Le colonel Moutarde, avec le chandelier, dans la bibliothèque.
L’E4 2k12 : un dernier pour la route

Last Leucate before apocalypse ! par Cosmic
Salut les pinks, c’est tonton Cosmic.
Tu t’es bien éclaté cet été ? Tu as fait le dingo ? Laisse-moi deviner… Tu as passé ta quinzaine de congés dans la Mayenne avec ta belle famille. Peut-être mieux, tu as bu des bières devant l’Euro ukraino-polonais. Peut-être pire, tu as eu sous les yeux les photos des excroissances mammaires de Kate Middleton... Je connais un bon dermato qui pourrait lui soigner ça. En tout cas, ton summer n’a pas été de tout repos. Ça tombe bien le mien non plus.

Cet été, je me suis fait dépuceler. À Leucate. Face à la mer.
Pour la première fois j’ai participé à ce fabuleux rassemblement. Pour ceux qui ne nous liraient que depuis trop peu, et pour ceux qu’Alzheimer guette, voici un petit rappel. L’E4 qu’est-ce que c’est ?
Pour faire simple, il s’agit du rassemblement annuel de notre petite communauté. Un rassemblement piloté de main de maître par le troll le plus poilu de notre forum.
Bref, l’E4 c’est l’alchimie parfaite entre une vingtaine de joyeux lurons amoureux d’une même passion : le rétrogaming.



Mais finalement, que vaut le millésime 2012 de l’E4 ? Les spécialistes sont unanimes, Leucate 2k12 a été SOLIDE et SEREIN. Deux mots qui résument à merveille ces quatre jours de folie pure, de concours épique, d’alcool et de délires en tout genres. Mais le mieux, c’est encore d’en parler. Alors vas-y mon biquet, attrape un verre propre, sers-toi un coup et viens t’asseoir au coin du feu, j’ai des tonnes de trucs à te raconter. Prépare tes zygomatiques, tu risques d’en avoir besoin.
Voici un compte-rendu au top du top, rédigez par mes soins, avec des vrais morceaux de Parking, Fungus et Kirby dedans. Un compte-rendu 100% bio.

Jeudi matin. Réveil difficile dans mon appartement lillois. Trouver le sommeil n’a pas été une mince affaire, la faute à l’idée de retrouver cette bande de joyeux drilles à l’autre bout de la France. Comme pour mieux préparer l’événement, Averell nous a envoyé de jolies cartes postales, un teaser de qualité qui vous dresse le kiki à n’en plus finir. Après un trajet tout à fait commun en partenariat avec la SNCF, j’arrive à la gare de Leucate en milieu d’après-midi. Un coup de fil, et voilà Gabber et Radical qui accourent pour me réceptionner.


4 teasers visuels de QUALITER pour un événement de QUALITER


J’embarque à bord de la Rad’mobile. Chose intéressante, il n’y a que deux places. Je me retrouve donc à l’arrière du véhicule allongé sur une couverture tel le sans-papier cherchant à rallier les frontières et ayant une totale confiance en ses passeurs. Je suis SEREIN.
Arrivé à la villa du bonheur, le ton est donné : les bières sont fraîches, les pastis bien tassés, les jeux de société sont sur la terrasse, à l’intérieur les consoles fument déjà.
Certains sont là depuis la veille au soir, notamment le gang des lyonnais, des bordelais et celui des parisiens. Averell nous rejoindra en fin de journée le jeudi. Les nantais quant à eux n’arriveront que le lendemain. Pour la première fois, l’E4 fait le plein : 20 personnes. Hebus n’en mène pas large. Lui, d’habitude si SOLIDE ne semble pas forcément très SEREIN.




Outre l’alcool qui coule à flot, une autre tradition à Leucate réside dans le fameux concours organisé à l’occasion de ce séjour. Le principe ? Chaque participant choisit un jeu, les autres concurrents s’affrontent sur celui-ci et engrangent un nombre de points selon leur classement.
Si vous nous suivez depuis quelques années déjà, vous savez que l’un des leucatiens a les dents longues. Il a tenté à plusieurs reprises de s’adjuger la victoire dans le concours, il a toujours échoué. Il revient plus affûte que jamais. Tam a faim et c’est rien de le dire.
Le concours s’est principalement déroulé sur la journée du vendredi. Les nantais (Prosnie & Petemul, oui je le précise au cas où vous seriez vraiment largués…) n’y ont pas participé puisqu’arrivés trop tard.
Allez, rien que pour toi, à brûle-pourpoint, là comme ça, voyons les jeux choisis par chacun des participants :

