qui rigolent comme des gros niais. Je sais, lidée même dune simulation sur Amstrad est abstraite, alors sil sagit en plus dune simulation de vol, on peut techniquement frôler la tachycardie. Mais nous ne nous arrêterons pas à ce genre de détails, pop pop pop. On se retrouve alors dans une partie de pure action. On oublie le curseur en forme de pattes, et on passe en mode violet et vert très laid, mais en temps réel.




Il va donc falloir décoller. Accélérer progressivement, trouver la bonne assiette de décollage, rentrer les trains, garder un cap correct, le maintenir, se poser à plat dès que la radio sonne, trouver les bonnes fréquences, puis arriver à suivre le cap demandé à la radio avant de sécraser comme une merde, etc




Et bien là, ça na lair de rien. Mais cest une galère innommable. Autant vous mettre à laise, à 7 ans mon maigre cerveau ne passait pas cette épreuve. Je navais pas compris que dun coup le jeu se jouait au clavier Ahem. Cest donc relativement tendu. Surtout quen cas derreurs (et elles seront nombreuses, croyez-moi) lAmstrad vous reset gentiment à la tronche, sans aucune forme de procès. Et ça ce nest pas sport. Une machine ne reset pas gratuitement dans les mains dun mec trop classe avec des Rayban®. Non.



On va donc en baver. Avant le drame (je ne révèlerais pas la trame scénaristique assez fraiche de ce jeu, trame qui à chaque fois a la bonté de marracher un sourire tellement le concept est abstrait, mais passons), il va falloir prendre 3 caps. Et cest très complexe, car lavion est difficile à manier, bouge lentement, et le créneau laissé par la machine pour dire que « cest bon on peut passer au cap daprès » est infime. Il faut donc être hyper précis avec un A320. Comme découper du beurre avec une pelleteuse.




Mais la pression est très intéressante. Jai rarement été à fond sur Amstrad. On samuse, fort heureusement, on trip on séclate on donne tout. Mais de la pression réelle, jamais. Là, manier mon jumbo jet avec ses défauts, les vilaines contraintes techniques de lAmstrad, le clavier qui bip quand on appuie sur trop de touches et tout, cest top. On est A FOND dedans.




Puis le drame. Alors je ne vous en dirai pas plus, mais on termine le jeu par une partie dexploration, à la manière de votre séjour dans laéroport mort. Et paf, de manière identique, si vous avez un cerveau, vous vous en sortez.




Au final on passera une petite heure sur ce jeu avant de le terminer. Lalternance aventure / simulation / aventure est la bienvenue et fait que lon ne voit vraiment pas le temps passer. On sera étonné des graphismes pour la machine, et de la qualité de la simulation, avec sa philosophie « sévère mais juste » de bon aloi. Et on y reviendra, une fois tous les 6 ans, pour samuser un brin sur sa machine au crocodile.




Une bonne grosse surprise que ce titre. Durée de vie à la cool, principe chouette, excellentes idées sans trop de fantaisies réelles. On sy prend à fond et en ressortons heureux, et fier du travail accompli. Chaussez donc vos lunettes de soleil 80s, et allez donc vous amuser avec votre manche à balais, il en vaut le coup.
Le point de vue de César Ramos :
Relativement rare neuf, mais en copie un grand classique...