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L'E4 2k5 - Chronique d'une autre dimension

Contes et légendes - Entre fiction et réalité. par Hebus San
Leucate 2005

Grande est mon émotion alors que je m’apprête à livrer ici l’une de mes plus belles expériences de joueur. Décrire ces derniers jours avec exactitude ne sera pas chose aisée, tout simplement parce qu’à l’instar des plus beaux souvenirs que nous avons tous, il est parfois douloureux de se replonger dans trop de bonheur, tant la réalité peut paraître fade après coup.

Pourquoi ai-je mentionné « une autre dimension » ? Tout simplement parce que c’était vraiment le cas, nous étions tous dans une autre dimension : celle du bonheur ludique suprême.

Il faut pour bien commencer ce récit décrire les événements qui ont conduit à cette réunion exceptionnelle.

Tout a commencé suite à une conversation collective sur MSN au mois d’avril 2005 entre Ghost, Ecstazy et moi (il me semble qu’il y avait aussi quelqu’un d’autre, mais je ne me rappelle plus qui) où nous évoquions une fameuse oldies session dans le sud, le pays du pastis et du soleil, session mainte fois lancée dans nos conversations sous forme de boutade récurrente : « Alors bubus, quand est-ce qu’on vient chez toi pour le barbecue-pastis ? ».

Et d’un seul coup ça m’a pris, brusquement, comme une envie de chier. Pourquoi ne pas réellement organiser une telle réunion ? Finalement rien ne nous en empêche ! Bien sûr pas chez moi, je tiens à sauvegarder mon couple d’une crise fatale que pourrait bien provoquer un troupeau d’oldies braillards débarquant sous mon toit. Mais en louant une maison, pourquoi pas ? Après un rapide tour d’horizon des locations disponibles sur le net dans les environs de perpignan, j’eus un flash. Le parrain de ma fille possède une villa en bord de mer à moins de 20 minutes de voiture. Qui plus est, une villa située sur un emplacement hors du commun : à flanc de falaise, sans voisinage immédiat et avec une vue sur la méditerranée totalement imprenable. Les photos parleront d’elles-mêmes.

Un rapide coup de fil au parrain, et j’obtiens son accord de principe ainsi qu’un prix pour la location. La date est fixée en fonction des congés payés de Ghost, puisque Taz et moi pouvons nous libérer sans trop de souci quand bon nous semble : ce sera du 28/09 au 02/10/05.

Mais une oldies session à 3 c’est pas terrible. Il va donc falloir rameuter les troupes. Cependant un gros souci se profile à l’horizon : qui inviter ? Car les places sont extrêmement limitées. La maison est certes spacieuse puisqu’elle offre le couchage pour 15 personnes, mais cela reste peu pour un forum tout entier. Il est donc décidé de réserver les invitations aux membres de la team, à ceux qui ont payé de leur écriture le droit d’entrer dans l’histoire du site (et, rétrospectivement, dans l’histoire tout court). Par la suite les invitations s’étendront à des gens qui feront l’unanimité chez les présents.

Je passe les indénombrables conversations MSN, échanges de mails et de coup de fils, les angoisses de dernière minute, l’organisation lourdingue et la logistique de ravitaillement prise de tête (vous savez combien de kilos de pâtes faire pour 15 personnes vous ?) qui ont suivi pendant ces 6 mois de préparatifs intenses. Avec un doute affreux, tel un spectre hantant chacun de nous : et si c’était à chier ? Si tout ceci n’en valait pas le coup ? Est-ce que toute cette préparation débouchera sur un truc potable ?

Autant flinguer le suspens tout de suite : tous nos doutes ont été gommés pour les 10 prochaines années à venir.

Résumé condensé

*Lieu : Leucate (Aude-11)

*Diminutif : L’E 4 (cette vanne exceptionnelle est la propriété intellectuelle de Benjamin (CBL))

*Dates : 28 septembre 2005 au 02 octobre 2005

*Participants : 15 personnes, dont 11 sur la totalité du séjour

*Les hommes qui ont bâti le mythe :

* Hebus San – Benjamin (l’organisation)
* Ecstazy – Guillain (la source de toute chose)
* Racletteman – Armel (la fin de tout liquide)
* Gregoraktor – Gregory (l’œuvre d’art)
* Kotomi – Florent (le garagiste de garde)
* Peach Melba – Viviane (madame propre)
* Zifnab – Renaud (l’outsider)
* Nashounet – Mathieu (la victoire)
* Tam – Pierre (la compétition)
* Ghost Rider – Romain (le bronze)
* Benjamin – Benjamin (l’homme qui chiait du ciment)
* Perfectdams – Damien (le joueur)
* Bast – Sébastien (le sommeil de plomb)
* Petemul – Pierre (Crocodile « Keane » Dundee)
* Pikazekiller – Jérémy (le poster pokémon)

*Quelques chiffres marquants :

* 10 litres d’alcool fort
* 11 compétiteurs au taquet
* 15 participants déchaînés
* 25 consoles en action
* 78 bières
* 300 jeux disponibles
* 350 km de ravitaillement
* 972€ de courses
* 3598 mètres de câbles
* 18 000 000 de mouches
* des tonnes d’émotions « plaisir bonheur »

*Le Flyer officiel :

Next week on your screens!
LEUCATE 2k5 - NATIONAL OLDIES SESSION features
Goodies : Official T-shirt
Gifts : Surprise!
Sunset Meteos On Da Beach
Mojito DDR and DKKonga
Happy Merguez Play Time
Easy Listening : 8bits Standards
Live performance : Swicthing & Customizing by Kotomi « Goldfingers »
Shmup Lessons featuring Master Tam
Special Pong Contest : First Prize Wins The System!
First Time Ever : Big Open Air Mario Kart Festival " Rainbow Road Under The Stars"

…and a lot more.
Countdown has begun. Warm up your skills. See ya .



