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L'E4 2k10 - La maturité

Bonus pute et tireuse en folie par Hebus San



Déjà 5 années que l’E4 a lieu. 5 années de débauche, 5 années d’éthylisme de compétition, 5 années de concours ludiques de plus ou moins haute volée, bref 5 années qui ont bâti la légende.




Pour ceux qui débarquent en ces lieux, laissez moi faire une rapide présentation de ce qu’est l’E4.
Habile jeu de mot juif basé à la fois sur l’événement vidéoludique planétaire qu’est l’E3 et sur le nom du village audois qui supporte notre présence chaque année, à savoir Leucate, l’E4 est une réunion de divers membres du présent site 4 à 7 jours durant une fois par an avec comme thème principal, et assumé, « retrogaming et alcool ».




L’E4 2k10 en terme de chiffres c’est un peu plus de 550 mails (recomptés hier soir, ma vie suinte la défaite), 90 litres de bière, 50 fricadelles, 10 litres de rose, 3 blessés légers et 1 favori ayant raté inexplicablement la victoire qui lui était pourtant promise. Le tout sans oublier les centaines de kilos de cartons bourrés ras la gueule de jeux, écrans, accessoires et goodies, mais également de la bouffe de qualité comme s’il en pleuvait, nue sur les galets, et une bonne dizaine de kilomètres de câbles plus ou moins gainés (un jour on réussira à foutre le feu à cette pauvre baraque, c’est obligé).








L’E4 2k10 c’est avant toute chose 16 participants chauffés à blanc par une pression savamment entretenue pendant plus de 6 mois et tendus vers un même objectif : remporter le prestigieux concours organisé à chaque édition.




Et pour changer un peu du sempiternel format « un jour–un paragraphe », honteusement plagié par l’émission « un jour-un livre », je relaterai les évènements ayant eu lieu du 22 au 26 septembre 2010 en les regroupant par thèmes.

Les arrivées successives.

Comme à chaque fois, les différents protagonistes sont arrivés par vague successives sur la falaise de Leucate.
Nouveauté 2010, les rhones-alpins avaient décidé de faire le trajet la veille au soir pour gagner un peu de temps sur la totalité du séjour. Bien leur en a pris puisque du coup ils furent de corvée d’installation mais également de course le mercredi matin à mes côtés.
Leur présence aux premières loges lors du traditionnel déchargement des bagnoles fut également fort apprécié. Radical et Tam furent donc les premier à ouvrir le bal, suivi de près par Scalp, Dams et Gabber ayant été obligé de s’arrêter en chemin et de sortir de l’autoroute pour acheter de l’alcool à consommer le premier soir, tant il était insupportable comme idée de passer une soirée de l’E4 avec de l’eau pour seul moyen d’hydratation. Pika devait compléter cette équipe avec son traditionnel déménagement ludique pour le bien de la communauté.




Aujourd’hui encore je ne m’explique pas ce phénomène étrange, à mi chemin entre la transhumance et l’instinct bestial, qui pousse mon compatriote provençal à trimballer avec lui l’intégralité absolue de sa collection personnelle chaque fois qu’il vient mettre un arpion au bord de la mer. En regardant les photos qui égayeront ma prose gardez bien à l’esprit que plus de 80% de ce que vous y verrez est la propriété de Pika. Ca force le respect. Mais ça inquiète un peu tout de même. Cela dit son immense contribution annuelle à notre convention n’est probablement pas étrangère à cette petite étincelle de folie si particulière à l’E4. Comme le disait Radical, Pika permet à beaucoup d’entre nous de réaliser de vieux rêves de gosses puisqu’à chaque « je jouerais bien à [insérez le nom du jeu de votre choix], moi », Pika répond inlassablement « ah ben je l’ai apporté, attends, je te le trouve », même s’il n’écoutait pas la conversation.







Le jour J était donc arrivé, et avec lui Mayo, Bodom, Nashou et Averell ainsi que mon humble personne.
Radical et Dams pour m’aider aux courses, Scalp et Tam en Espagne pour [s]aller aux putes[/s] faire le ravitaillement en alcool, Pika à la navette SNCF, tout était parfaitement huilé. Nous nous installons pour un repas bien mérité sur les coups de 13h30 avec en point d’orgue de la matinée la mise en route d’une merveilleuse tireuse à bière professionnelle louée pour l’occasion et accompagnée de 90 litres de breuvage divin en fûts, le tout installé sur la terrasse, face à la mer, loin des galères. Dire que la première gorgée de bière fraîche fut un petit moment d’éternité serait presque minimiser le sentiment qui m’a habité lors de cet éphémère instant de plénitude.







En fin de soirée nous avons accueilli Nola, visiblement ému par sa première participation à l’événement. Enfin je crois bien qu’il pleurait. Ou alors je confonds avec samedi soir. Quoi qu’il en soit nous étions enfin au complet pour lancer le concours tant attendu par Tam, bien décidé à faire enfin parler la poudre, lui le Poulidor de l’E4, tant de fois favori et pourtant jamais sacré en terre Languedocienne. Nous y reviendrons plus tard.




Greg nous a rejoint le jeudi midi, puis ce fut au tour des Mejanes Bros et de Bast de se joindre au troupeau le vendredi soir à l’aube d’un week-end radieux tant par sa météo que par son ambiance.

Le groupe était au complet. Nous étions beaux et immortels. Et un peu éméchés, aussi.







Une équipe, un mug, un t-shirt.

Point de l’E4 sans goodies. Hormis le 2009, il est vrai, mais c’était simplement pour avoir une exception, vu qu’il n’est pas de règle sans ça. Oui, c’était fait exprès. Je suis machiavélique.
Dire que j’ai stressé quant à la réalisation des t-shirts de cette année est un doux euphémisme. Si je dois décéder d’un cancer précoce avant l’âge de 50 ans, c’est à Tam et à sa gestion toute personnelle, toute ardéchoise devrais-je dire, de leur confection.
Auteur génial d’un logo fou ayant été largement plébiscité au cours des mois précédant l’E4, c’est tout naturellement que je confiais à Tam et au pote de Scalp la réalisation des tees vu l’implication professionnelle de ce dernier dans ce milieu.
Tout allait pour le mieux, les tees vierges étaient déjà commandés à la mi-juin, il ne pouvait rien se passer de fâcheux.
Sauf que le 15 septembre rien n’était encore fait. Et Tam de me rassurer « non mais c’est un artiste, il faut pas le brusquer, sinon il fera rien du tout ». Ah ah. Ahem.
Au final c’est Tam et Scalp qui ont eu raison : les tee-shirts sont les plus beaux jamais réalisés pour l’occasion, et les moins cher aussi. Pardon d’avoir douté.




Dans le même temps le logo malheureux d’Averell écarté au profit de celui de Tam avait droit à une deuxième chance en étant apposé sur de jolis mugs aux couleurs de Pacman, le logo « E4 2010 » y étant présent avec une rare élégance. Alors non, les nôtres ne changent pas à la chaleur du liquide, mais putain quelle classe pour prendre le café au boulot désormais !




Une équipe soudée par l’amour du Mayo.

Dans tous les E4 passés il est difficile de retrouver plus acharné dans les diverses taches ménagères que le Mayo version 2010. J’ai beau chercher, je ne vois personne capable de lui tenir la dragée haute. Même pas Peach, c’est dire. Parfait de bout en bout, premier à mettre la table, premier à débarasser, sur le podium à chaque épreuve de rangement de vaisselle propre et faisant preuve d’un immense intérêt pour la cuisine occidentale bien qu’il reste largement perfectible sur la pratique en elle même (putain Mayo, je ne pensais pas que quelqu’un ignore comment faire des haricots vert en boite…), Mayo réalise là un sans faute qui risque d’établir une marque difficile à effacer.
Digne dans les brimades quotidiennes telles que « Mayo, tu prends le pion jaune », « Mayo t’as qu’à préparer le riz, tu sais faire » ou encore « Tu m’étonnes qu’il joue bien à la balle au prisonnier, en Chine quand ils perdent ils vont vraiment en prison ! », mais également élégant dans le versus fighting ou humble dans la victoire, il n’aura finalement failli qu’à deux reprises au cours d’un repas lorsqu’il a mentionné Nadine Morano alors que nous parlions de l’ASSE (ou pas, mais d’un truc aussi éloigné de Nadine Morano que peut l’être l’ASSE) puis une vague histoire de mâchoire que personne ne lui demandera d’expliquer après le « non mais laisse le, il est tout seul dans son monde le petit Mayo » particulièrement assassin (mais tellement drôle) de Tam.




Scalp et Mac Gyver sont sous la douche.

Et ce n’est pas Scalp qui ramasse le savon, je vous prie de me croire. Qu’il s’occupe tout seul de mettre en route la tireuse à bière, vu que ce n’était pas bien sorcier, pas de souci. Qu’il la nettoie et la purge également tout seul à la fin du séjour pourquoi pas, c’est même logique après tout. Qu’il répare pour la deuxième année consécutive le lave vaisselle décidément en grande difficulté quand il s’agit de nettoyer les restes de 16 barbares affamés, c’est déjà pas banal. Surtout en y passant 1h30 avec pour seul outil du fil à coudre, ainsi qu’une haine farouche contre Nash, responsable de l’arrachage de la poignée de la porte, acte peu vraisemblable quand on connaît son petit corps malingre, mais que voulez-vous l’E4 forge des légendes, c’est comme ça.
Mais qu’il répare le lit pété sans que personne ne lui demande rien, juste comme ça, pour le fun, c’est à la limite de l’humainement crédible. Je vous retranscris l’info telle qu’elle m’a été donnée :
-Ah au fait, j’ai réparé le lit.
-Le lit ? Quoi le lit ?
-Ben y’avait un mot « Ne pas utiliser, lit cassé ». Alors comme je fais des travaux chez moi en ce moment et que j’avais quelque vis sur moi, je l’ai réparé. C’était rien du tout en fait.
-…

Cet homme est fou. Voire dangereux. Et ce n’est pas Dams qui me contredira…




A trop boire on court pas longtemps. Et pas bien vite. (S. Barrier)

L’E4 est également l’occasion de s’affronter sportivement entre camarades, un peu comme dans les camps des jeunesses hitlériennes, sauf que nous on joue avec les juifs. Enfin un seul ce qui est déjà bien. Mais bon là il avait un mot de son employeur américain lui interdisant de venir jouer avec nous, alors on a fait sans.