Hebus : Kuru Kuru Kururin (GBA)
sCALP : Pop 'n Music 10 (PS2)
Gabber : J-League Excite Stage '94 (SNES)
Cosmic : F-Zero (GBA)
Greg : F1 Race (GB)
Taz : Dotstream (GBA)
Fungus : Double Dragon (Atari 2600)
Averell : We Love Katamari (PS2)
Pika : Unirally (SNES)
Nashou : Carmaggedon (PC)
Bast : Starhawk (Vectrex)
Kirby : Super Ski (Amstrad CPC 6128)
Parkingboy : Super Bomberman 3 (SNES)
Wong : Metal Slug X (Neo Geo)
Radical : Geometry Wars Retro Evolved 2 (XBOX360)
Raclette : Space Invaders (GB)
Tam : Princess Bitch ou D4 : Deep Dark Dungeon of Doom (exclusive e4 edition) (PC)
Mayo : Balloon Kid (GB)



Visages fermés, regards concentrés, la pression commence à monter…

Je sens bien quelque chose te turlupine ami lecteur… Tu ne connais pas le jeu Princess Bitch ? Ni même son autre nom D4 : Deep Dark Dungeon of Doom ? Le exclusive E4 edition te fait froncer les sourcils ? Laisse-moi éclairer ta lanterne. Oui l’ami Tam a tout simplement développé un jeu pour l’E4. Pourquoi le jeu a-t-il obtenu le sobriquet de Princess Bitch ? Parce que c’est le personnage le plus important du jeu, il faut la protéger, même si celle-ci se déplace à la vitesse d’une septuagénaire un samedi matin de marché provençal. D’où l’énervement de certains des concurrents notamment lorsque c’est Greg qui dirige la princesse…
Pour les autres pépites choisies par les participants, je vous laisse vous renseigner sur les tests présents sur notre site, et s’ils ne sont pas là, rédigez-les bon sang !
Le concours s’annonce donc SOLIDE et SEREIN. Qu’en dire ? Citons la complexité du tournoi de Bomberman de Parkingboy (même lui n’est pas sûr d’avoir réussi à comprendre son propre classement final), le Geometry Wars de Rad où les scores ont été plus que ridicule, le Carmaggedon de Nashou qui a été - comme vous vous en doutez - un véritable défouloir (on se serait cru dans une boucherie hallal le jour de l’Aīd al-Kabīr), le très frais We Love Katamari d’Averell, le retour du petit chat de sCALP (cf. comptes rendus des précédents E4), etc.
Mais un jeu a permis de voir naître l’un des nombreux gimmick de ces quatre jours dans le Sud. Celui de Gabber. Ne sachant pas vraiment quoi choisir comme épreuve, notre ami stéphanois s’est tourné vers une de ses valeurs refuges : les jeux de football japonais. Là, tout le monde s’imagine jouer un tournoi classique (affrontement avec qualification directe pour le prochain tour, prolongations possibles, etc.), ou au moins une séance de tirs aux buts. Même pas. Gabber va plus loin encore. Il décide tout simplement de nous chronométrer sur un jeu de dribbles, oui, un parcours de plots à slalomer ! Si au départ personne ne suit véritablement cette épreuve (chacun jouant au jeu d’un autre un peu partout dans la maison), petit à petit les leucatiens s’agglutinent autour de la télévision. Quelqu’un serait-il en train de réaliser un exploit ? Absolument pas mon pauvre ami, vous n’y êtes pas du tout. C’est juste que la musique de ce stage est bandante SOLIDE au possible ! Imaginez dix-huit fous reprenant à la cantonade la musique de ce jeu tout en tapant des mains pendant qu’un participant effectue son slalom. Vous ne visualisez toujours pas ? Bon laissez-moi vous la chanter alors :
TA TA TA TATATA TA TA TA TATATA TA TA TA TATATA TA TA TA TATATA TA TA TA *air connu*
Sinon, jetez une oreille sur la compil’ de cet E4, vous comprendrez bien mieux. Et si vous ne saisissez toujours pas les tenants et aboutissants de ce gimmick, bah faites pas chier.


Un regard de gné, une légende vivante : le Gabb’ a encore repoussé toutes les limites pendant ce Leucate


Cet E4 2k12 a été le Leucate du syndrome « tour de chauffe ». De nombreux jeux se déroulaient de la façon suivante : un tour de chauffe puis le vrai tour, celui qui te fait suer, celui où la pression est à son comble, celui où tes mains sont moites, celui qui compte pour ce putain de classement final !
J’ai évoqué rapidement le score ridicule de beaucoup de participants sur Geometry Wars. Lors de ce jeu se présente un troll SEREIN. Manette bien en main, on sent qu’il va tout arracher. C’est un spécialiste, il ne se laissera pas faire. SOLIDE il claque plusieurs millions de points sur son tour de chauffe. Arrive le tour qui compte, l’angoisse… Moins de dix secondes plus tard (approximativement le temps de sa session de jeu), un ridicule 4400 points s’affiche à l’écran. Inutile de vous préciser que le flot d’insultes qui a suivi cette performance possédait un fort accent sudiste...
Même chose lors de Balloon Kid. Mayo a été plus subtil pour ses règles. Vous avez droit à cinq essais. Si après un essai vous vous sentez chaud comme une baraque à frites, vous pouvez enchaîner avec votre vrai tour. Dans tous les cas, vous devez annoncer qu’il s’agit de votre vrai tour avant de le commencer. Hebus effectue un score d’une SOLIDITE extrême lors d’un de ses tours d’échauffement. SEREIN, il décide d’enchaîner sur son vrai tour. Là, encore, quelques insultes à la sauce provençale ont volé sur la terrasse de la maison… Triste Sire…