Prologue

M-1

Encore 4 putain de semaine à attendre. Les inscriptions sont bouclées, et je sais déjà que je vais me faire caillasser la tronche par ceux qui n’ont pas été invité. A ceux là je dirai qu’il a fallu faire des choix parce qu’on avait que 15 places, et que je les assume pleinement. J’espère que vous ne m’en voudrez pas trop et que vous retrouverez dans les lignes qui vont suivre un peu de l’esprit de ce séjour.



S-1.

Encore 7 putain de jours à tenir, et l’attente est déjà insupportable. Dernière crise d’angoisse/de colère, la villa est louée à d’autres occupants alors que nous sommes censés être encore là ! Quelques explications tendues plus tard, j’obtiens gain de cause sans pour autant convaincre mon interlocuteur du sérieux de cette réunion. On a eu chaud, mais les joueurs ont encore pas mal de chemin à parcourir avant d’être crédible aux yeux des néophytes.



J-1.

Encore 24 putain d’heures à tenir, et mon sphincter anal convulse spasmodiquement sous l’injonction de mon subconscient. Je n’en puis plus. Rien n’est prêt chez moi, et malgré tous les efforts d’organisation fait par un peu tout le monde, je suis bien incapable de savoir qui va amener quoi, à quelques rares exception près. Quoi qu’il en soit, moi j’amènerai TOUT ce que je possède.



H-1.

Encore 60 putain de minutes à tenir. Je suis dans mon touran qui est tellement plein que j’ai moi même eu du mal à m’asseoir sur le siège conducteur. Je me dis que je dois être très con d’apporter tout ça, mais la peur de manquer de quelque chose me tiraille trop pour que je me résolve à abandonner quoi que ce soit. Un passage éclair chez MacDo, et me voilà en route pour la terre promise. Tam et Taz seront en avance, les autres arriveront plus tard.

La route est longue, mais longue. Et puis, et puis…


Leucate 2k5 : the mission starts now !

Arrivée sur Leucate avec prise d’image au caméscope alors que je conduis toujours. Pas bien ça les enfants, ne faites jamais ça chez vous.





Le soleil est radieux, alors que la connasse de la météo avait prédit que non lors de la prévision dominicale de la semaine. Note pour plus tard : penser à faire un procès à MeteoFrance pour stress intense et détérioration des conditions de vie pendant 48 heures.





Cette rencontre est bénie des Dieux. Je le savais. Les astres sont avec nous.





Je me gare en haut de la falaise pour filmer la vue absolument imprenable qui s’offre une fois là bas. Encore quelques marches à descendre, et puis les retrouvailles, émouvantes, peuvent commencer. Tam et Taz sont au bord l’eau, sereins, beaux ai-je envie de dire. Une montée infernale plus tard (vous comprendrez sur l’image), ils sont déjà moins beaux, et carrément plus sereins du tout. Il faut dire que Leucate se mérite. Et croyez moi, personne ne l’aura autant mérité que Tam et moi puisque nous avons vidé un Touran bourré comme un polonais un soir de fête avec nos petits bras musclés. Un calvaire. Heureusement qu’après cette épreuve vient le temps des courses. Aaaaah, la joyeuse virée au Shopi du coin… avec des prix dignes du marché noir sous l’occupation. Nous achetons donc le strict minimum :52 bières, 1k500 de saucisses et merguez, le bon cubi de rosé qui va bien (et qui fait détartrant en plus, cool !), du PQ pour gérer l’urgence, des yaourts et quelques fruits et basta (j’ai toujours le ticket que je compte bien mettre sous cloche comme relique).







Retour rapide, je pose Tam et Taz (chaque fois que j’écris ça j’ai l’agréable sensation d’avoir transporté Tic et Tac) et je repars en trombe vers la gare où le gros des troupes m’attend déjà.

Accueil chaleureux. Ça fait du bien de partout, jusqu’au trognon, je peux vous le garantir. J’annonce la couleur, seuls quatre d’entre eux repartiront au chatea… euh, non, seuls 4 pourront faire le premier trajet. Immédiatement, Nashounet s’éloigne en sautillant dans les vigne sa DS à la main pour faire un test comparatif de réception en milieu ensoleillé. Ça promet. Zifnab, Raclette, Koto et Greg sont du premier voyage (si mes souvenirs sont bons).

Quelle délicieux moment que celui où, sur les méandres d’une route de toute beauté, on vogue à vive allure les cheveux dans la clim’ à la rencontre de gamers légendaires : Ghost, Zifnab, Gregoraktor, Peach, Nashounet, CBL, Racletteman et le génialissime Kotomi.

A peine arrivés sur la falaise, ils constatent à quel point ma description du paysage féerique est à la hauteur. C’est bouche bée qu’ils transportent les 980kgs de matériel qu’ils ont eu la bonne idée d’apporter avec eux.

Mais je suis déjà reparti. Jamais la gare de Leucate-La Franqui n’aura accueilli autant de monde en si peu de temps. C’est beau, déjà un record pour la oldies session. Et d’autres tomberont avant la fin des 5 jours, c’est sûr.

Cette fois, c’est en bas de la montée infernale que je relâche mes passagers. Grimaces fugaces mais ils savent ce qui les attends en haut des marches, ils ne rechignent donc pas.

Une fois les embrassades terminées, vient le délicat moment de la répartition des chambrées. Étonnamment, c’est dans un calme absolu que s’effectuent les choix. Je partagerai mon lit avec Zifnab tandis que Kotomi pourra nous mater dans le plumard depuis la mezzanine qui surplombe notre chambre. Guillain pourra faire chier son frère adoré, Ghost, de la même façon que Kotomi, surveillera CBL et Nashounet qui bien que dormant dans des lits séparés se jettent de copieux regards lourds de sous entendus libidineux depuis quelques minutes. Enfin, Greg aura l’immense privilège de partager sa couche avec Peach. Je tiens d’ailleurs à leur rendre hommage ici : nous n’avons rien entendu de tout le séjour (le lecteur se fera donc sa propre opinion : homosexualité ou correction exemplaire ?).

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Avant de poursuivre j’aimerai faire une rapide présentation des forces en présence pour que les gens qui ne nous connaissent pas se fassent une première impression. Je précise que cette présentation est postérieure à Leucate et donc de fait établie en connaissance (limitée mais quand même) de cause.