Une fois encore ce sont le football et le volley qui furent à l’honneur pour savoir si l’un d’entre nous avait des chances d’aller un jour à la finale de monsieur univers. Je vous rassure tout de suite, la réponse est non, sauf peut être Mayo mais uniquement parce qu’il aime les hommes huilés et qu’il aura acheté une place en tribune présidentielle.




Concernant le foot, c’est effarant à quel point les souvenirs peuvent nous leurrer. Avant la semaine dernière, j’étais persuadé que Greg savait jouer au foot. En fait non, il sait pas. Il est même plutôt mauvais. Les seuls à savoir vraiment taquiner le cuir sont Gabber et Nola. Dams, Scalp, Mayo et Raclette font illusion grâce à leur physique, mais c’est à peu près tout, soit pas grand chose au final. Je passe sur l’inutilité quasi artistique de Tam et Bodom pour en venir au cas d’Averell.
Sous un aspect débonnaire au possible se cache en réalité un sadique violent n’attendant qu’une occasion de déverser son trop plein de violence contenue sur le premier venu. Inutile de préciser que le foot est un prétexte rêvé pour s’en donner à cœur joie. Certains me reprocheront d’avoir allumé la première mèche vexé que j’étais de m’être fait passer en revue par Nola un peu comme Messi passerait William Prunier, mais bon, il m’avait énervé alors voilà hein, bien fait pour sa gueule. D’autres esprits chafouins prétendraient également que l’attentat scandaleux de Gabber sur le même Nola, dans le plus pur style Cantonesque, n’a pas contribué à calmer l'ambiance électrique, mais faut quand même pas oublier le passif plutôt chargé entre lyonnais et stéphanois, alors voilà aussi.
Mais le tacle qu’Averell a infligé à Nola ce samedi après midi là restera gravé dans ma mémoire. Un modèle de brutalité sobre. Pur, violent, bestial, sans une once de méchanceté, avec cet amour que peut avoir un chirurgien orthopédiste dans le regard quand il réduit un tibia fracassé, c’est un peu tout cela à la fois. Jambe droite en semelle résolument en avant sur le malheureux tibia d’un Nola tellement étonné qu’un tel geste puisse encore subsister dans le football entre amis qu’il en a oublié d’esquiver.
Blagounette à part j’ai vraiment cru que cette fois c’était la bonne, que j’allais devoir me pointer à l’hosto, où tout le monde me connaît, pour vaguement bredouiller des explications à l’urgentiste de garde me demandant comment un mec en maillot et passablement éméché s’était pété le tibia à 19h00 passées…
Et puis non. Après 10 bonnes minutes de roulage en tout genre dans la plus pure tradition Juninhesque, Nola s’est relevé avec un petit rictus douloureux expliquant que bof, si on arrêtait là les gars, il se fait tard. Ce que nous fîmes.




Notons tout de même que votre serviteur n’a eu besoin de personne pour se blesser comme la grosse tanche qu’il est. Une frappe à côté du ballon, mais bien ajustée sur la bosse de sable toute proche, et un retourné pathétique et raté car effectué uniquement avec le gros orteil m’ont valu 15 jours d’arrêt de sport pour entorse. J’ai évidemment expliqué à mon entourage proche que je m’étais blessé en portant secours à un alpiniste en détresse sur la falaise de leucate. Personne ne m’a cru.

Faut dire que voir Scalp avec un pantacourt déchiré sur une seule jambe de l’entrecouille jusqu’à la cheville et laissant apparaître une cuisse rosâtre et offert comme celle d’une pute bon marché un soir de déprime jamais assumé, ça aide pas à viser correctement le ballon.

Et puis l’honneur est sauf, même Dams a dû abandonner sur déchirure.

Vous savez quoi les mecs ? On vieillit. C’est moche, mais indubitablement on vieillit.




Les parties de volley furent également full of epic win, comme disent les geeks. Lequel de Pika, Tam ou Bodom fut le plus mauvais, c’est dure à dire. En revanche, c’est avec surprise que nous avons constaté que Mayo avait encore progressé. Cet homme a de l’avenir dans le sport, c’est certain.
Citons en vrac :
-La capacité de Pika de couler un set entier à lui tout seul
-La technique fulguro-poings de Bodom
-Le flot ininterrompu des insupportables vannes de Tam
-Le contre humiliant de Nola sur ma personne alors que j’avais tout lâché
-Le retourné acrobatique de Gabber digne des frères Derrick sur une balle à plus de 10 mètres de notre terrain qui finit miraculeusement dans le camp adverse trop occupé à se frotter les yeux de stupeur pour penser à jouer le ballon
-Le sable calibre 60 qui comme le papier de verre de même catégorie est un abrasif capable d’entamer la peau d’un talon humain jusqu’à l’os
-Le soutien indéfectible, mais à distance, de Nash qui nous aura accompagné lors de chaque sortie pour aller prendre le soleil à 50 mètres de nous




Bonus pute.

L’origine du bonus pute apparu récemment sur le forum se trouve dans un délire passablement alcoolisé entre Dams, Pika et les frères Méjanes. Ayant décidé que 03h00 c’était décidément trop tôt pour aller se coucher et compte tenu du fait que la megadrive était encore branchée au vidéo projecteur, une petite partie de micro machines fut lancée, à la fraîche. Au propre comme au figuré d’ailleurs, la température extérieure flirtant avec les 10°C en ce milieu de nuit automnale.
Et là, animé par une force bien connue des gens de bonne compagnie, à savoir la déconne, Pika décidait de nommer son personnage « Pute » pour être raccord avec le scandaleux visuel à nichons proposé par le vulgaire graphiste du jeu.




Petit aparté, puisqu’on cause nichons, je vous recommande vivement d’entreprendre une conversation avec Tam pour savoir ce qu’il pense de l’école espagnole sur CPC. La réponse le plongera dans une transe épileptique et libidineuse à base de « LA !! UN NICHON !! NICHOOOOON !! » totalement surréaliste et, de fait, hilarante.




Je ne sais pas si vous connaissez micro machines sur megadrive, mais à chaque victoire d’un petit bolide, celui-ci se met à gigoter tel un danseur de la saint guy avec un merveilleux « Bonus /pseudo/ ! » affiché juste en dessous. Et donc évidemment « Bonus Pute ! » dans le cas de Pika. Avec 3 nuits de sommeil de moins de 05h00 pour la plupart d’entre nous et une alcoolémie largement au delà du seuil réglementaire polonais, inutile de préciser que ce slogan mit moins d’une minute à entrer au panthéon des gimmicks ridicules de l’E4. aux côté des « C’est ta mère qui », « Yalardime » et autres « Argent !! ».

Entendre Raclette hurler « Bonus puuuute ! » toutes les 20 secondes c’est du bonheur par paquets de 12.




Fricadelle au beurre et patates en croûte de sel de guérande.

L’E4 c’est un peu comme le vin, ça gagne à vieillir. Il est donc tout naturel de constater que la qualité de l’alimentation du séjour s’éloigne progressivement du pleinement fonctionnel, aka bouffe pour geek peu regardant, pour s’approcher doucement mais sûrement d’un équilibre goût/capacité à éponger l’alcool tout à fait satisfaisant.

Hormis les errements de Mayo quant à la préparation des haricots verts en boite (je les mets dans l’eau bouillante ? ), chacun s’est parfaitement intégré dans la petite cuisine du chef Hebus qui du coup a gratifié une fois encore l’assemblée de son fameux filet mignon sauce moutarde, celui là même qui fait voler les petites culottes des ex porn stars trentenaires chaque année au meeting Marc Dorcel Production.

Néanmoins il me faut conter une péripétie peu banale. Miracle du vieillissement, de la double paternité, ou simplement de la bière à haute dose, Tam me proposa spontanément de l’aide pour préparer les patates au four, aliment de base essentiel de la nourriture de tout gamer qui se respecte. Mais comme on est à l’E4 et que ça me plait de faire mon malin, j’avais décidé d’agrémenter les tubercules sus nommés avec des herbes de Provence, du sel de Guérande et un filet d’huile d’olive. Enfin j’en chargeais Tam, convaincu que tout malhabile qu’il était, il ne trouverait pas là matière à faire une connerie.
Erreur.
Pour répondre à son regard interrogateur alors que j’examinais sa première réalisation, je suggérais simplement « c’est pas mal, mais faut mettre un peu plus de sel ».
Pourquoi a-t-il entendu « ok mec, tu sales ces saloperies jusqu’à en avoir les doigts gercés, t’entends !? Tout le sel qu’il restera dans le paquet à la fin de la recette je te le fourre dans le cul avec ton stick arcade, c’est clair !? », Dieu seul le sait.

Miracle de la patate, le résultat final était tout de même mangeable. Mais il y a fort à parier que nous avons tous gagné à vie un à deux points sur notre tension artérielle ce soir là. Sacré Tam.




Soulignons également la contribution de Bodom qui avait apporté deux beaux paquets de fricadelles (ou fricandelle puisqu’il y a a priori débat dans le chnord, où visiblement ils n’ont rien d’autre à foutre, comme il nous l’a expliqué dans un long monologue qui n’intéressait que lui) que nous avons dégusté en deux sessions, la première au beurre puisque j’avais oublié l’huile, la deuxième avec la bonne huile apportée par Bast puisque Nola avait cru bon apporter de l’huile d’olive, ce qui manqua tuer Bodom d’un arrêt cardiaque de peu.
Et ben vous savez quoi ? C’est foutrement gras. Et bon aussi, mais ça va souvent ensemble. En tout cas on aura enfin goûté à la légende.