Si vous me lisez encore, c’est que 1) vous trouvez ma prose grandiose et géniale, 2) vous voulez encore vous moquer d’Hebus, ou 3) vous attendez le résultat du concours.
Merci, je vous aime aussi. Hebus vous déteste un peu, il vous a vu rire.
Comment ça les résultats du concours ? Un peu de patience que diable. Rome n’a pas été construite en un jour que je sache. Vous venez de lire et de voir une quantité de choses en rapport avec les jeux vidéos, faisons une pause voulez-vous. Devenons des athlètes l’espace de quelques instants. Leucate c’est aussi du sport, et pas seulement à l’apéro. Direction la plage pour la suite de nos aventures.

« Face à la mer, loin des galères » chantait le barde Passi en duo avec le ménestrel Calogero. Ils n’avaient pas tort. Quatre jours au bord de l’eau, il aurait été dommage de ne pas en profiter. Mais avant la baignade, autant se défouler un peu.
Le dodgeball avait la côte en cette fin d’été sur le bord des plages de Leucate. Parfois, une foule de retraités venaient admirer nos corps huilés le temps d’une partie. Ou bien, c’était pour mater Gabber qui enlevait son slip (pour se mettre soi-disant « plus à l’aise ») avant de remettre son short, je ne sais plus trop…


Le sport, le vrai.

Le dodgeball a vu l’un des nôtres se poser comme l’homme fort de la discipline. Assurément si la balle au prisonnier était un sport olympique, il aurait été triple médaillé d’or et capitaine indéboulonnable de l’équipe tricolore. Cet homme c’est Parkingboy. Le seul, le vrai. L’homme qui sentait bon New-York, Paris et Vesoul à la fois. Le mieux c’est sûrement de lui laisser vous raconter son point de vue sur ce sport…

Chronique d’un sport ordinaire par un homme extraordinaire :

Le soleil tape sur nos épaules dénudées, vaguement protégées par la transpiration en guise de crème solaire. La bataille fait rage : cinq contre cinq, parfois plus, sur un terrain crée par une paire de talons dans le sable. Les t-shirts sont enlevés, les respirations sont bruyantes, les échanges sans merci.
Le ballon d’Hebus (probablement désigné pour le handball à l’origine) est une merveille : il reste dans les mains quand on tente le catch , il file droit sur sa cible quand on verrouille l’adversaire, il rebondit majestueusement sur les divers membres de l’ennemi quand le tir est réussi.
Sur le tir en lui-même, deux écoles se sont rapidement distinguées : celle de la frappe lourde et celle de la feinte.
La frappe lourde c’est la jouissance, le tir libérateur qui finit sur le torse de Racletteman dans un bruit net, sonore, avant de s’envoler de quelques mètres dans le ciel. C’est la résignation de la victime qui s’en va rejoindre la prison, c’est le rire goguenard d’Hebus suivi d’un « je crois qu’il est touché », c’est le mortier qui cimente un esprit d’équipe.
La feinte c’est le lol pour tout le monde : son équipe, celle d’en face, les spectateurs. La feinte c’est bloquer un tir ennemi et revenir en trombe sur Mayo qui n’a pas eu le temps de s’éloigner, c’est mimer le geste d’une frappe lourde sur son corps désemparé, c’est voir Mayo rapprocher tout son être du sable à la vitesse de la lumière, dans une posture qui n’est pas sans rappeler les pèlerins musulmans à l’appel du Muezzin. L’art de la feinte consiste alors à envoyer tout doucement la balle, pour qu’elle meure gentiment  sur le dos voire l’arrière de la tête (bonus) de sa victime. Mais attention, il faut l’envoyer à l’instant T , c’est à dire au moment où le feinté pense être tiré d’affaire et qu’il commence à se relever, avec un sentiment de fierté naissant.
La feinte c’est la plénitude des joies simples et de l’humiliation gratuite.
A ma grande surprise je m’avérais talentueux aux deux écoles. J’inspirais le respect et la crainte de l’équipe ennemie, mes partenaires m’offraient des ballons de choix, frappes lourdes, feintes, tout passait, je marchais presque sur l’eau, et puis tout bascula.
Au détour d’un tir ennemi bloqué, je fonce à mon habitude sur le camp adverse. Face à moi tout le monde opère une marche arrière précipitée, tentant de se mettre à l’abri sans quitter la balle des yeux. Tout le monde ? Non. A l’extrémité gauche du terrain, une bosse de sable un peu plus haute que les autres fit trébucher Cosmic dès son premier pas. Il est à terre, le dos dans le sable, 1m50 tout au plus nous séparent. Bien sûr j’aurai pu le fusiller au sol d’une frappe lourde, à la Serbe, seulement il ne me quitte pas des yeux. Son regard est fixe, à la fois fier et colérique, tel le guerrier viking aux genoux d’un soldat romain, il n’offrira aucune peur à son bourreau, il partira dans l’honneur des gens du Nord. Devant tant de dignité je ne peux commettre pareille faute de goût, c’est un ballon d’exécution d’une vitesse faible, élégante oserai-je dire, qui lui fut administré.
J’aurai dû l’allumer à bout portant.
Sous mon regard médusé, il prit appui sur sa hanche droite, pivota d’un demi tour et laissa la balle s’échouer sur le sable, là où une seconde avant sa poitrine m’était offerte. Le barrel roll, le vrai, réduisant la classe de mes actions précédentes aux gesticulations pathétiques d’un animateur de supermarché.