Ca va peut être tourner au beurrage de raie collectif, mais je m’en tape, parce que tout ce que je vais écrire ici est vrai.


*Benjamin/CBL.



CBL est ce que l’on appelle communément un mec bien. D’une sympathie rare et d’une humeur toujours égale (bonne de surcroît), je veux qu’il apprenne ici que chacun de nos affrontements fut l’occasion de partager un excellent moment de jeu. Si la formule n’avait pas une connotation aussi animalière, j’aurai volontiers qualifié CBL de « compagnon de jeu idéal ». De plus, il se trimballe avec une Xbox dopée aux rhums de tous horizons. Attention cependant, si vous prévoyez de l’inviter prochainement, l’homme est fortement suspecté de déféquer des substances obstruantes (telles des couches), et il est de notoriété publique qu’il démoli un bon pourcentage de ce qu’il touche. Ce qui lui vaut d’ailleurs l’affectueux surnom de Destruction Derby.

Plus sérieusement, CBL est un gars que je verrai certainement beaucoup plus souvent si j’habitais sur Paris. Le premier qui parle de coming out, je l’encule.


*Ecstazy/Guillain



Est-il encore nécessaire de présenter Ecstazy, l’homme, la légende ? Tant de choses ont été écrites sur l’homme, tant de flatteries, tant d’histoires plus ou moins vraies. Ce qui en revanche n’a jamais été écrit, c’est que le bonhomme a un cœur gros comme une neogeo mint in box. Sans lui, rien de tout ce que j’écris ici n’aurait vu le jour. Jamais. Il sait tout ce que j’éprouve pour lui et tout ce que je lui dois, et s’il a un jour le courage de publier le compte rendu des travaux de ma maison, vous le saurez aussi. En attendant ce jour, à chaque fois que vous penserez à Leucate en vous disant « Vivement l’an prochain, ça me manque » ou bien « Putain, j’aimerai vraiment y participer un jour », ayez une place dans votre esprit pour Guillain. Il est l’alpha et l’omega de NesPas, la source de tous nos délires de ces quelques jours, et rien que pour ça nous lui devons un respect infini. Merci.


*Ghost Rider/Romain



Le « sec symbol », comme certains se plaisent à l’appeler, est un être d’une nonchalance flegmatique impressionnante. Mais le sous estimer serait dangereux. Toujours dans les bons coups au concours, toujours dans la discussion quand il s’agit de sortir une grosse connerie, et le premier à se prosterner aux pieds de Kotomi en lui demandant de le fouetter avec un câble. Ghost Rider a découvert avec délice que l’Espagne était son nouveau pays préféré (des bouteilles d’absinthe 89.9 à 14€ ?? oO), et je pense qu’il a pris un plaisir immense à venir participer à cet oldies session. Toutefois, pour reprendre les mots de Petemul d’un mail privé, mon principal regret sera de ne pas avoir eu la présence d’esprit de me faire dédicacer un exemplaire du manifeste du oldies. On gardera un excellent souvenir de l’homme, mais surtout, une admiration démesurée pour sa garde robe « videogaming fashion ».


*Gregoraktor/Gregory



Le plus breton des stéphanois. Gregoraktor est pourvu d’une descente de fort beau gabarit, et d’un foie blindé. Outre la splendide franchise qui émane de son regard bleu comme un cadavre de nouveau né noyé, le garçon aime à s’amuser de la vie 24/24. Toujours le premier en piste pour montrer son cul, il a prouvé qu’il était également un bon joueur puisqu’il a réussi par deux fois à ma sortir de la compétition (par accident, hein, mais quand même ^^). Greg est entré dans la légende en cette fin septembre 2005 avec l’aide de Kotomi. Les photos parleront d’elle même : sans greg, l’E 4 n’aurait pas eu la même saveur.

PS : accompagnera Ghost dès qu’il ira en Espagne.


*Hebus San/Benjamin



Je n’écrirai rien sur moi, démerdez vous.

Ah si, je vous ai bien pourri vos mères au concours !


*Kotomi/Florent



Le Dieu de la bricole. L’empereur du switchage. Toutes ces appellations ne sont que des mots. Et les mots s’effacent quand on contemple l’homme en action. Il est rapide, précis, propre, appliqué, écoeurant de facilité. On le savait habile avec une console (et les photos de ses œuvres plaident en sa faveur), nous l’avons découvert magique avec une tondeuse entre les mains. Sur un Greg consentant, il exécutait une splendide triforce qui devait nous porter chance tout le séjour durant. A quand la taille des poils pubiens en direct ?

Kotomi a juste la désagréable habitude de beugler comme un putois quand il va se coucher…. et qu’il est 4 heures du mat. Songez qu’en cet instant précis, les œuvres de Kotomi ont failli décupler de valeur puisque nous étions une bonne demi douzaine à hésiter à nous lever pour lui faire la peau.

S’il est doué dans les arts plastiques, en revanche c’est une catastrophe vivante en ce qui concerne les jeux vidéos eux même. Régulièrement en compétition avec Peach pour la dernière place, il s’est pourtant prêté de bonne grâce à tous nos affrontements.

Fournisseur officiel de switches, pourvoyeur de Virtual Boy (ENFIN ! J’Y AI JOUE !! Et… et…. Enfin j’y ai joué quoi), Kotomi est surtout un gars attachant qui malgré l’immense charge de travail qu’on (je) lui a demandé ne s’est jamais plaint une seule fois. Encore merci l’artiste.


*Nashounet/Mathieu



Le vainqueur du concours oldies organisé à Leucate. La performance situe déjà le niveau du joueur, de la race des morpions (qu’on arrive pas à décrocher quoi), tenace et appliqué, sans débordement inutile dans l’effort.