Egalement à l’honneur Emeline, madame Radical, qui comme l’année passée nous a régalé en préparant assez de tartiflette pour nourrir la population monégasque pendant une semaine. Une tuerie, sentiment visiblement partagé par Mayo qui s’en remettait une petite assiette pour le petit déj du jeudi matin.
Et comme la tartiflette seule ç’aurait été trop léger, du coup elle nous a rajouté deux plaques de brownie maison d’une truculence rare. En toute sincérité, j’ai rarement bouffé un truc aussi bon. Et aussi riche.
Quand on lui a demandé combien de beurre il y avait dedans, Radical a pudiquement baissé les yeux en avouant qu’il avait vaguement regardé la réalisation une fois mais qu’il avait craqué à mi-parcours en préférant ne pas savoir… Du coup on a préféré pas savoir nous aussi. Mais il y a fort à parier que ce truc peut constituer la pierre angulaire du remède contre la faim dans le monde en sa qualité d’aliment le plus dense en calories au gramme de matière. Oubliez même les pâtisseries nord-africaines pourtant particulièrement riches, ce truc là les enterre vivantes.

D’ailleurs je vous laisse, je dois aller faire une prise de sang pour équilibrer mon diabète naissant.




It’s a kind of Magic.

Tam avait insisté avant le séjour, il voulait absolument drafter une fois encore à l’E4. Du coup on a fait ça à l’arrache, dans la cuisine, tout en préparant la bouffe de l’autre main. Un peu comme avec la mère à Nashou.
Scalp, Taz et moi contre Tam, Bast et Pika.




On s’est fait plier la rondelle. En pas qu’en deux. Non, un pliage de rondelle façon origami raffiné, tout en arabesques et circonvolutions. Un vrai boulot d’orfèvre. Je crois que je suis vacciné à vie du draft.

Après c’est sûr qu’avoir Ecstazy dans son équipe alors qu’il a un deck composé à 45% de lands, ça aide pas franchement…




Il ne peut en rester qu’un.

Quoi qu’on puisse dire, quoi que je puisse écrire, un bon E4 dépend avant tout de la qualité de son concours. A ce titre, aucun n’avait pu encore détrôner la première édition dans mon cœur. Jusqu’à cette année. Tam et moi en avions longuement parlé, et il nous semblait évident de devoir remettre au goût du jour le légendaire concours constitué de petits jeux de merde, un par participant, tant la mauvaise foi et l’habileté du joueur nous apparaissaient comme être les deux qualités privilégiées pour y participer.

Autant pour la mauvaise foi la règle fut confirmée, autant pour l’habileté j’en suis un peu moins convaincu désormais.






Reste que dans cette compétition tous les regards étaient braqués sur Tam. Grandissime favori d’un sacre lui étant promis depuis le commencement de l’E4, il ne put jamais confirmer ce statut. Battu par Nashou et son départ calamiteux dans F1 race en 2005 (également connu comme le syndrome du « j’ai freiné »), battu par l’incroyable et incompréhensible choix de Mario Party Gamecube pour organiser le concours en 2006, battu par lui même et sa défection honteuse en 2007, battu par une grossesse et l’absence d’E4 en 2008, et enfin battu par un Bast totalement irrésistible en 2009, c’était dur à encaisser, même pour un combattant de sa trempe. Il fallait que la série noire cesse, et cette mouture 2010 semblait être l’occasion tant attendue de faire enfin bouffer ses pompes à ceux qui oseraient lui disputer sa coupe, son bébé.
Mais à belle occasion énorme pression, comme le disait justement Gabber à ma mère l’autre soir. Enorme effectivement, peut être trop qui sait... Sans plus attendre, voici les épreuves auxquelles nous nous sommes soumis de bonne grâce ainsi que leurs déroulements et le classement en temps réel tel que nous l’avons vécu de l’intérieur.




Dance Dance Revolution (Gameboy)

Non, ce n’est pas une faute de frappe. Oui, il existe bien un DDR sur GB. Moi aussi ça m’a fait lever les yeux au ciel, mais bon venant de Mayo il fallait s’attendre à tout, même à cette situation hautement improbable.
Quoi qu’il en soit j’accueille la nouvelle avec sérénité, rompu que je suis aux rythm games qui se jouent assis. Je guette Tam du coin de l’œil sachant que lui aussi goûte particulièrement ce genre. Il est sans surprise détendu et prêt à prendre le mayo jaune (lulz) dès la première épreuve.




Dire qu’il n’a pas été sport serait justice. Cette petite salope a passé l’intégralité de mon run (score cumulé sur 3 morceaux choisis par Mayo) à me tourner autour, me prodiguant d’inutiles conseils suffisamment fort pour couvrir la musique faiblarde grésillant mollement hors de la GBA délavée que je tenais entre les mains. Résultat, je chie dans la colle et me ramasse minablement avec une 6eme place indigne de mon sens du rythme jalousé par tous les chanteurs de gospel à l’ouest de l’Hudson…
Evidemment je suis moins ridicule qu’Averell qui sera parvenu à réaliser le prodigieux exploit du FAIL sur deux morceaux, immense prouesse quand on connaît la permissivité large comme le cul d’une conquête malheureuse un soir de beuverie regrettée, mais tout de même, j’ai un goût amer dans la bouche.




La victoire tend donc les bras à Tam, à tel point que nous passons à table alors que le dernier candidat ne s’est pas encore élancé… Pika s’assied donc devant son assiette et commence son affaire sous l’œil impartial de Mayo.

Quelques minutes plus tard, une voix me hèle : « hé, hebus ! Deux millions ! ». Moi qui suis péniblement arrivé au million sur le total alors que Tam dépasse lui aussi les deux millions, je prends cette remarque comme une pique personnelle.
« Ouais ben je t’emmerde hein, si Tam n’avait pas passé son temps à me faire… »
« Non, deux millions sur le premier morceau seulement !! »
Le petit bruit qui suivi fut celui de la déglutition à l’arrache et malaisée de Tam, interloqué mais pas encore énervé.
« Ouais, ben il s’est gourré, il a rajouté un 0 ce con, y’a qu’à vérifier »
« Non, non c’est bien ça, j’ai vérifié » fit la voix de Mayo. L’arbitre avait parlé. Cet empaffé, que j’aimais de tout mon cœur à l’instant présent puisqu’il m’avait offert un Tam crispé comme une femme enceinte avant la péridurale, venait pratiquement de prendre la première place du concours en un seul morceaux. Et il lui en restait deux autres.

Tam a bien dû croire au coup de bol incroyable, mais seulement le temps du second morceau, plus facile que le premier. 3 millions et des patates. La messe était dite pour Tam.




Et pour avoir assisté au dernier morceau en direct (3 millions et demi de plus), parce qu’il fallait que je vois ce miracle de mes yeux, je dois avouer que je ne comprends toujours pas comment nous avons pu faire si peu, tant le jeu paraissait simple entre les mains de Pika.

Toujours est-il que la victoire venait de fuir Tam pour la première fois du séjour.

A noter également le beau podium de Scalp.

Podium :
-Pika
-Tam
-Scalp

Bonnet d’âne : Averell




Excite Stage ’94 (SFC)

C’est avec gourmandise que Gabber nous annonça son choix pour le concours 2010 : une compète de penaltys sur SFC !
Sans plus nous attarder sur les gémissements de Tam et l’impartialité très discutable de ce choix connaissant son aversion pour les jeux de sport en général et ceux de foot en particulier, les face à face furent tirés au sort et les affrontements commencèrent rapidement.




Le premier d’entre eux fut d’ailleurs un avant goût du derby Stéphano-lyonnais devant se jouer le surlendemain puisqu’il opposa Nola à Greg, ce dernier participant finalement au concours en « candidat libre ». Magnifique victoire de Greg au bout du suspense puisqu’il fallut attendre le 5ème pénalty de la mort subite pour le voir enfin prendre l’avantage 8 à 7.
En ce qui me concerne Radical se chargea de m’humilier bien proprement 3-1 sans que je parvienne à comprendre comment il faisait pour savoir avant moi où j’allais frapper…
Même punition pour un Tam peu inspiré et sorti dès le premier tour dans l’indifférence générale.

Podium :
-Radical
-Scalp
-Pika/Bodom/Dams (oui, le classement est un concept que notre bon Gabber n’a pas encore tout à fait assimilé)

C’est donc contre toute attente que le trio Pika/Radical/Scalp se détachait en tête à la faveur de cette seconde épreuve.

Blades of steel (NES)

Nouvel affrontement sportif en 1 contre 1 proposé par Dams et nouveaux grommellements de Tam à propos de l’acharnement unanime dont il est persuadé être la victime.
Radical réalise là encore un parcours brillant jusqu’en finale où il rencontre un Averell tout étonné d’être arrivé aussi loin. Etonné et même désolé ajouterai-je, puisqu’il me bat 3-2 en demi-finale suite à deux buts contre mon camp alors que je faisais une passe à mes avants, dans l’autre sens donc, petite bévue de programmation sans doute, élément de gameplay confirmé par Gabber à demi-mot pour ne pas que Dams entende vu qu’il partage sa chambre, et qui, sur le coup, méritait selon moi le couloir de la mort pour l’insignifiant employé en portant la responsabilité. Son immense sportivité couplée à mon irritation démonstrative le pousse même à me proposer de refaire le match, ce que j’aurais volontiers accepté sans l’irruption inopinée et fort démonstrative elle aussi de Tam hurlant à qui voulait bien l’entendre, soit tous les participants et peut être même les voisins, que non mais oh faut pas pousser non plus, c’est n’importe quoi si on va part là, et déjà que c’est un jeu de sport j’ai qu’à refaire mon match moi aussi, et si ça continue je vais me jeter de la falaise et vous serez bien embêtés !



Compte tenu de l’incident diplomatique naissant, de la branlée prise par Tam au premier tour, de l’esprit irréprochable d’Averell et de son classement abyssal (respectivement 0 et 1 point lors des deux premières épreuves), je décide de ne pas donner suite.

Le bel esprit donnera d’ailleurs raison à Averell qui s’impose en final face à un Radical qui touche encore le tiercé.

Podium :
-Averell
-Radical
-Gabber

Grosse montée en puissance de Radical qui relègue alors son premier poursuivant (Scalp) à 10 points.