Jamais je ne réussis à retrouver mon jeu, les adversaires ne me respectaient plus, j’étais détruit de l’intérieur. Il se peut que nous ayons remporté cette manche, il se peut que non, je ne m’en souviens plus et je dirais même peu importe. Le match dans le match s’était joué, j’avais perdu par excès de confiance, il avait gagné de la plus belle des manières.



Deux crucifixions en direct, les pauvres touchés finiront la partie en prison avec les faibles… Le dodgeball, ce sport tellement impitoyable…

Hé ouais les pinks, on n’attrape pas tonton Cosmic comme on attrape la petite Marie-Odile lors du bal de promo lorsque celle-ci a un peu trop abusé du saladier de sangria. Mais je sais que Parking s’est relevé de cette défaite. Il reviendra plus fort que jamais. Et Mayo va devoir améliorer sa technique de l’autruche s’il veut survivre le plus longtemps possible.

Retour à la maison. Entre deux Picon, les parties s’enchaînent sur les différents supports disponibles. Les rencontres sont endiablées et le perdant se laisse parfois aller au jeu de l’insulte facile. Et pourtant, Leucate n’a pas été le repaire des gens dont il faut laver la bouche avec du savon. Non, cette année les insultes étaient remplacées par des « TITS », des « ASS » et autres légers troubles obsessionnels compulsifs. La faute à cette fameuse vidéo postée sur le forum, celle d’un homme atteint du syndrome de Gilles de la Tourette tentant de chanter du Glenn Medeiros. Allez hop, séance de rattrapage ici si tu n’as toujours pas vu cette merveille : http://www.youtube.com/watch?v=2WKCtm14VVs
A Leucate, il y avait donc un autre invité : le syndrome.
Une partie de NBA Jam saupoudrée de « TIIIIITS ». Un Rock Band où le Gilles de la Tourette prend le pouvoir. Beaucoup d’images se bousculent dans ma tête…


Rock Band rassemble les peuples, l’ONU devrait en prendre de la graine…

Quel plaisir de voir Bast gueuler des « FUCK OFF YOU CUNT » sur la terrasse alors que quelques passants longent le chemin en contrebas de la villa.
Aujourd’hui encore la municipalité de Leucate se demande pourquoi l’écho venant de la mer renvoie des « AAAAAAAAAASS ! ». Le prochain concert de Glenn Medeiros dans cette charmante bourgade a été reporté.


Coupable de « FUCK OFF YOU CUNT ! », cet homme est recherché par les autorités de Leucate. Si vous le repérez, n’agissez pas seul, prévenez la police


Vous en voulez encore ? Moi je veux bien tout vous donner d’un seul coup mais vous risqueriez l’indigestion… J’avais justement un bon ami à moi dont je tairai le nom qui vient me voir un jour et me dit : « mon bon Cosmic, je reprendrais bien de ton fabuleux compte-rendu, et également une part de gâteau », je lui dis « doucement Elvis, tu sais bien que l’abus des bonnes choses n’est pas bon pour ta santé ! ». Regardez comme il est devenu, à la fin il était tout bouffi…
Reprenons le cours de notre histoire. Je vois bien que vous commencez à suer à grosses gouttes, vous n’en pouvez plus d’attendre le résultat de ce foutu concours !