Nashounet est le parfait prototype du sniper embusqué. Souriant, poli, aimable, discret, voire même effacé, il n’attend pourtant qu’un seul de vos faux pas pour vous loger un poignard effilé dans le derche. Compétiteur redoutable, il attend toujours d’avoir gagné pour enfin devenir désagréable. Ce qui lui confère une certaine image charismatique, celle du mec vantard mais à raison. Comme il le dit si bien « Sans prétention, la victoire n’est rien ».

Nash’ aura pourtant acquis certaines choses à Leucate. Premièrement d’impressionnants biceps et la découverte de muscles dont il ne soupçonnait même pas l’existence suite aux nombreuses séances de pompes infligées consécutivement à l’épandage de liquide alcoolisé sur le sol que sa grande maladresse provoquait régulièrement. Ensuite, l’humilité dans la victoire (croyait-il) quand au terme d’une remontée somptueuse je lui posais ma quenouille sur le museau alors qu’il hurlait aux étoiles sa joie de m’avoir battu. Conséquemment, il présente depuis une aversion viscérale pour les chants de Noël. Enfin, il a réussi à glaner un morceau de PCB de SNES suite aux travaux de réduction de Kotomi et il s’en est fait un pendentif.

Nash’ est un excellent joueur, quel que soit le support. Nash est un gars gentil et agréable. Je suis content d’avoir connu Nash. Par contre, faudra que lors de la prochaine il apprenne le sens du mot « taches ménagères » puisqu’à mon sens il est de loin celui qui a le moins transpiré…grillé nash’ !!


*Peach Melba/Viviane

Seule représentante de la gent féminine à Leucate, elle aura assumé dignement son rang : vaisselle, ménage, mise de table, levée de table, préparation de la bouffe, du petit déj…

C’est incroyable à quel point elle a payé de sa personne pour nous rendre le séjour plus agréable. De plus, elle a fait tout ça spontanément sans jamais que quelqu’un lui demande quoi que ce soit (sauf moi pour le dernier jour et l’aspiro, mais j’avais pas confiance en les autres). Et n’allez pas imaginer une quelconque misogynie sous-jacente, ce serait bien mal me connaître. Simplement je voulais lui rendre hommage, car si Leucate ne s’est pas transformé en porcherie à ciel ouvert, c’est un peu de son fait.

Cette chose précisée, j’ai découvert une joueuse discrète, ouverte et souriante. Bien qu’elle n’ait pas payé son cul (au grand dam de Kotomi), l’ensemble d’entre nous gardera ,j’en suis persuadé, un souvenir agréable de Viviane, ne serait-ce que parce qu’elle a évité à pratiquement tout le monde la perspective peu enviable de se retrouver à la dernière place sur les épreuves du concours. Place qu’elle a assumé avec honneur et désinvolture. La grande classe.


*Racletteman/Armel



Le frère du patron est un homme délicieux. Si sa passion pour le jeu vidéo n’est pas à proprement parler flamboyante, il n’en demeure pas moins un camarade de choix pour se buriner le cortex à coup d’anisette. Toujours partant pour un jeu à boire (même s’il a joué tout seul sauf une fois ^^), son amour des jeux vidéos m’a pourtant frappé lorsqu’il a attrapé une GBA SP pour lancer Motoracer. Peu de gens auront remarqué je pense la béatitude de son visage alors qu’il contemplait cette minuscule motocyclette virevoltant en tous sens. Mais moi je l’ai vu ami raclette. Hebus San te reconnaît donc comme l’un des siens (à genoux).

D’un physique insupportablement avantageux (Ca va ? Pas trop ramé au bahut pour chopper ? ‘culé va…), il sait pourtant faire oublier que Dame nature l’a gâté. Premièrement parce que c’est une véritable burne en compétition (et pan, c’est gratuit, ça me fait plaisir). Deuxièmement et surtout parce qu’il est franc, avenant et qu’il dégouline de générosité (sauf quand il se sert de pommes aux four, mais bon… ^^).

Il est tout de même à signaler qu’il a faillit rejoindre Kotomi sur le bûcher de l’ire populaire puisque c’est lui qui le relançait quand ce dernier commençait à s’endormir. Tu pourriras en enfer pour ça, je prierai pour…


*Tam/Pierre



Aaaaaah, le gros dossier de cette présentation. Tam le magnifique, Tam le conquérant.

Tam le gros chieur en compétition. Jamais je ne pensais trouver un jour un mec aussi pénible que moi ou Zifnab quand il s’agit de classer des gens par rapport à un jeu. Gravissime erreur. Tam nous enterre tous dans ce compartiment là. Proprement imbitable quand il gagne avec ses phrases à la con qui tapent sur les nerfs (et qui donnent envie de le taper partout, nerfs ou pas), l’homme se révèle être d’une mauvaise fois scandaleuse quand il perd, reléguant ainsi mon guide de la défaite au rang d’essai d’étudiant en lettre de première année sur la méchanceté présente dans oui-oui. Et le fait est qu’il est suffisamment bon pour gagner souvent. Ce qui fait qu’il est très souvent insupportable.

Le gros souci c’est qu’en fait j’étais la cible quasi exclusive de ces attaques mesquines. Dans un premier temps excédé par son comportement (mais ça ne se voit pas, je suis un gentleman), j’ai fini par comprendre que sous des dehors de gros chieur, le petit père Tam cache en fait un cœur en or qu’il a du mal à assumer en public nombreux. Des exemples ? Des conversations posées voire affectueuses en tête à tête, un cessez le feu immédiat quand je baissais moi même les armes, un acte d’une générosité ahurissante lors de la remise des prix, des explication quasi paternelles pour nous expliquer Pop’n music, etc etc etc… et je ne parle pas de son passif tout aussi exceptionnel. Quand à sa prestation sur Sing Star, il était juste touchant le Tamounet en s’appliquant tout timidement à pousser la chansonnette. Demandez lui de chanter, et vous verrez l’homme caché sous le vernis de la suffisance.

Tam est un joueur exceptionnel, passionné et complet. Sa hargne vient simplement du fait que c’est un joueur, un pur, avec toute la superbe et les dérives que ce terme peut englober. Une fois qu’on a compris le personnage, on ne peut que l’aimer. J’aime Zifnab pour ça, et il le sait, et Tam est du même sang que nous. Seul une seule personne le bat sur ce tableau, mais nous y reviendront plus tard.