Blind test by Bodom

Je dois vous avouer une chose. Lorsque Bodom nous a soumis l’idée d’un blind test concocté par ses soins en guise de jeu pour le concours, j’ai frémi. De son côté Tam a hurlé que non-mais-c’est-pas-possible-va-y-avoir-que-du-RPG-jap-de-merde-à-base-d’émo-Chopin-et-rien-de-son-époque-à-lui-mais-c’est-normal-puisque-personne-ne-l’aime.
Une fois Tam rassuré (à moitié) par Bodom sur le style général du contenu du test, il ne restait finalement que moi et mes angoisses de voir une épreuve fantastique sur le fond se transformer sur la forme en gigantesque foire d’empoigne à base de 12 geeks imbibés criant tous en même temps leur envie de donner la bonne réponse, la bonne réponse elle même, et leur amour pour la sodomie mal lavée.

« T’inquiète, j’ai tout prévu, ce sera parfait » m’a dit Bodom.



Et il avait raison, tout fut parfait.

Mais avant cela il faut tout de même raconter le joli coup de pute que nous avons amoureusement préparé pour Tam.
Une fois que Bodom lui eut assuré que le blind test serait bien évidemment gavé de chiptunes, retrogaming oblige, Tam de tout méfiant et râleur qu’il était se mua, comme à son habitude, en être suffisant avec de gros morceaux de « de toute façon s’il y a du chiptunes, c’est même pas la peine de faire le jeu les gars, je vais vous écarteler, bien propre ».
Hasard fascinant, ou pas, j’étais en train de rédiger un mail à Bodom quand il m’a envoyé ceci : Et si on faisait un mini faux blind test pour enculer Tam ? Le mail que je rédigeais à ce moment là contenait exactement la même proposition…

Après quelques semaines de réflexion je proposais une quinzaine de noms de jeux à Bodom. Tout l’art du faux blind test consiste à trouver des noms de jeux ultra connus mais dont vous savez pertinemment que votre victime sera incapable de les identifier sur leur seul OST. Il suffit ensuite de donner cette liste à x participants, en l’occurrence Dams, Gabber, Nashou, Radical, Mayo et moi même, avec l’ordre dans lequel chacun des participants doit répondre.



Evidemment compte tenu de l’éloignement qui nous sépare nous n’avons pas eu le loisir de répéter notre stratagème. Mais malgré cela, la réussite fut totale. Que soient donc remerciés ici tous ceux qui ont joué le jeu jusqu’au bout, gardant un calme et un sérieux olympiens, poussant même le vice jusqu’à proposer de fausses réponses pour parfaire l’illusion, pestant quand ils ne trouvaient pas. Le tout saupoudré de quelques « Putain Tam, mais tu bouffes ? Ben alors, qu’est ce qui t’arrive ?! » habilement distillés par un Bodom aux anges.
Toutefois il convient de signaler que si Dams n’avait pas eu la présence d’esprit de répondre extrêmement vite Sunset Riders, Tam nous aurait probablement niqué à notre propre jeu puisqu’il avait lui aussi la réponse.

Notre seul regret finalement c’est que Tam n’était pas tout à fait Tam ce soir là. Visiblement très affecté par le coup de poignard de Pika à DDR et par l’enchaînement de ses contre-performances aux affrontements sportifs, je pense qu’il avait déjà un peu abandonné l’idée de victoire au général ce qui le rendit moins vindicatif qu’à l’accoutumée. J’espère quoi qu’il en soit qu’il a apprécié la surprise, marque de notre respect pour le joueur et de notre amitié pour l’homme avant tout.




Il était de toute façon écrit que Tam rentrerait dans la légende de l’E4 ce soir là. Sauf que personne ne pensait que ça se ferait sur la plus humiliante coquille imaginable… (si ça c’est pas un teaser de fou).




Une fois notre farce d’écolier réalisée, le tant attendu blind test pouvait enfin commencer. Vous le décrire dans son exhaustivité prendrait à peu près six mois, donc je me contenterai de vous livrer les moments forts de cette soirée riche en rebondissements :
-un blind test marathon, puisqu’il nous aura fallu un peu plus de 2h30 pour l’achever.
-mais un blind test de qualité et suffisamment varié pour que chacun y trouve son compte. Un vrai tour de force de la part de Bodom (et plus de 3 mois de boulot).
-une trentaine de seconde avec 12 mecs à l’air très con avant que l’un d’entre eux ne comprenne qu’il n’y avait pas que des musiques de jeu vidéo et que c’était l’intro des Lacs du Connemara de Sardou (tandis que les autres cherchaient désespérément quel putain de jeu avait bien pu oser emprunter la musique de Sardou…).
-un système de tournante particulièrement tortueux, Bodom souhaitant une équité parfaite, chaque joueur devait jouer 4 manches avec dans son équipe 2 des mecs n’ayant pas de buzzer tirés au sort.
-le tout agrémenté d’un système de comptage des points totalement incompréhensible, voire absurde, puisqu’il propulsa Scalp en 6ème position alors que ce dernier ne donna qu’une seule réponse sur les 250 possibles (Unreal Tournament, pour mémoire).
-un buzzer au bout de ses limites mécaniques, bousculé, frappé, matraqué et malmené par 4 poings haute fréquence s’acharnant pour avoir la main et pouvoir hurler « Alex Kidd !! ».
-Pika et Gabber qui survolent littéralement l’épreuve et forcent le respect de l’intégralité des joueurs ; le premier était intouchable sur les génériques de séries télé et de dessins animés, le second sur le jeu vidéo en général et mickey (bam bam) en particulier ; chapeau bas les artistes.
-Hebus qui sort un Alone in the Dark venu du diable vauvert dans un silence de mort, aucun des 11 autres joueurs n’ayant la réponse. Exploit réédité avec la BO de Darkstone quelques instants plus tard.
-Hebus et Tam, alors dans la même équipe, INCAPABLES de trouver la musique de Xenon 2 sur Amiga devant un Bodom consterné par notre silence ponctué de « rha putain ! PUTAIN !! », les yeux crispés.
-Radical qui beugle Mariokart sur la BO de Mario Galaxy.
-la côte des équipiers établies en moins de 3 rounds. Pika et Gabber sont appelés par les souhaits de tous les compétiteurs, alors que à Nola et Greg sont bizarrement moins recherchés, plus occupés qu’ils sont à boire de la bière plutôt qu’à répondre des choses de toute façon fausses.
-Hebus qui répond Super Mario 64 sur la BO de Super Mario Galaxy.
-Tam, équipier d’Hebus, qui lui souffle « bah tente l’arme fatale » après que Bodom eut donné l’indice « c’est tiré d’un film à succès des années 80 ». Hebus qui envoie gentiment chier Tam, « meuh non, c’est n’importe quoi », sans donner sa réponse.
-Gabber qui empoche le point avec « L’arme fatale ? ».
-Pika capable d’identifier Hawai Police d’Etat rien qu’avec 3 secondes de batterie…
-Gabber capable d’identifier Lotus 2 sur Amiga avec 1.5 seconde de batterie, record de Pika battu.
-La frustration ultime de Tam quand Hebus lui vole Shadow of the Beast sur une simple question de rapidité au buzzer… insupportable, surtout compte tenu du fait que c’est Tam qui a filé la version réorchestrée de cette magnifique BO à Hebus voilà quelques années.
-La détresse d’Hebus devant son incapacité à sortir Miami Vice alors qu’il avait réussi à prendre la main à Pika. 5 secondes d’intense cauchemar où je revois parfaitement le générique, les nichons de la blonde et le soleil de la floride, mais pas le nom de la série…
-Tam qui, à son corps défendant et à la surprise générale, trouve des RPG jap comme FFT ou Grandia. Si ça se trouve, il aurait fini premier avec un fullset RPG, qui sait…
-Le classement final, immense moment de WTF quand on connaît la connaissance des gens sur le sujet et leur position à la fin de l’épreuve, après le lissage chti magique





Classement intégral, parce que vous le valez bien :
-Gabber (mérité)
-Pika (pareil)
-Nola (wait… wat ?)
-Mayo (mouif, pourquoi pas)
-Hebus (logique)
-Scalp (srsly, dude…)
-Averell (logique)
-Nashou (lulz)
-Radical (tant mieux)
-Tam (orly ?)
-Dams (souviens toi de speedball 2, petite salope)

Mais tout ceci n’est finalement rien en comparaison du plus beau moment du séjour. Un instant de loose si pur, si abyssal, tellement unique…
La pression est à son comble. Tout le monde a désormais assimilé que ce que nous cherchons peut être un jeu vidéo, un générique ou un tube des années 80. Tam a l’un des buzzers entre les mains, moi aussi. Je ne sais plus qui a les deux autres. Et puis c’est le silence, secondes graciles s’étirant à l’infini dans l’attente de la première note électronique comme le sprinter attend le coup de feu salvateur qui va le libérer des starting-blocks.
Une note, puis deux. C’est un jeu vidéo, c’est certain. Troisième note. C’est désormais sûr : tout le monde autour de cette table le connaît. Quatrième note : tout le monde y a joué, tout le monde connaît le capitaine Fox Mc Cloud et ses merveilleux acolytes Slippy Toad, Peppi Hare et Falco Lombardi ! Quelque part entre la quatrième et la cinquième note se situe l’impulsion électrique des motoneurones vers les muscles du bras et de la main… vite, il faut frapper vite, le plus vite possible, plus vite encore, tu connais ce jeu, tu ne connais que lui, appuie sur A bordel, appuie, mais appuie !!!
Tout le monde appuie. Tout le monde explose le buzzer, rouge de l’effort consenti pour gagner le droit à la réponse. C’est une cacophonie de bruit de plastique martelé. La petite lumière rouge tourne, tourne, tourne… pour finalement s’arrêter devant le visage transi de jubilation de Tam, un peu étonné d’avoir remporté l’épreuve de rapidité pour une fois.
C’est immédiatement une pluie de grognements de déception qui s’abat tout autour de la table, le tout accompagné de moult mouvements inutiles des mains et de regards tournés vers le ciel. Evidemment nous ne prêtons que peu d’attention, pour ainsi dire aucune, à la réponse qui franchit les lèvres de Tam.