Alors oui, ce qui devait arriver arriva. Tam a réussi à déjouer les pièges, les insultes des autres membres du forum, l’alcool en trop grandes quantités, et bien d’autres choses qui auraient pu le déstabiliser pour finalement remporter le concours…
Sur son visage, un sourire franc. Sur le moment, il aurait pu servir à illustrer les paquets de Kinder Chocolat tellement sa bouille transpirait la SERENITE du devoir accompli.
Après tant d’années de loose, il était enfin récompensé. Justice était faite.
En grand seigneur qu’il est, il n’a pas crié sur le toit de la maison, ni arraché son tee-shirt dans une célébration pouvant rappeler celle des grandes années de Roger Milla. Non, il a juste poliment balancé un « Je vous ai bien niqué hein !!! » avec un regard frisant la démence. Mais après tout, il avait bien le droit de le faire, il nous avait vraiment bien niqué…
Preuve de sa sagesse, au moment de choisir son lot dans la fameuse « cheminées aux cadeaux », Tam n’a pas pris le Bioshock dont Bast nous avait bien fait comprendre qu’il le voulait : « Nan mais il a l’air bien le Bioshock hein, ça m’étonnerait qu’il reste encore là quand ça sera à mon tour, mais bon, enfin voilà, il a l’air vraiment cool ce lot ». OK Bast, on te le laisse !
Tam a pris ce charmant petit bonnet rose, aux couleurs et à l’image de Kirby (la boule de poil vidéoludique, pas la membre la plus sexy de notre forum). Il l’a brandi tel un trophée attendu depuis des siècles.


D’un côté le fameux bonnet remporté par Tam, de l’autre une chemise bariolée. Leucate 2k12, c’est de la couleur partout.


En tout cas, sa victoire dans le concours avait forcément déréglé quelque chose dans l’univers : Leucate s’était assombri et la pluie s’était emparée de la terrasse. L’espace-temps s’en trouvait tout modifié, j’en veux pour preuve Gabber qui se lève, qui boit un café avec un petit pain au chocolat (ou chocolatine pour les exigeants bordelais), et qui presque 20mn plus tard me dit : « Bah on va boire un coup non ? C’est l’heure de l’apéro, je me ferais bien une bière ». Avec sa dégaine nonchalante du matin, inutile de vous dire que le stéphanois en a surpris plus d’un.
La victoire de Tam dans le concours avait pris d’assaut nos cerveaux et nous avait transformés à jamais…


Gabber proche d’une bouteille de Pastis à un moment inapproprié de la journée. Cette scène a plongé ses autres camarades dans l’incompréhension la plus totale, une incompréhension que l’on peut lire sur les visages.


Leucate c’est aussi des grands moments gravés à jamais dans l’esprit de certains participants. Vu le nombre de délires créés à la seconde, certains ne suivent pas tout. Pendant que vous êtes assis sur la terrasse à écouter Parkingboy vous raconter une histoire de fesses et de caca avec un « rôse » dans votre mug Leucate 2k12, des gimmick ou des légendes de Leucate se mettent en place dans le salon, dans la cuisine, ou pire dans les WC.

Ce qui va suivre s’est déroulé principalement devant le drap blanc qui servait d’écran à notre vidéoprojecteur bien installé sur la terrasse. Un cadre de rêve pour jouer à des jeux fait du même bois. C’est Fungus qui nous raconte cet épisode…




Tant d’années après, leurs sourires restent notre nourriture…


Un Leucate sans fil rouge, c’est aussi abscons qu’un héritier du royaume de France sans maladie consanguine ou qu’un parti de centre-droit sans une envie de rigoler. Impensable de passer quatre jours sans un jeu que l’on aurait travaillé au corps, de caresse doucereuse en caresse doucereuse dans un premier temps, pour le finir à l’Opinel, dans un cri de démiurge et un flot où s’entremêlent bave, bière et hygiène corporelle minimale.
Hors de question pour votre serviteur (c’est une formule, ne vous avisez pas de me donner le moindre ordre) de se précipiter sur le premier classique venu et de gaspiller talent et énergie dans je ne sais quel RPG snesiens ou ronflant cousin de Myst. C’est d’un vulgaire et atrocement convenu.
Non, il nous fallait un jeu nécessitant à la fois audace, opiniâtreté et un taux minimum d’alcoolémie pour l’apprécier à sa juste valeur. Un jeu pour lequel l’on consacrerait une énergie que n’importe qui d’autre mettrait à profit pour ouvrir des hôpitaux au Bangladesh ou pacifier le Proche-Orient. De ceux pour lequel on affiche le sourire idiot de l’homme fier d’avoir gaspillé plusieurs heures d’une vie pourtant trop courte -surtout si on est diabétique ou bistrotier corse. Un jeu Mega CD.
Oh, je vous vois venir, avec vos sabots à semelle de plomb : «ah ben tiens , ils ont joué à Night Trap, ah ouais c’était trop nul, haha».

Je vous en prie. Ne soyez pas aussi prévisibles.

Parce que [NES Pas ?] c’est avant tout un service de salubrité publique, qui a le souci de maintenir l’espérance de vie de la population des pays de l’OCDE au-dessus du premier salarié chinois ou brésilien venu, nous avons fièrement endossé la défroque de valeureux combattants du feu, histoire de tanner notre épiderme auprès d’américains moyens aux doigts trop enflés par de la mauvaise graisse pour manipuler correctement un extincteur. Nous avons joué à Fahrenheit.