Merci donc à toi Tam pour avoir élevé le niveau des débats et de la compétition. Je ne sais pas si ça compte beaucoup à tes yeux, mais saches que tu as à ton égard l’affection et l’infini respect d’un Troll qui partage pleinement ta passion.


*Zifnab/Renaud



Comment parler d’un ami, d’un frère. C’est si dur. Zifnab et moi nous connaissons depuis la maternelle, et je crois que nous avons partagé quasiment 100% de nos expériences ludiques ensemble. Nous nous sommes initiés réciproquement à bon nombre de supports, et les luttes sont toujours aussi belles, 25 ans après. Chanter YMCA avec toi a été un moment de bonheur. M’enfin on va pas devenir pédés non plus hein !

La complicité entre nous va au delà des mots, au delà des regards. Je sais ce qu’il pense, je sais ce qu’il ressent. Quand il va se coucher tout habillé je lui ôte ses chaussures, et quand au milieu de la nuit il se réveille et s’aperçoit que je n’ai plus de duvet sur moi, il me borde (mais je dormais pas, je t’ai vu, niqué ;)).

Merci pour ton amitié et ton amour, merci pour être là quand j’en ai besoin, merci pour m’avoir témoigné tant de chose en me choisissant comme témoin de ta nouvelle vie. A la vie, à la mort mon frère.


Noël en septembre, émotion du membre

Premier temps fort de ce Leucate 2005, CBL sort des chiottes dans une mare de flotte plus ou moins souillée.

« Euh, je crois que j’ai bouché les gogues… »

Un petit coup d’œil au fond de la cuvette le confirmera : l’homme a bel et bien colmater le tuyau avec ses excréments. Sacrément impressionnant, même pour un troll. Alors que Peach empoigne la serpillière et que je me retiens de ne pas plonger la tête de CBL dans ce qu’il reste de liquide pour bien lui faire comprendre qu’on ne tire pas deux fois la chasse quand c’est bouché, les plaisanteries fusent autour de cet incident avec un bon goût évident rattaché à la nature de l’événement. Et finalement, CBL n’est pas peu fier d’avoir réussi cet exploit.

Le plombier viendra pourtant le disqualifier dès le lendemain en sortant une couche du conduit, vraisemblablement jetée là par les anciens locataires (bravo les gars).

Rapide séance photo sur la plage au cours de laquelle Greg et Raclette n’auront pas pu se retenir, malgré une eau à 19°C.Le bonheur coule à flots, et Raclette remet en grande pompe les t-shirts collector de Leucate dessinés conjointement par Tog, le regretté Neoiork, Taz et moi même. Et comme le soir tombe, tout notre petite équipe regagne la villa.















Tout le monde est désormais bien installé, et les consoles font leur apparition. Ben sort sa grosse XBOX qui tâche (4kgs d’émulation taillée pour la gagne), ma nes et ma snes sont également de la fête, et Tam m’initie aux bonheur de Pop’n music, jeu de psychopathe autiste à tendance maniaque, mais si jouissif qu’on s’en fout un peu. De toute façon il est déjà tard, et le repas est une étape à ne pas louper.





Je m’occupe donc du feu en compagnie d’Armel et CBL pendant que Koto est chargé de préparer les pâtes.





Drame de l’équipement défaillant, il aura fallu près d’une heure et demi pour obtenir une belle marmite d’eau bouillante, mais Kotomi arrive enfin à fournir des pâtes comestibles. Certes, 2 kilos pour 11 c’est beaucoup trop, mais au moins tout le monde mange à sa faim.

C’est alors que Ghost s’avance en demandant si tout le monde est là, et qu’il me remet de la part de tous les participants une merveilleuse PS1 parfaitement fonctionnelle, Mint in box comme aiment à le dire nos amis ebayer, couplée avec ses deux belles manettes dont une DualShock 2 blanche absolument splendide, des jeux, un action replay PSX, une carte mémoire, le câblage qui va bien, la notice et même le ticket de caisse de l’époque. Cerise sur la friandise, c’est la PSX de Tam en personne qui m’est ainsi offerte. Je suis sans voix. J’entends vaguement quelqu’un préciser que c’est pour me remercier de l’organisation, mais l’émotion embrume mes pensées. Tout ceux qui étaient là auront remarqué que les remerciements par oral c’est pas mon fort. Mais vous irez tous au paradis pour m’avoir fait ce coup là. Parce que malgré tout ce que j’ai pu raconter à Tam sur la PSX, je suis rudement content de pouvoir enfin m’essayer à SOTN et aux nombreuses autres joyeusetés de la première née de Sony. S’en est suivi un discours imposé durant lequel j’ai distribué des morceaux de « merci », de « bien content que vous soyez venu » et autres banalités insipides. Marrant comme les mots ne veulent pas sortir quand 20 yeux vous scrutent, alors que tout ce qu’on aurait voulu dire tient en une seule phrase : « Vous êtes des gens bien, je suis heureux d’être là avec vous, et j’espère que vous partagez tout le bonheur que vous me procurez ». Enfin, au moins je sais l’écrire à défaut de pouvoir le dire.






IL EST COMME CA BOWSER !!

Un rapide débarrassage collectif, et puis c’est enfin le moment dont j’ai rêvé durant tous ces longs mois d’attente : une session de MarioKart sur écran géant. Ghost a apporté un magnifique drap blanc tout neuf sur lequel il a poussé la finition à l’extrême en faisant imprimer [Nes Pas] – Leucate 2K5. Quand je vous dis que c’est une fashion victim…





Je saute encore une ligne pour relater le premier fait mythique de ce séjour. Il est tard, et Tam a visiblement abusé des mélanges Bière/Gin/Schweppes. D’ailleurs il avoue lui même ne plus se souvenir de tout. La partie de MarioKart Double Dash démarre, et Tam prend le tandem Bowser/Baby Bowser avec le kart assorti. Ce qui suit entre au panthéon du videogaming. Tam écoeure tout le monde tant il survole les débats, et à chaque victoire alignée, autant dire un nombre vertigineux, il se lève de sa chaise, agite frénétiquement les bras et provoque l’assistance avec la phrase désormais culte du séjour : « IL EST COMME CA BOWSER !! ».