« Axelay !! »

..xelay

…elay

…lay

Ô Seigneur tout puissant, reçoit ici notre éternelle gratitude pour nous offrir ces instants d’extase infinie dont la fugacité n’a d’égal que l’intensité du flot d’émotions diverses qu’ils engendrent tel la stupeur, l’hilarité, le mal aux côtes, les yeux embués de larmes de bonheur, le souffle coupé. Merci de nous donner là une preuve de ton existence ainsi que la motivation nécessaire pour continuer à vivre dans l’espoir fou de rencontrer à nouveau un moment pareil.




Bodom a dû se pincer une bonne trentaine de fois tellement il était sûr d’avoir mal compris. J’ai failli avoir une attaque cardiaque à force de me marrer comme un perdu. Seul Pika a gardé la présence d’esprit de repartir à l’assaut du buzzer pour enfin donner la bonne réponse entrecoupée de sanglots de rire.
Axelay à la place de Starfox. Comme quoi, parfois, la connerie est plus utile à l’humanité qu’une chose intelligente. Et ce ne sont pas les 12 personnes autour de la table et au bord de l’étouffement qui me contrediront. Ami Tam, tu nous as fait du bien à l’âme. Pour longtemps d’ailleurs, tu imagines bien que personne n’ayant oublié mon 208-12 il n’est pas d’avantage question qu’Axelay se perde dans les méandres de la mémoire collective leucatoise.

Rien ne pourrait être plus beau au cours de ce séjour, nous le savions à la seconde même suivant cette réponse. Mais nous n’imaginions pas à cet instant que le lendemain viendrait sceller à jamais le mythe grâce à un concours de circonstance simplement hallucinant. Et qui prouve franchement que Dieu existe. Deux preuves en deux jours… bordel je vais organiser des trains pour que les fidèles viennent marcher pieds nus dans les cactus devant la villa !




Time’s up – Leucate Edition (Tam)

Déjà bien allumés par le blind test de Bodom, la Bavaria® de la tireuse et la fatigue légitime après une journée bien remplie, nous avons pourtant dû rester debout pour nous soumettre au jeu amoureusement préparé par Tam pendant de longues semaines, à savoir un Time’s up spécialement customisé pour l’E4.



Pour l’occase, Tam avait mis les petits plats dans les grands : 175 cartes créées ex nihilo, imprimées recto-verso sur du joli bristol et découpées amoureusement à la main, le tout grâce au matériel de l’éducation nationale (qui n’aura jamais été aussi bien mis à contribution, reconnaissez-le).
Pour ceux qui ne connaissent pas Time’s up, l’un des party games les plus en vogue de ces dernières années, à juste titre d’ailleurs, le principe est très simple. Sur chaque carte est imprimé le nom d’un personnage connu, réel ou fictif, et ce dans des domaines très variés (acteurs, politiques, scientifiques, artistes, héros de BD/DA, etc…). On prend 40 cartes du tas, on les repartit le plus équitablement possible entre chaque joueur, et chacun en vire une ou deux, celles qu’il juge le plus compliquées à faire deviner. Toutes les cartes sont ensuite remises en commun, on fait deux équipes, et c’est parti pour trois manches. Au cours de la première on est libre de raconter ou faire n’importe quoi pour faire deviner, pendant la seconde on a droit à un seul mot, et lors de la troisième on a juste le droit de mimer.

Tam a simplement remplacé les noms usuels par des héros de jeux vidéos. Résultat : 2 heures de fous rires incontrôlables malgré la fatigue et le froid. Voir Nashou mimer Sonic ou Radical faire de même pour Spyro le dragon, c’est juste ultime.



Le principe de classement était simple : les trois premiers au général étaient séparés et chacun choisissait un membre pour son équipe à tour de rôle. Pika choisit Dams, Nashou et moi, Radical prit Nola, Mayo et Gabber, tandis que Scalp sélectionna Bodom, Averell et Greg.

Nous avoir pété les culs de eux. Mais alors bien.
Et je ne parlerai pas des infâmes stratégies dont la bassesse souillera à jamais l’honneur de ceux les ayant imaginées pour les manches 2 et 3. C’était petit, et ça ne vous a pas conduit à la victoire, cuistres.



Je ne me rappelle pas de tous les personnages tirés au sort, mais il y avait un Space invader, un Lemming, Bowser, Princess peach, Guybrush Threepwood, Spyro, Sonic, Pit, Bub et Bob, Travis Touchdown, et probablement beaucoup d’autres très rigolos mais qui m’échappent désormais. Y’avait peut être Emmanuelle aussi, vu que je me souviens avoir vaguement mimé une masturbation féminine vers 01h30 du mat…

En tout cas le prix de la masturbation cérébrale subtile, et donc inutile à cette heure avancée de la nuit, reviendra sans contestation possible à Mayo qui au cours de la deuxième manche gratifia son équipe d’un exceptionnel « mule » après 20 bonnes secondes de grattage de menton.

« Mule » pour faire deviner « Pit » évidemment, rapport à Petemul, ‘cule un mouton, toussa…
Sauf que sur le coup personne n’a percuté, ni dans son équipe ni ailleurs. Epic fail.
Ah mon Mayo, tu nous as vendu du rêve sur ce coup là.



Pas que sur ce coup là d’ailleurs, en y repensant. Figurez-vous que parmi les persos à faire deviner se trouvait Iori Yagami. Et qu’au cours du mime, la carte a terminé sa course dans les mains de Mayo.
Que s’est-il passé à ce moment là dans la tête de notre bel asiatique, nous ne le saurons (de Mordor) sans doute jamais. Toujours est-il que sous le regard médusé de ses partenaires, mais également de ses adversaires hébétés, il s’accroupit légèrement en repliant le poing et se détendit subitement en tendant le bras tout en effectuant une somptueuse vrille d’au moins 2/5ème de tour à la hauteur vertigineuse de 25 bons centimètres du sol. Et en beuglant SOOOO RYUUU KEEEEN !!
Mayo venait tout simplement de nous livrer son interprétation personnelle du dragon punch des familles. Sauf qu’il avait oublié qu’il se trouvait pile poil sous la gouttière à ce moment là…
Je ne sais pas s’il n’a pas vraiment eu mal où bien si, comme l’enfant qui vient de se bouffer 20 centimètres de trottoir après avoir voulu faire le beau en cabrant son vélo, son orgueil blessé le poussa à ne même pas grimacer, mais il poursuivit ses mimes sans même prêter une once d’attention aux rires mouillés de pleurs de la tablée, ses partenaires compris.
Ah mon Mayo, si je n’étais pas hétérosexuel…



Donc l’équipe de Pika finit première (dans vos cul les bouseux), celle de Scalp seconde, et celle de Rad ramasse les miettes et le pauvre point de consolation attribué à chaque membre de l’équipe finissant dernière.

A la fin de la première journée du concours, le classement est donc le suivant :
-Pika (63)
-Scalp (49)
-Radical (48)
-Hebus (43)
-Gabber (35)
-Averell (33)
-Dams (31)
-Bodom (30)
-Nashou (28)
-Tam (24)
-Mayo (19)
-Nola (18)

Pika se détache nettement tandis que Tam digère visiblement mal le retournement de situation du DDR sur Gameboy.

Ghosts ‘n goblins (Arcade)

Après une bien grasse matinée et un combo petit déj – déjeuner enchaînés en moins de deux heures nous étions fin prêts pour reprendre les hostilités.
Afin d’en terminer plus rapidement la décision de lancer 3 jeux simultanément était adoptée à l’unanimité.



Le premier atelier, celui de Scalp, se déroulait sur la NES PC de Tam qui faisait tourner Ghosts ‘n Goblins sur MAME pour l’occasion.
Je passerais rapidement sur l’esprit du concours, à savoir un petit jeu pourri et/ou inconnu de tous, totalement bafoué par schtroumpf bricoleur sur ce coup là pour entrer directement dans le vif du sujet.

Si vous avez déjà joué à cette saleté, vous savez la douleur que fut la notre à l’annonce du titre. L’objectif était simple : claquer le plus gros score en 1 seul crédit, soit 3 misérables vies, sur l’un des jeux les plus durs de tous les temps (le second jeu le plus dur au monde si l’on en croit gametrailers.com d’ailleurs, juste derrière Battletoads sur NES, excusez du peu).
Pas de tirage au sort pour l’ordre de passage, chacun étant libre de se présenter quand il se sentait les couilles bien en place pour attaquer. Autant dire personne de normalement constitué. Du coup, n’ayant plus grand chose à perdre, c’est Mayo qui a commencé. Une grosse minute trente plus tard il filait la manette à Nash.

L’avantage c’est qu’on était sûrs de pas se prendre le chou pendant des heures sur cette épreuve là.



Tous les scores tournaient aux alentours des 5000 points, et puis Radical a pris la manette.
Deuxième bonus, un petit buste doré. Et bim, un petit +10.000 qui s’affiche.
Stupeur dans l’assemblée (ceux non occupés sur les deux autres jeux) et hurlement à la mort de Tam accompagné d’un filet de bave et d’une rafale de jérémiades du style « ah ben on a qu’à refaire un Mario Party à ce compte là ! Ou alors on jette un dé, ça ira plus vite ! Non mais sérieux, le bonus de la moule, le truc qui loote à moins de 1% quoi, non mais sérieux quoi ! Pfffff !! ».

J’avoue que sur le coup j’étais pas loin de penser la même chose. Sur un jeu de ce calibre là, un bonus qui fait deux fois le total du plus haut score en cours donne un avantage totalement déséquilibré.

Sauf que j’ai eu le même pendant ma partie. Du coup que voulez-vous, j’ai expliqué à Tam que, bah, pas d’bol, c’est l’jeu ma pauv’ lucette. Tu feras mieux sur le jeu de Pika va. Comment ? C’est un jeu de sport ? Ah, bon ben sur le jeu de Nash alors. C’est un jeu de sport aussi ? Ah. Il reste de la bière ?