L’objet du délit



Ne partez pas.

Ce Fahrenheit est un porte étendard d’une catégorie de jeu dont la volonté et l’énergie mises en branle pour nous convaincre qu’il s’agissait d’une vision presque prophétique du jeu vidéo sont telles que cela en devient presque touchant. Si les cabotinages des désormais légendaires séquences FMV n’avait pas noyé cette génération sous un flot de ridicule. Mais soyons charitables, on ne rit pas d'une bête malade.
C’est donc en compagnie de deux autres gaillards assez bêtes et éméchés pour s’acharner quatre jours durant sur cette sortie de route vidéoludique que je me suis lancé dans ce maelström où s’entremêlent sans pudeur vidéos dégueulant du pixel, jeu d’acteur à la limite de l’obscène et négation de toute logique ludique. Ah ça, les années Clinton, c’était autre chose.
Et les deux idiots en question sont Averell et Nashou. Je dénonce, pas de raison que je sois le seul à porter cette croix.


Notre valeureux trio d’élite

Un Mega CD, Fahrenheit, un vidéo projecteur et une tireuse à bière : une équation dont le résultat = exponentielle de [barre de rire]. La poilade à chaque pressage de bouton, galvanisée par l’autosatisfaction de s'obstiner sur un produit qui ne mériterait qu’un croque-en-jambe dans la chausse-trappe de l’oubli.
Parce-que, soyons honnêtes, il faut une sacré couche d’abnégation imbécile pour être déterminé à ne pas concéder une miette à un jeu qui aurait semé fureur et chaos dans la plus quiète des lamaseries du Népal.



La pupille dilatée, un léger filet de bave à la commissure des lèvres : il est déjà trop tard pour ce jeune homme pourtant si propre sur lui auparavant


Mais est-ce pour autant une bonne raison de se priver de cette merveilleuse brochette de séquences absurdes, surjouées et méticuleusement calculées pour sucer en vous le moindre plaisir de jeu ? La réponse est bien évidemment oui mais sachons nous libérer du carcan d’une logique petit-bourgeoise. C’est ainsi que nous avons affronté avec morgue et énergie des capitaines à moustache pusillanimes (les capitaines, pas les moustaches), des escaliers magiques, des explosions de jerrycans vides, des semi-grabataires qui se téléportent, leurs canaris cotant plus que la valeur immobilière de l’immeuble en feu, un scientifique au bout du rouleau menaçant son université avec un arsenal nucléaire et un couloir en ligne droite que l’on tente de maquiller en dédale retors. J’en passe et des plus cramoisies.


Pour vous donner du coeur à l’ouvrage, je vais vous chanter un petit air du pays les enfants


Mais nos pulsions malsaines ne se sont pas limitées à finir cette vilaine crotte pixélisée. Ça, c’est bon pour les gagne-petit et les conducteurs de Renault Kangoo. Nous avons poussé le vice jusqu’à rédiger une solution complète à laquelle même les plus aguerris rédacteurs de l’autorité en la matière, GameFAQs, n’avaient eu le cran de s’attaquer.[NES Pas ?], le site qui rend un peu con tout de même.
Je ne résiste pas à offrir en bonus, un gif d’une séquence dont Taz et moi-même ne nous sommes toujours pas remis :


Tu sens pas un truc là ?


Pour ceux dont ces quelques lignes auraient piqué la curiosité (malsaine, avouez-le), sachez que le test complet de cette merveille du futur des années 90 est disponible sur le site ; poussons la perversité à préciser : ici. [NES Pas ?], le pain complet du pixel.
Quand je pense, qu’à quelques enjambées à peine de notre trio flamboyant - dans tous les sens du terme - d’autres nespasiens dilapidaient les instants d’une existence pourtant trop brève à je ne sais quel Metal Slug ou Bomberman. Si ce n’est pas malheureux...



Quand tonton Parking te raconte une histoire, tu poses ton cul sur la terrasse, et tu l’écoutes, OK ?!


Fungus, Nashou et Averell vont bien. Ils gardent quelques séquelles de leur travail de titan : Nashou continue de jouer à Carmageddon, et Fungus est bien décidé à conserver cette moustache firemen style sous son nez. Averell s’en sort peut-être le mieux, allez savoir…
Mais si l’espace d’une petite semaine, Leucate se transforme en repère numéro 1 pour les retrogamers, il est aussi un refuge pour s’adonner à une autre passion : les jeux de société.
Bien que nous-mêmes ne soyons pas toujours des gens de bonne famille à qui l’on donnerait le bon dieu sans confession, nous nous sommes mis à hauteurs des grands de ce monde en jouant à des jeux de plateaux.
Hebus le spécialiste avait plusieurs disciples, il fallait les convertir. Cela a été fait facilement, SEREINEMENT et SOLIDEMENT. En nous parlant de Pandémie, ce jeu où tout un chacun pour devenir le Johnson américain sauveur du monde grâce à ses talents de médecin sans frontières, le Troll savait que nous allions être conquis.