Refrain irritable au possible qui vire rapidement au fou rire général devant l’état de Tam (pété comme un serre-joint) qui lui ajoute « ET OUI ! IL VOUS A MIS VOS MERE BOWSER, IL EST COMME CA ! » et « IL LACHE RIEN ! IL EST COMME CA BOWSER !! ». Je vous garanti qu’hurlé avec la voix bien entamée et l’intonation du clochard de caniveau, c’est tout bonnement irrésistible. Un immense moment, merci Tam.

Je ne me rappelle pas bien la suite de la soirée, si ce n’est qu’aucun d’entre nous n’a veillé tard, fatigué que nous étions de la mise en place et des parfois longs trajets subis dans la journée. L’armistice est signée vers 1h00, la reprise des combats planifiée pour le lendemain matin.














ET VIIIIIIIVA ESPAGNAAAAAAA (air connu)

Lever à 8h00 pour un gros pipi qui soulage. La maison dort sans bruit. Seule Peach est déjà sortie des bras de Morphée, et elle déjeune seule sur la terrasse. Intrigué par une activité aussi matinale (pour quelqu’un qui n’a pas d’enfant), je la rejoins et comprend immédiatement ce qui la pousse à se nourrir en solitaire : un lever de soleil monumental embrase la mer et la terrasse de teintes irréelles. C’est beau à en couper le souffle. Je tente vaguement d’immortaliser la chose sur vidéo, mais les miniDV n’ont visiblement pas été prévus pour filmer le soleil en face.

Epuisé par tant de magnificence, je retourne me pieuter alors que les gens se lèvent péniblement et au compte goutte. Le départ pour le ravitaillement est fixé à 9h00.













Il aura lieu à 10h30, ce qui laissera le temps à Peach de jeter définitivement son dévolu sur le papier-cul en guise de mouchoir. Leucate a eu des allures de camping pendant ces 5 jours, Peach se trimballant 24/24 avec son rouleau perso à la main. L’image forte du séjour, assurément.

Peach, Greg et Raclette m’accompagnent donc en Espagne. Ils ont chacun leurs raisons pour ça. Peach sait que les clopes y sont ridiculement bon marché, Raclette sait que l’alcool suit la même politique tarifaire que les clopes, et Greg a bien retenu mon descriptif de la veille qui faisait état de l’un des plus gros sex-shop d’Europe.

Nous laissons donc le reste des troupes se réveiller lentement, sauf un Kotomi parfaitement réveillé et qui a déjà pris possession de ma NES défaillante, de ma SNES promise à la customisation pure white, et de mon autre NES pour laquelle j’ai demandé un modèle unique : une Megaman Edition.





Route longue et pénible. Je suis mal réveillé, mes acolytes ne parlent pas beaucoup (peach), dorment (greg) ou bien parlent si doucement que je suis obligé de leur demander de répéter (Raclette) 3 fois chaque phrase. Phrases que j’acquiesce à la troisième répétition uniquement par politesse vu que je n’ai toujours rien compris.

L’arrivée à la Jonquera se fait en douceur, et nous nous rendons à la Mecque : un supermarché typiquement frontalier avec pas moins de 4 linéaires remplis d’alcool fort. Greg et Raclette ont manqué s’évanouir sous le coup de l’émotion. Pour vous donner un ordre d’idée, le gallon de 51 que nous avons ramené à Guillain (4.5l) coûte 46€.

Nos emplettes terminées (et pan, 272€ dans la musette), nous retournons abreuver nos camarades.

A notre retour , Kotomi a déjà réparé ma NES foireuse et swicthé ma SNES. Il ne reste plus que la peinture à effectuer. Cet homme est grand. Et parfois ridicule lorsqu’il se met à danser et à faire le lemmings sur la musique du jeu éponyme. J’aurai du filmer tiens…

Un rapide repas plus tard le concours commence. Vous trouverez tous les détails de celui-ci en annexe. La première épreuve achevée, rien au monde n’aurait pu empêcher Greg et Raclette de retourner se geler le cul dans l’eau. Les autres patientent avant la deuxième épreuve en s’allumant à street fighter II, mario kart ou encore Street Fighter III 3 rd strike qui tourne sur ma DC avec un gros X arcade en guise de contrôleur ultime. Force est de constater qu’à ce petit jeu là, le Ken de Tam rétame tout le monde à quelques rares exceptions près (faible résistance de ma Chun-Li, bonne prestation du Ryu de Nashounet).






























Pastis, Riz, et Pop’n Music

Alors que Kotomi revisse une SNES pure white absolument splendide, Peach déclare que pendant que nous préparerons les grillades, elle se chargera du riz.





Le pastis coule à flots, les braises rayonnent d’un chaleur prometteuse, mais l’eau résiste désespérément aux efforts fournis pour la porter à ébullition. Mais ce n’est pas ça qui arrêtera Viviane ! Oh que non ! Faisant fi de toutes les recommandations internationales en matière de préparation du riz, elle plonge les délicats petits grains blanc dans une eau tout juste fumante. Moins de 10 minutes plus tard, un vibrant « Aaaaaa table ! Le riz est prêt ! » nous sort de notre torpeur anisée.





Et là comment dire…. c’est le drame. Foi de Troll, jamais femelle ne m’avait obligé à ingurgiter pareille pitance. C’est froid, insipide, et surtout carrément pas cuit. Et le riz qui croque, ça fait marrer que les dentistes. Bon, au moins il aura servi de succédané de pain.