A tout seigneur tout honneur, il convient de préciser que bonus ou pas, Radical est tout de même celui qui est allé le plus loin dans le jeu, sans l’ombre d’une contestation possible puisqu’il est le seul à avoir atteint le niveau 2. Alors que moi j’ai miraculeusement profité d’un scandaleux bug de collision qui m’a permis de marcher sur l’eau au milieu du niveau 1, ayant minablement raté la plate-forme mobile. Oui, en plus du bonus. A la suite de quoi je décidais tout de même de pratiquer un test ADN pour savoir si mes enfants étaient bien de moi, sait-on jamais…



Nashou bénéficiera du même cadeau que nous, et c’est tout naturellement que nous monterons sur les 3 marches de ce podium :
-Radical
-Nash
-Hebus

Bonnet d’âne : Gabber



Bill Laimbeer's combat basketball (SNES)

Encore du sport en un contre un. Encore un début d’ulcération anale pour Tam.



Et quel jeu de sport mes amis ! Vous ne le connaissez pas ? C’est normal, c’est une bouse. Un jeu de basket futuriste où on se colle des pains dans la gueule, c’est déjà conceptuel, mais si je précise que toutes les actions se jouent avec un seul et unique bouton je pense que vous saisirez le cocasse du gameplay. Immonde. Mais bon c’est le choix de Pika, et comme cet enculé est un ami nous le respectons. En avant pour les confrontations directes.

Qui dit confrontation dit tirage au sort. Et devinez sur qui tombe Tam ?

Tam et Dams sont dans un bateau. Enfin sur un terrain de basket. Au premier tour. Je vous laisse imaginer le score. Ou plutôt la boucherie. Enfin l’abattoir. Et surtout la tête de Tam quand Dams a avoué qu’il connaissait ce jeu, qui est une merde peu commune soit dit au passage, et qu’il l’avait déjà terminé par le passé.



Pour ma part je sors un Mayo peu combatif assez facilement, et c’est avec une grande satisfaction que je vois Radical se faire péter la rondelle au premier tour, ce qui est toujours bon à prendre au général.

Pour finir Dams me sortira en demi-finale après une première mi-temps catastrophique de ma part, mais l’enjeu couplé à l’aura de Dams auront eu raison de mes nerfs, surtout que ce jeu a quand même un méchant lien de parenté visuelle avec un certain speedball 2… Il est certaines blessures qui ne guérissent jamais tout à fait.

Gabber dispose de Nola dans l’autre demi, et c’est très logiquement que Dams s’impose en finale malgré les encouragements d’une horde de supporters déchaînés en faveur du stéphanois.

Tout de même, quel jeu de merde.

Podium :
-Dams
-Gabber
-Nola/Hebus

Slalom (NES)

Ce qui est bien à l’E4, c’est qu’on peut toujours compter sur Nashou pour découvrir d’improbables jeux NES que personne ne connaît sauf lui, en bon intégriste qu’il est.



Issu de la grande époque des titres minimalistes, Slalom est donc un jeu de ski. Dans lequel on slalome. Eh oui, c’est fou.

Et c’est surtout encore un jeu de sport, ce qui enfonce définitivement le pauvre Tam parti pleurer en cachette dans les cactus, un grand verre de bière à la main.

Alors évidemment c’est assez mauvais et particulièrement vilain, qu’on soit retrogamer ou pas, mais objectivement la maniabilité est plutôt bonne pour un titre de cet âge. Ce qui ne m’a pas empêché de finir avant-dernier notez bien, mais j’ai l’honnêteté de reconnaître que le jeu n’y est pas pour grand chose.

Chaque course doit être finie dans le temps imparti, et on additionne le temps restant sur le chrono à la fin des 3 premières courses pour chaque participant. Celui qui a le plus de temps cumulé au final l’emporte.

Signe qu’il s’agit quand même un peu d’un jeu de merde, les premières places seront trustées par les outsiders, appellation politiquement correcte des concurrents jugés inoffensifs pour le classement final.

D’ailleurs, longtemps Bodom crut tenir sa première victoire avant que Nola, Pika et surtout Averell viennent lui expliquer que non, ça ne serait pas pour cette fois.


Ah ben zut alors...

Podium :
-Averell
-Nola
-Pika

Bonnet d’âne : Mayo

Cela dit, les outsiders ne faisaient plus rire grand monde à ce moment là. Tam évidemment ne se moquait plus de personne, trop occupé qu’il était à refaire les calculs de points, persuadé que sa 10eme place (sur 12) était une erreur.

Je conservais péniblement ma 4eme place, tandis que Nash pointait en 7eme position. Ah ils étaient beaux à voir les glorieux anciens du podium 2005…

Pika caracolait toujours en tête (78), même si son avance sur Radical avait bien fondu (74). Averell constituait la surprise de ce classement intermédiaire (69) grâce à sa superbe victoire au slalom, sa deuxième du tournoi après le hockey, démontrant au passage que vivre à Nancy ça aide pour les sports « froids ».

Il ne restait plus que 4 épreuves pour inverser la tendance, et tout le monde pouvait encore prétendre à la victoire finale.




Chucky Egg (CPC)

Radical nous fit le plaisir de choisir un jeu CPC afin que le micro légendaire soit dignement représenté lors de cette édition.

Jeu de tableaux dans la grande tradition du CPC, Chucky Egg vous place dans la peau d’un chasseur d’œufs devant éviter les autruches patrouillant dans un niveau tout en ramassant l’intégralité des œufs pour passer au tableau suivant.

Maniabilité au clavier exemplaire, une fois qu’on a compris que la chute verticale est mortelle quelle que soit sa hauteur, petite blagounette qui coûtera une vie à l’ensemble des compétiteurs au tableau n°3.



Un crédit par personne, le plus gros score gagne.

Aurais-je gagné si Radical n’avait pas lâché un « on peut sauter des échelles Hebus » ? Tam jurera ses grands Dieux que non, Dams également.
Pour ma part je préfère voir là une preuve éclatante de ma parfaite maîtrise de la machine au crocodile, premier terrain d’entraînement de mes compétences vidéo ludiques.

Quoi qu’il en soit j’empochais enfin ma première victoire du concours (hors jeux par équipes) et récupérais par la même occasion la tête au général, talonné par Pika et Averell.

A noter l’argent de Tam qui signait là son meilleur résultat au concours 2010. Un page se tourne, assurément.

Podium :
-Hebus
-Tam
-Scalp

Bonnet d’âne : Nola

Windjammers (NeoGeo)

Nola est un homme de goût, la preuve puisqu’il nous sort un des meilleurs jeux de la NeoGeo en la personne de Windjammers, exquis jeu dérivé du frisbee qui se joue en un contre un.

Tam ne protesta même pas, se contentant de spasmes épisodiques, le regard flou et perdu vers l’horizon.

4 poules de 3 joueurs. Les premiers font des demis finales entre eux, les seconds également, mais pas les troisièmes. D’une part parce qu’on avait pas vraiment envie de se retaper des matches de loosers chiant comme la mort, et d’autre part parce que comme ça tout le monde repart avec au moins un point, ce qui permet à Mayo de ne pas repartir brocouille, lui qui aura été l’autre grand spécialiste du jeu de sport du séjour…

Dams survole l’épreuve en grand spécialiste du un contre un qu’il est, et s’impose devant un Scalp qui du coup retrouve sa deuxième place au général. Dans la petite finale c’est Bodom qui s’impose face à Tam en signant au passage sa meilleure perf du concours.

Podium :
-Dams
-Scalp
-Bodom



A deux épreuves de la ligne d’arrivée, je conserve toujours la tête (95), mais je sens le souffle chaud de Scalp sur ma nuque (92), qui lui même doit sentir la bosse dans le pantalon de Dams (91).
Mais je ne me berce pas d’illusion. Leurs épreuves sont passées, pas la mienne qui arrive. Ils vont donc avoir le champ libre pour marquer un maximum de points alors que je resterai à 95.

L’un d’eux va casser la baraque, l’autre se rétamer comme une vieille merde. Et bien malin qui aurait pu prédire que Dams craquerait à ce point…


Pitch Car

Un jeu de société. Apparenté à du sport. Et choisi au dernier moment pour rajouter une bonne couche de fun à un concours qui n’en manquait pourtant pas.
J’écartais au dernier moment mon premier choix, à savoir Rush rush rally racing sur Dreamcast, un homebrew commercial de très bonne facture, en raison de son désastreux écran splitté verticalement en 4 lors des affrontements en multi.

De toute façon à ce moment là Tam était définitivement hors concours pour la victoire finale. C’est donc de bonne grâce qu’il se prêta au jeu.



Pitch car est le jeu du circuit de billes de vos vacances d’enfance sur la plage. Des morceaux de bois pouvant être assemblés jusqu’à former une boucle, des glissières de sécurité pour éviter des sorties de pistes répétitives, jusqu’à 8 joueurs en piste simultanément, et donc jusqu’à 8 palets de bois symbolisant autant de F1 prêtes à dévorer l’asphalte sous l’impulsion des pichenettes de leurs propriétaires.

Les modalités de l’épreuve : deux courses de 6 participants, les 3 premiers se qualifient pour la grande finale, les 3 derniers se retrouvent dans une consolante, comme ça tout le monde est classé.

Le tirage au sort fut d’ailleurs un modèle du genre : tous les cadors au général d’un côté, toutes les tafioles de l’autre. La première course de qualif’ s’annoncait donc saignante.

Qualif’ 1 : Radical, Mayo, Dams, Tam, Scalp, et Averell.

Je vois déjà dans les yeux du pauvre Averell comme une lueur d’angoisse, de panique presque. Mais de panique résignée, ce qui est toujours préférable avant une branlée publique. Lors des essais, c’est Mayo qui surclasse tout le monde en bouclant un tour complet en 6 coups à peine, un véritable tour de force. Radical semble également très à l’aise avec une pichenette du pouce redoutablement efficace. Derrière on retrouve Dams, Tam et Scalp qui devront lutter pour la dernière place qualificative puis, comme prévu, Averell qui ferme la marche et devra batailler ferme pour ne pas prendre plus d’un tour dans la vue sur les 5 que compte la course.