Un mug, du pastis, une pandémie : une journée réussie à Leucate.


Je me rappelle avoir vu Taz, Wong, Raclette et Kirby s’être torturés l’esprit plusieurs minutes afin de déterminer s’il fallait nettoyer Karachi ou Mumbaï (nous restons dans un cadre médical hein, on ne parle pas génocide). L’alerte cube noir était proche, il fallait prendre une décision.
Ce jeu a offert son lot de suées à ses participants, peu de fois le monde a été sauvé. Les Johnson n’ont pas toujours été à la hauteur. Une partie me reste bien en tête.
Nous sommes en fin de séjour, on sent déjà un parfum de nostalgie au milieu de l’odeur de pisse proche de la terrasse ou de la fragrance de houblon se dégageant du seau sous la pompe. A une heure bien trop avancée, où le « rôse » a déjà attaqué beaucoup d’esprits sains et malsains, nous décidons avec Parking de nous lancer une dernière fois dans l’aventure Pandémie. Il est un Johnson de bonne facture, son sens tactique peut faire la différence. Armé d’un pastis, nous arrivons à engager Raclette. Face à Pandémie, l’homme fromage est un puissant commandant, celui qui sait prendre la bonne décision. Moi, et ma passion pour les voyages humanitaires sur plateau de jeu savions que cet épisode pouvait être le dernier avant très longtemps, il fallait éradiquer les maladies du monde. Je me sentais tel Bernard Kouchner et son sac de riz sur le dos, investi d’une mission forte en symbole, une mission importante pour l’avenir de notre planète. Avec une équipe de choc comme celle-ci, nous ne pouvions pas échouer.




Malheureusement, nous avons perdu. Enfin, Raclette m’a soutenu récemment que nous avions gagné, alors allez savoir... Mais qu’importe, si Sydney avait succombé à la peste noire et si Johannesburg n’était plus qu’un foyer de tuberculeux, notre équipe avait remporté la plus belle des batailles : celle de terminer le « rôse ».
A croire que Pandémie nous est trop monté à la tête, au cours de cette ultime partie, Raclette toussait beaucoup trop fort. Le malheureux était gagné par la maladie. En plus de cela s’ajoutait une vilaine conjonctivite. Le pauvre. Raclette vivait le truc à fond jusqu’à se mettre en danger. Son sens du travail bien fait est tout à son honneur.


Le visage pâle, la mine déconfite, Raclette a perdu à Pandémie ou a une gueule de bois du tonnerre. Le troll, de son côté, continue d’enchaîner les parties.



Pour une autre anecdote, laissons la parole à l’atout charme de ce Leucate 2k12 : Kirby. Après un sondage auprès des participants, nous sommes en mesure d’avancer ceci : nous n’avons pas vu assez Kirby en maillot de bain alors que Gabber s’est trop souvent promené en slip. Putain de malchance.
Mais ce n’est pas pour nous parler de son maillot de bain que Kirby prend la parole. Désolé messieurs.

Pour le dernier soir, le rôse aidant, faut pas se mentir, certains avaient décidé de faire un tournoi de Magic alors que d’autres ont lancé à la fraîche, sur la même table avec le projo, une partie de Micro Machines sur Megadrive. Ceux qui connaissent le jeu (ou ont lu les précédents comptes-rendus) savent. Savent entre autre que c’est le jeu improbable où on peut être une sombre merde à tous les circuits sauf un (d’où les remarques désabusée d’Averell « ouais mais ça c’est le circuit de Kirby »), savent que la musique de merde « TATATATATATATATAT » incite à la gueuler bien fort à chaque podium ou que ce jeu réunit tout pour finir en bordel, PARFAIT pour un soir de finale. Mais ce qu’ils ne savent pas, c’est que cette partie, à côté d’une partie de Magic quasi monacale à peine ponctuées de quelques petites exclamations à côté de nos beugleries, a vu l’émergence d’un homme nouveau, une nouvelle légende qui a cassé son PEL pour s’acheter une voiture de sport permettant de surfer sur des lavabos ou des nappes pleines de petits pois (LES PETITS POIS PUTAIN !) : JERARD. JERARD a vu son existence débuter au choix des personnages, où j’avais pris une salope à gros seins bizarrement déjà affublée du nom de Kirby (HUM HUM). Je ne sais plus qui, Cosmic et un autre (peut-être Parking) ont alors décidé de choisir le perso gominé du groupe avec son pull de vendeur de voiture, JERARD. JERARD, pendant toute la partie alors que les valeureux participants hurlaient de rire à chaque chute commune dans un trou du décor, continuait droit vers la victoire, sautillant de la bite de sa voiture à chaque bonus. JERARD c’est l’homme de la rue, mais le héros des temps modernes, JERARD c’est celui qui aime les autres mais gagne toujours, JERARD c’est l’homme qui a lâché sa maison et ses trois chiards pour la gloire de faire des dérapages sur des rideaux de douche, JERARD c’est un peu le héros qui sommeille en chacun de nous, sa vie s’inscrivant avec plus de gloire à chaque circuit pendant plus de deux heures. JERARD, c’est aussi cette légende soutenue par tous ces adversaires de la course (sous l’œil parfois inquiet du pote d’Hebus) qui encourageaient l’homme sans relâche aux grands cris de JERARD ! JERARD ! JERARD ! OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII ! Sa gloire aura duré deux heures, assez pour le rentre éternel. Restera finalement l’une des meilleures parties de Micro Machines de l’histoire et l’un des grands moments de rire et de bonne humeur de ce Leucate 2012. *