Inutile de dire que c’est dans un étant second provoqué par une digestion musclée que nous attaquons la dernière épreuve (cf annexe). C’est au cours de celle-ci que la deuxième phrase culte du séjour fusera. La chanson de base de Pop’n music 10 a la particularité d’avoir un nom japonais imprononçable, mais l’avantage d’être une mélodie particulièrement mièvre, entêtante et qu’on retient TRES (trop ?) facilement. A base de gros morceaux de couleurs chatoyantes dans le plus pur style Puzzle Bobble, et avec des personnages tirés du même tonneau, l’homogénéité visuelle vous caresse la rétine et vous achève puisque votre ouïe s’est abandonnée à la mélopée. Rajoutez à ça le sobriquet que Tam a donné à cette chason : Le Petit Chat, et vous obtenez une foule (11) en délire qui scande « LE P’TIT CHAT !! LE P’TIT CHAT !! » à chaque choix de chanson. C’est ce fervent engouement qui marquera l’esprit de Kotomi et lui causera de sortir des « LE P’TIT CHAT » à tout bout de champ une fois vaincu par la vodka. Mais je vous laisse retourner au résumé de l’épreuve en annexe.





Moins de 2 heures plus tard, alors que Nashounet sanglote dans un coin, j’hurle ma suprématie aux étoiles tandis que tout le monde abandonne la lutte contre la fraîcheur relevée de la nuit tombée. Il n’est pas si tard, mais une fois de plus, les lits s’emplissent rapidement, et seuls Nashounet et Zifnab résistent au sommeil en se savatant la tronche sur Street Fighter II. Je les accompagne de loin en avançant sur Castlevania DS. Toute résistance cessera sur les coups des 2h00 du mat’.


Vendredi Saint

2 jeux seulement sur 10 lors du premier jour de concours. Et les 4 derniers participants qui arrivent ce soir ! Il faut absolument terminer. Tout le monde s’active, et les épreuves s’enchaînent comme décrit plus bas. Seul Kotomi partage son temps entre déculottées publiques et boulot de magicien sur ma NES megaman edition. Les autres sont tout à la compét’, et la pression monte d’un cran entre Tam et moi, alors que Nash’ reste tapis dans l’ombre du classement tel un insecte vicelard, attendant le moment propice pour venir nous coller son dard bien profond.





Le pastis abonde dès le matin, et c’est dans un état passablement guilleret que j’ai l’idée du siècle pour tenter de déconcentrer Tam alors en piste à Tetris Attack. Idée qui ne servira à rien, sinon à finir de détruire le peu de pudeur qui me restait. Tendant le caméscope à Ghost, j’extrait mon vigoureux appareil reproducteur (certifié conforme depuis le 03/08/04) de mon pantalon, et commence à marteler frénétiquement l’épaule de Tam en plein duel. Peine perdue. Tel un Iceman dans Top Gun, l’homme est semblable à une machine : froid, calculateur et totalement imperturbable. J’abandonne donc et laisse Tam filer vers la victoire.





Seule une petit accalmie, un rayon de soleil breton (c’est dire si on a eu du cul !), viendra perturber la tension des affrontements. En effet, Petemul débarque après 11 heures de train, frais comme un gardon, le chapeau de crocodile dundee vissé sur le crane, les bras chargés de matos. La sacro sainte vidéopac vient enfin de rejoindre Leucate. Un rapide tour au Shoppi pour vérifier si les prix sont toujours aussi scandaleux (et c’est le cas), et nous repartons. Petemul débarque donc en enfer au beau milieu d’une lutte aussi fratricide qu’intense.





La journée s’égrène lentement, et la soirée arrive. Les résultats sont rendus publics. Dans une dernière après midi de folie, Nashounet vient nous écoeurer Tam et moi en finissant à trois malheureux points de nous. Raclette fait les comptes puis prend la parole. Après un vibrant hommage à ma personne pour me remercier une fois encore d’avoir organisé cette oldies session, il me cède la place pour que j’annonce le classement définitif. Les images parleront d’elle-même : le public est chauffé à blanc, et les culs sont de sortie ! Les cordes vocales de chacun d’entre nous se souviendront longtemps de cette remise de prix, et l’alcool coule à flots. J’ai d’ailleurs beaucoup de mal à guider Bast, Perfectdams et Pikazekiller jusqu’à bon port tant la cérémonie bat son plein. C’est le point d’orgue de cette oldies session. Evanouie la pression du concours, envolées les rivalités ludiques, place à la communion des joueurs oldies.





Nashounet paye son cul sous les ovations de la foule, et tout ceux qui le suivront sur le podium (c’est à dire tout le monde sauf Peach, ouuuuuuuh) en feront de même.





Il choisit légitimement la megadrive switchée de Kotomi parmi les lots offerts à la convoitise de tous depuis 48 heures. Vient ensuite le tour de Tam que je laisse choisir en premier pour lui permettre d’effectuer un autre acte d’une générosité folle, acte qui s’ajoutera à son impressionnant palmarès en la matière : choisissant sans hésitation aucune la LEGENDAIRE SNES d’Ecstazy (mais oui, ami oldies, tu ne connais qu’elle, celle avec le port cartouche découpé au fer à souder !!) que ce dernier a mis en jeu, il l’offre à un Kotomi débordant de bonheur qui la lorgnait avidement depuis la veille en se disant bien que ses piètres performances ne lui permettraient jamais de l’approcher. C’est beau ; c’est grand, c’est bon esprit jusqu’au fond du caleçon.





Les participants défilent alors pour retirer un à un leur lot, et c’est le moment qu’ont choisi Bast et Perfecdams pour faire leur apparition. Sur la vidéo, vous noterez leur air légèrement surpris, à la limite de la réticence voire de l’appréhension devant la masse gesticulante de 11 oldies chauffés à blanc. Mais la première surprise passée, ils prennent volontiers part à la fête.





Et même si Pika arrivera plus tard dans la soirée (après le très tardif repas), il est temps de refaire une petite pause pour introduire les nouveaux.


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*Bast/Sébastien

Toute ma vie d’étudiant j’ai rêvé d’avoir un prof de math qui ressemblerait à ça. Bast a une tête phénoménale. Le genre de gueule qui vous donne envie de lui parler et de clamer haut et fort : « ce mec là c’est mon pote ! ». Du reste les vidéos sont là pour attester que je n’exagère pas.