La course en elle même est un cavalier seul de Mayo sur sa jolie voiture jaune (évidemment) suivi à quelques encablures par Radical relativement serein lui aussi.
Par contre la bataille fait rage pour la troisième place entre Scalp, Tam et Dams. Chacun des opposants occupera cette place durant la course, mais après une sortie de piste malheureuse de Tam, c’est finalement Scalp qui aura les nerfs les plus solides pour aller chercher son billet pour la finale au nez et à la barbe d’un Dams très abattu, sachant que désormais la première place au général serait quasiment inaccessible. Averell finit avec un gros tour trois-quart de retard, et le large sourire des loosers annoncés qui ont tout de même bien pété les couilles des leaders en bouchonnant au milieu de la piste et en restant collé à l’aspi une fois dépassés.



Qualif’ 2 : Pika, Greg, Nola, Nash, Bodom, Gabber

Comme Mayo dans la première course, c’est Nola qui imposa sa suprématie sans partage sur la seconde manche de qualification. Gabber le suivait sans trop de pression derrière lui, reproduisant ainsi avec un mimétisme confondant la course de Radical face à Mayo.

Et derrière toujours la même grosse bagarre pour la troisième marche du podium entre Greg, Pika et Bodom, bien que ce dernier doive plus sa place à sa moule incroyable qu’à son talent. Un point de règle particulier de Pitch Car stipule en effet qu’une voiture qui sort de la piste revient à son point d’impact initial et que son joueur passe alors son tour, SAUF si au terme de la sortie la voiture termine miraculeusement sa cabriole sur la piste auquel cas le coup est validé.

Bodom a fait un demi tour de piste en un seul coup que d’aucun aurait considéré comme loupé, mais que lui a juste estimé être, je cite, brillant.

Loin derrière et plus occupé à bouffer des cacahuètes qu’à faire avancer son pion, nous retrouvons le beau Nashou qui finira bon dernier à plus d’un tour du vainqueur.

La dernière ligne droite pour l’attribution de la troisième place donna lieu à un affrontement d’une rare intensité, Greg ayant fait la course en troisième position quasiment de bout en bout mais se retrouvant inexplicablement empêtré dans le dernier virage. Sous les hurlements du public c’est un Pika déchaîné qui le doublait mais défaillait lui aussi sur un dernier coup trop mou le faisant échouer à un demi millimètre de la ligne. Greg était dans l’axe, il suffisait d’une bonne pichenette tout droite pour humilier Pika et lui ravir la place qui lui revenait de droit… Greg était tendu comme un anus avant lavement, inexplicable pour un supporter stéphanois élevé à la défaite depuis son plus jeune âge. Une grande inspiration plus tard, dans un silence de mort, il propulsa son avatar de bois directement… dans le cul de celui de Pika, stoppant ainsi net sa course et expédiant l’avignonnais vers la finale dans une explosion de hurlements trop longtemps contenus, vengeant ainsi au passage toutes ces années de brimades pour les pilotes de la cité des papes consécutives à la carrière peu enviable de Jean Alési.



Consolante : Dams, Greg, Averell, Bodom, Tam, Nashou.

La liste ci dessus fait office de classement final pour cette course. Dams aura peu de souci pour s’imposer face à un Greg très atteint par son aventure malheureuse lors de la course précédente.
Seul fait de course mémorable, la sortie magique de Tam lui faisant regagner la 4eme place alors qu’il était bon dernier, événement évidemment accompagné de sa retenue légendaire cette fois entièrement consacrée à Bodom : « Aaaaah ! Tu vois comme c’est désagréable ton truc de pute ? Et bim !! Bien propre ! Où qu’il est le fricadelle ? Il est dernier ! Il est à la mine ! Au fond du trou !! Et… »

Bodom venait de jouer son coup sous les invectives de Tam. Un coup particulièrement merdique qui fit décoller la voiture par dessus la rambarde, la fit tournoyer pour finalement la voir atterrir après une volte complète à moins de 10 centimètres de la ligne d’arrivée, bouclant ainsi le dernier tour de Bodom en moins de 3 coups.

On ne sut jamais ce que Tam voulait dire après le « et ».

Finale : Scalp, Radical, Nola, Gabber, Pika, Mayo.

Classement final et étonnant compte tenu de la suprématie de Mayo lors du tour d’essai (6 coups de nouveau, prouvant que la première course n’était pas un hasard) et de celle de Nola un fois en piste.




Mayo supporta visiblement très mal la pression devenue étouffante pour la finale, les rires s’étant définitivement tus pour toute la durée de la course, et Nola craqua à moins d’un demi tour de l’arrivée alors que la victoire faisait plus que lui tendre les bras, vu qu’elle jouait à mordiller son string en le regardant dans les yeux, laissant le champ libre à une remontée ahurissante de Scalp, le plus régulier en course depuis le départ, sans coup de génie mais sans aucune erreur, traînant dans son sillage un Radical survolté et motivé comme jamais pour arracher une place sur le podium final.

Scalp s’envola au classement général avec 16 points d’avance sur son premier poursuiveur. Avant la dernière épreuve seuls Dams et moi avions encore la possibilité de l’empêcher de conquérir le trône de l’E4.


Deaf test by Averell

2010 aura vraiment été l’année des épreuves customisées avec amour. Pour rester dans l’ambiance exceptionnelle de la soirée de la veille Averell nous avait concocté un somptueux deaf test, par opposition au blind test pour ceux long à la détente, enchaînement de bribes de screenshots à identifier, le tout par équipes tirées au sort.



Au départ Averell prévoyait de faire plus ou moins comme Bodom, avec des équipes tournantes pour ne léser personne. Sauf que l’immense quantité d’alcool ingérée par la plupart d’entre nous, et par Pikazekiller en particulier, rendra cette entreprise impossible. Rarement bordel fut aussi bordélique, les hurlements rivalisant de décibels pour s’octroyer le point de chaque image devant un pauvre Averell totalement dépassé par un Pika plus véhément et ivre que jamais.
Le tout sans compter sur l’essence que Gabber, Tam, Radical et moi jetions régulièrement sur le feu en beuglant « Thunderforce 4 !! » à chaque fois qu’Averell tentait de repréciser un point de règle particulier en s’appuyant sur le seul exemple qu’il avait prévu, à savoir Thunderforce 4.




Alors là vous voyez, on devine le vaisseau et…
Thunderforce 4 !
Oui voilà, donc dès que vous devinez le jeu vous appuyez et…
C’est Thunderforce 4 !!
Hé hé, donc il faut bien préciser de quel épisode il s’agit si l’image est tiré d’une série…
Le 4 ! THUNDERFORCE 4 !!!

Du coup la décision de conserver l’équipe initialement tirée au sort pour l’intégralité du jeu fut adoptée à la quasi unanimité, seul Scalp ayant une objection d’une rare élégance à formuler : compte tenu de se place au général et du fait que Dams lui avait été donné comme partenaire, ce dernier ne pouvait donc plus le rattraper pour la victoire finale. Un geste d’un bel état d’esprit et d’une grande sportivité qu’il convient de saluer.



Moi de mon côté je la ramenais moins puisque le tirage au sort m’avait filé Gabber, le saint patron du chiptune et des screenshots, ainsi que Radical ce qui me permettait à la fois de faire un gros score ET d’éviter un retour de radical me privant d’un podium potentiel.

Le souk foutu par Pika mit de toute façon tout le monde d’accord tant il paraissait illusoire de stopper le jeu au milieu pour retirer de nouvelles équipes.

Tam devait donc finir avec Nashou, comme un clin d’œil du destin réunissant les deux frères ennemis autrefois en lice pour la victoire et aujourd’hui relégués aux « places d’honneur », pour rester politiquement correct. Joli clin d’œil effectivement, mais qui n’est rien en comparaison de celui qui allait suivre.




Retrospectivement, si l’épreuve avait été individuelle, j’aurais fini bon dernier tant aucune des images proposées par Averell n’a éveillé un quelconque souvenir en moi. A l’inverse Gabber était survolté et pilonnait nos adversaires de bonnes réponses laissant parfois tout le monde sur le cul (Moonwalker bordel…). Pour vous faire une idée, quelques uns des screens du jeu figurent entre ces lignes avec leurs solutions. C’est déjà pas évident assis paresseusement devant votre écran, alors imaginez avec 15 poivrots aussi déchirés que vous à vos côtés, le stress du concours en sus… un véritable calvaire.

Bodom, Mayo et Pika finirent honorablement, tandis que Dams et Scalp, peu aidés par Nola il faut bien l’avouer, se trouèrent lamentablement pour finir bons derniers et ainsi marquer un tout petit point.



Alors quand je dis, je répète, je serine même, que Tam a complètement foiré son concours 2010, ce n’est pas exact. Dans un sens il a même atteint un objectif qu’il doit considérer comme majeur, et qu’il découvre ici comme vous, en lisant ces lignes, j’en suis certain : si je n’ai pas gagné cette année, c’est à cause de Tam.

Car non, nous n’avons pas gagné cette dernière épreuve. Nash et Tam ont tout donné, parce qu’il fallait tout donner pour concurrencer Gabber efficacement, et ont finalement remporté le deaf test d’une courte tête. Sans leur victoire, amplement méritée il est vrai, j’aurais pu finir à égalité de points avec Scalp.



Et objectivement c’eût été du vol, mais pas tellement plus que sa victoire compte tenu de la magie du classement de Bodom.

Soulignons enfin la qualité exceptionnelle du boulot fourni par Averell pour nous dégotter des images suffisamment vicieuses pour donner le piquant nécessaire à cette ultime épreuve.

Je parlais tout à l’heure de joli clin d’œil en évoquant le tirage au sort réunissant Tam et Nashou, mais que dire de la dernière image du test d’Averell ?
Un fond rouge. De la lave assurément. Personne ne bronche. Une grosse poignée de secondes passent. Et puis Tam appuie, seul. Son sourire crispé est si prononcé qu’on dirait qu’il vient de se faire égorger par un Kabyle. La lumière rouge s’arrête, il se lève les deux index tendus vers l’assemblée, le bassin en avant.

« Axelay !! PUTAIN C’EST AXELAY !! »





Classement final
-Scalp : 113 pts
-Hebus : 106 pts
-Radical : 102 pts
-Dams : 97 pts
-Pika : 96 pts
-Averell : 90 pts
-Tam : 83 pts
-Gabber : 80 pts
-Nashou : 79 pts
-Bodom : 65 pts
-Nola : 64 pts
-Mayo : 51 pts

Et un big up à Greg pour avoir complètement joué le jeu à chaque épreuve alors qu’il ne participait pas officiellement. Si ses perf avaient été comptabilisées, nul doute qu’il aurait été sur le podium à la fin, comme le fit très justement remarquer Scalp.