Une partie de Micro Machines qui en a passionné plus d’un. La silhouette de Kirby laissant entrevoir à un circuit à boules…


C’est vrai que ce JERARD a une putain de vie. Il quitte femme et enfant, investi dans un coupé sport, qu’il revend pour un aéroglisseur, pour ensuite réinvestir dans un hélicoptère. Ce n’est plus seulement un PEL qu’il a laissé, c’est le PIB du Gabon !
En repensant à cette partie, je revois Taz complètement abasourdi par la performance de notre JERARD, s’en est-il seulement remis ? Pas sûr, désormais Taz trade et tente d’obtenir le même niveau de vie que JERARD. Taz veut lui aussi pouvoir acheter un aéroglisseur et faire le fou sur des circuits improbables. Son rêve devient peut-être réalité. Nous vous tiendrons informé de l’évolution de sa courbe de vie.

Vous avez aimé ? Nous oui. J’aurais pu vous parler de beaucoup d’autre chose encore : la façon dont Parking et moi sommes allés sauver la vie à une souche d’arbre qui flottait dans la Méditerranée, les yeux vitreux de certains d’entre nous au réveil, les barres de rire à n’en plus finir lors des repas, le coin de terrasse qui sentait un peu trop la pisse, le parapenteur survolant la maison, la descente des poubelles, etc. Mais à quoi bon ?
Chacun aura vécu Leucate de différentes manières, avec différents souvenirs, même si certains restent communs (Gabber en slip putain…).

Au-delà des nombreux délires qui ont été évoqués ci-dessus, il faut aussi féliciter tous ceux sans qui cette belle épopée n’aurait pas été possible. Applaudissements et accolades viriles pour ces gens :
Hebus bien sûr, l’hôte. Félicitations pour cette organisation une nouvelle fois au top. Tout était parfait de A & Z. Pas facile d’organiser un tel séjour pour une bande de cons comme la nôtre. T’es un champion.
Tonnerre d’applaudissements pour les intendants Fungus et Mayo. Toujours les premiers pour les besognes liée de près ou de loin à la cuisine. Une purée pour 20 affamé(e)s ? Mayo gère ça tranquillement. Une nuit dans un hamac malgré quelques gouttes noctures ? Cela n’effraie pas Fungus. Véritables MacGyver des rendez-vous nespasiens, ces deux-là représentent au mieux l’esprit de notre communauté. Les éloges qui leur sont dus pourraient s’étaler sur plusieurs pages, la relecture des mails montre bien à quel point ils ont assuré. Bravo les gars. Changez rien. Quoique, Fungus tu pourrais raser cette vilaine moustache…


Et bon appétit bien sûr.


Les bières étaient bonnes ! Donc merci à sCALP pour avoir amené cette tireuse (mais non pas votre mère !). Il y avait un peu de Nord dans un coin de la terrasse de Leucate et c’était fort appréciable. Merci pour les courses de dépannage : le coca pour boire autre chose que de l’alcool, les clopes pour les dépendants comme Raclette ou Greg.
Félicitations à la PikaMobile pour trimbaler toujours autant de matos. La voiture d’une légende au service d’une autre légende. Ipso facto merci Pika pour amener ta maison vidéloludique sur ton dos à chaque Leucate.
Merci à la copine de Radical pour avoir prévu un repas pour la communauté. Le genre d’attentions qui fait plus que plaisir. Vous aussi, envoyez-moi votre bouffe. Adresse en MP sur demande.
Mea culpa si j’oublie certains remerciements individuels, envoyez vos doléances par courrier ou par minitel. En tout cas, vous méritez tous un gros poutou.
Le dernier remerciement sera collégial. Merci à tous ceux qui font que [NES Pas?] est ce qu’il est aujourd’hui : bien plus qu’un site et/ou un forum. Leucate est un événement qui nous donne la banane l’espace de quelques jours, un rendez-vous unique pour et par des gens uniques.
Continuez à être aussi SOLIDE et SEREIN. Vous êtes beaux et vous sentez bons.



AAAAASSSSSSSSSSSSSSS ! TIIIIIIIIIIIIIIITS !





Eh ouais, eh ouais, eh ouais, eh ouaiiiiiis