La remise des prix fut évidemment un grand moment de paiement de culs, de poses fières et viriles, sauf Nashou, et l’occase de voir l’embourgeoisement désormais irréversible de l’E4 puisque trônaient sous l’escalier, entre autres, une Lynx et deux Dreamcast dont l’une fournie avec quelques 80 ou 100 jeux originaux.

Merci à tous pour ce concours magique.





On est pas des mickeys !

Tradition Nespasienne oblige, pas question de passer un E4 sans finir une bonne tripotée de jeux, des plus communs au plus improbables.
L’édition 2010 n’a pas dérogé à la règle :
-Prince of Persia (Dams)
-Metal Slug (Averell et Hebus)
-Gigawing generations (Tam et Averell)
-Final Fight 2 (Tam et Raclette)
-Contra 3 (Averell et Dams) (celui là on le finit tous les ans, cherchez pas)
-Shock Troopers 2 (Bodom et Averell)
-Gunstar Heroes (Bodom et Dams)

-Night Trap (Averell et Bast) (enfin presque, ils ont eu la mauvaise fin pour 4 pauvres gus de ratés ; on fera mieux l’année prochaine !)




Les gens du nord…

…ont dans le ventre tellement d’alcool qu’ils s’écroulent comme des merdes. Ce ne sont pas les paroles exactes de la chanson, mais en tout cas c’est ce qui s’est passé pour un Bodom pété comme un serre-joint après avoir dangereusement vacillé (et failli péter deux consoles) pendant plus d’une heure.



Par contre il a été suffisamment lucide pour revenir à lui alors que je lui écrivais amoureusement « BITE » sur le bide tandis que les autres tentaient de le recouvrir de divers objets plus ou moins rigolos.


This was a triumph.

J’étais loin d’imaginer que le mec en charge de Rockband iraient jusqu’à foutre le légendaire générique final de Portal en guise de morceau jouable. Et pourtant si, ils l’ont fait.
Immense moment de bonheur partagé avec l’intégralité des participants. Quelle chanson bordel.

For the goooood of all of us…. Except the ones who are dead.


Dans son vieux pardessus râpé...

Si vous avez vu la photo du teaser de Taz sur le forum vous vous êtes sûrement demandé ce qu'une cassette de Daniel Guichard foutait sur la table.
C'est tout simple, chaque année nous demandons à un artiste de nous parrainer, et cette année c'est tombé sur Daniel Guichard, alors qu'Eminem et Lady Gaga était d'accord eux aussi.

Pourquoi Daniel Guichard? C'est une belle et courte histoire.
Durant les échanges de mails préparatoires à notre séjour nous avons parlé de qui viendrait en voiture et avec qui. Dams a alors déclaré que de son côté sa voiture était pas au mieux depuis qu'on lui avait forcé la portière.
Mince avions nous rétorqué, on t'a piqué des trucs?
Tu penses! Toute ma collec' de cassettes de Daniel Guichard.

Après nous être assuré qu'il ne déconnait pas le moins du monde (sait-on jamais, depuis le sketche d'Elie Semoun), nous nous sommes évidemment copieusement foutu de sa gueule pendant... pendant... bah en fait on continue encore aujourd'hui.

En soi un autoradio à cassettes c'est déjà beau, mais pour y écouter du Daniel Guichard à fond les ballons, ça me laisse coi.

Et qu'a fait Dams là où tellement d'autres se seraient vexés et renfrognés pour beaucoup moins que ça? Il a tout simplement apporté un somptueux original de son artiste favori (chacun son truc, moi c'est Daft Punk) et l'a offert en lot pour le concours, en grand seigneur qu'il sera toujours.

Respect mec.


Bast a un iPhone

Et il sait se servir de l’APN qui y est intégré. Rarement la paternité aura rendu un homme aussi radieux. Je crois que ses deux premières heures du séjour ont exclusivement été consacrées à faire méticuleusement le tour de tous les participants pour exhiber fièrement les clichés de son héritier.
Bast est papa, et le voir heureux à ce point est finalement le plus beau des événements de l’E4 2010.


Emmenez-moi à Geoffroy-Guichard

Comment réussir une soirée en 3 points :
-mettez des stéphanois frustrés et un lyonnais suffisant dans un lieu clos
-arrangez vous pour que le même soir se tienne le derby Lyon-Saint Etienne en ligue 1
-faites gagner Saint-Etienne. A Lyon, donc.

Décrire les sourires carnassiers de Gabber et Greg à l’issue du match est impossible. D’ailleurs comment les empêcher d’être mesquins avec Nola quand on connaît le nombre d’années de frustration emmagasinée sans aucune lueur d’espoir ?
Je peux vous assurer que la soirée fut très très TRES longue pour Nola, qui sut toutefois rester digne.




Enfin jusqu’au moment où, n’y tenant plus, il se mit à balancer la vie sexuelle de Greg en plein repas, allant de révélations fracassantes en explications embarrassantes.

Ce n’était pas très élégant. C’était même très moche en fait. Mais en tout cas on a bien rigolé.

Quel boute-en-train ce Nola.


Une prise, une tireuse, une électrocution.

Pourquoi ai-je eu l’idée de louer une tireuse pro pour cette édition, je n’en sais rien. En tout cas c’était une foutrement bonne idée, même si logistiquement parlant ce fut un enfer à gérer.




Et puis surtout ça a failli nous amener le premier mort de l’E4. Visiblement la villa n’a pas de prise de terre. Ce qui fait que quand on touche le robinet tout humide de condensation alors qu’on est pieds nus, et ben on prend une châtaigne. Et une belle.

Qu’à cela ne tienne, on va plutôt la brancher sur cette prise là, qui a l’air bien plus récente ! Cool, je viens de tester, on prend plus du tout le jus !!

Il a fallu attendre le lendemain matin pour qu’on s’aperçoive qu’en fait la prise en question n’était alimentée que si la lumière de la terrasse était allumée.

Et qu’elle n’avait pas de terre non plus. Ouille.



A noter également une petite anecdote qui aura valu pas mal de clichés à l’intéressé. Au cours du premier repas, Mayo a voulu se servir un bon demi dans un verre Mac Do Euro 2004 du meilleur goût (puisque le verre affichait fièrement un Pires au mieux de sa forme, avant le tamponnage d’Estelle Denis, donc). Sauf que le maniement d’une tireuse sans être spécialement compliqué n’est pas franchement intuitif. C’est ainsi que nous avons entendu une petite voix questionner « Euh les gars, c’est normal que ça fasse que de la mousse ? ».
Je vous laisse apprécier le résultat en image et imaginer le fou rire qui nous prit subitement au grand dam du pauvre Mayo.




LAA LALALAA LA LA LAA LAA LAAAA LA…

Vous ne reconnaissez pas l’air ? C’est dommage, il est pourtant exceptionnel.
Tiré du non moins exceptionnel Rhythm Tengoku sur GBA qu’Averell avait eu la présence d’esprit de prendre avec lui pour le faire découvrir à Nola via un GBA Player banché sur un Gamecube, il est issu du mini jeu où un petit bonhomme saute sur un fond étoilé qui s’illumine progressivement au fil d’une mélodie qui donne irrésistiblement envie de tomber dans les bras de son voisin le plus proche, même si c’est Tam.

Un refrain repris grassement et à tue-tête par l’ensemble des participants avec une délicatesse qui n’était pas sans rappeler les vestiaires du rugby club de Narbonne un soir de victoire arrosée.

Donc imaginez ça : http://www.youtube.com/watch?v=aSDhZ3-JL74&feature=player_embedded braillé par 16 alcooliques fiers de l’être, dont un montre son cul en choisissant comme lot une cassette de Daniel Guichard tout droit sortie de la collection personnelle de Dams.

Oui c’est ça l’E4. Et beaucoup d’autres choses encore.
L’E4 c’est avant tout chose ceux qui y participent avec un état d’esprit hors du commun. Ils savent tout le bien que je pense d’eux, et j’espère avoir été moi aussi à la hauteur de leurs espérances.

Cette année encore ils furent magnifiques. Vivement la prochaine session les amis.




Bonus pute final : la chanson de Tam

(A chanter sur l’air de « La tristitude » d’Oldelaf)

la tristitude
c'est quand au volley tu t'fais smasher par mayo
quand tu vois taz, le matin, en train d'boire de l'eau
quand au derby rhone alpes, t'as le mauvais maillot
et ça fait mal...


la tristitude
c'est quand greg te raconte sa vie sentimentale
quand tu fais un foot contre un chanteur de metal
quand tu prends un peu trop goût à l'absinthe locale
et ça fait mal...


la tristitude
c'est quand t'oublies ton transfo derrière la télé
quand tu dois t'allier avec nashou pour gagner
quand au blind test, stressé, tu réponds axelay
et ça fait mal...


la tristitude
c'est quand damien en short s'assied en face de toi
qu'au p'tit déj' tu remplaces le lait par la vodka
quand tu mets quarante lands dans ton deck en type 3
et ça fait mal...


la tristitude
c'est quand à la tireuse il reste que de la mousse
quand au bout de deux heures t'as d'jà des crampes aux pouces
quand le dimanche matin tu dois partir en douce...
et ça fait mal...


la tristitude
c'est quand après le grog tu rêves d'audrey clerjon
quand au time's up rad mima spyro le dragon
quand pika te demande de charger son fourgon
et ça fait mal...


la tristitude
c'est quand tu respires c'que gabb appelle sa "p'tite brise"
quand d'retour chez toi, tu dois gratter ton pare brise
quand hebus t'explique ce qu'est une hystérophyse
et ça fait mal...


la tristitude
c'est quand ton méd'cin te dis que tu bouffes trop d'sel
quand t'as pas scalp pour réparer ton lave vaisselle
quand dans ton groupe de rock, ton chanteur c'est averell
et ça fait mal...