Et pour ne rien gâcher, il a une personnalité totalement assortie à la sympathie de son visage.

Sa principale et plus étonnante caractéristique (outre le fait qu’il n’aura jamais voulu payer son cul) est sa faculté à pouvoir dormir malgré un bordel ambiant titanesque.

Véritable accro du Goldeneye en multi, il se révèle aussi être un virtuose de la serpillière quand les circonstances l’exigent.

Amateur de vin rouge quel qu’en soit le goût, sa gentillesse m’aura très sincèrement touché. Du reste, il est au coude à coude avec Tam dans le classement des plus beaux gestes de générosité, puisqu’il m’a déjà offert de bon cœur les deux premières machines de chez Sega. Cet homme est profondément bon.

Je ne sais pas si tes élèves mesurent bien la chance qu’ils ont d’avoir un prof comme toi Bast, mais moi en tout cas je suis vraiment heureux d’avoir pu te rencontrer. Alors la prochaine fois, tâche de venir sur 5 jours ! (on aura du rouge potable, promis)


*Perfectdams/Damien

Jamais oldies n’aura été aussi grand. Par la taille pour commencer, puisque je dois rendre pratiquement 20 centimètres au gaillard (50cm pour Greg), et puis surtout par le talent. Ce qui frappe d’emblée chez dams, outre le fait qu’il ne soit pas copain avec les coiffeurs ni avec les rasoirs, c’est sa motivation à jouer à tout ce qu’il peut toucher. Ce type est incroyable ! De nous tous c’est certainement celui qui a mis le plus d’enthousiasme à jouer au maximum de supports possible. En se plaignant régulièrement qu’il n’aurait pas le temps de jouer à ça, ni à ça, ni… EH ! OH ! Faudra venir 5 jours la prochaine fois garçon !

Véritable professionnel du pad sur Virtua Tennis 2, gros concurrent sur Street Fighter II, il a excellé sur tout ce qu’il a touché, sauf peut être Pop’n music (n’est pas Hebus qui veut, hu hu hu) et SingStar (n’est pas Petemul qui veut, hé hé hé).

Quoi qu’il en soit, ce fut un réel bonheur de rencontrer un mec aussi passionné par ce sujet. Si un jour un musée du jeu vidéo voit le jour, Dams en sera le gardien.


*Petemul/Pierre

L’homme au chapeau cache sous des dehors de timidité feutrée un esprit vif et définitivement oldies. Connu sur le forum pour sa répartie élégante et toujours de bon ton, il est de loin le plus oldies d’entre nous, consécutivement au fait qu’il n’a jamais possédé une console plus récente que la SNES. C’est donc avec un émerveillement non dissimulé et tout neuf qu’il a abordé l’ensemble des jeux pratiqués, la grande majorité de ceux-ci (en dehors du concours) tournant sur des consoles « new age ».

Véritable révélation musicale du séjour, son interprétation de Keane restera dans les annales, de même que sa générosité en or pur.

Et pour vous convaincre de la motivation du bonhomme : combien d’entre vous se serait tapé 22h00 de train aller-retour pour rester moins de 48h00 ? Tout ça avec une videopac sous le bras ?

Petemul lui l’a fait. Tu es grand mon gars. Très grand. Merci à toi.


*Pikazekiller/Jérémy

Certainement le oldies le plus discret du séjour. A peine si on a entendu sa voix. En revanche son rire aura été bien présent.

Marchand ambulant rivalisant avec Dams, il avait apporté dans son carton magique un merdier à faire bander Fiend (et des posters pokémons, et des figurines mask, et un mario party 3 tout neuf (encore sous gros blister nintendo), et des jeux en loose à la pelle…).

Grand adepte de la SNES, c’est avec conviction qu’il s’essaya avec Nash aux jeux les plus méconnu de la star de chez big N (sailormoon, battletoads, etc etc etc).

L’autre instrument de prédilection de Pika, c’est le micro. Autre interprète de talent avec Pete, nul doute que son sens du rythme a été développé par l’incroyable donkey konga (OUH ! CLAP CLAP ! OUH !).

Un garçon discret, tranquille, porté sur la vodka certains soirs, mais au demeurant vraiment sympathique et réellement joueur dans l’âme. Du tout bon !


BIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIITE !!

La remise des prix étant terminée, il est grand temps de passer aux choses sérieuses. Nous sommes désormais 14, et les nouveaux arrivant brûlent d’en découdre avec nous. Ah ah ah, les pauvres, chauds comme nous sommes nous allons les ridiculiser.





Quelques parties plus tard, la certitude que dams est un joueur hors norme a conquis chacun de nous. Loin du pastis des frères méjane ou de la vodka collégiale, dams est là pour tâter du pad et montrer à tous ce qu’est un hardcore gamer polyvalent. Excellent à streetfighter 2, il nous écoeure également à Pong (et à virtua tennis 2, et tout un tas d’autres jeux…) dans un tournoi organisé par ses soins pour le gain de la machine qui le fait tourner (une splendide antiquité au nom à coucher dehors). Et comme le but du tournoi de Pong était pour lui de se débarrasser de cette vieille merde console, il sera obligé d’organiser un tournoi de virtua tennis 2 pour ne pas la garder. Tournoi qu’il remportera également. Au final j’ai honte à avouer que je ne sais absolument pas qui est reparti avec mamie. Il me semble que cela s’est vaguement joué sur tetris SNES, mais bon…





Quoi qu’il en soit, Dams est bouillant comme une pucelle avant sa première fête votive, et il calme son monde à tour de bras.





C’est pour cette raison que je me rabats vers le feu en vue d’une gigantesque merguez party tandis que dans le lointain résonnent encore les cris de joie des joueurs sur la brèche.





Vient ensuite le temps de la bonne chère et de la boisson. Surprise, le cubi de rosé que Pete et moi avons acheté au shoppi (rien que le nom m’amuse) se révèle être du rouge. Enfin précision : un rouge abject. Sauf pour Bast qui la trouve plutôt gouleyante la vinasse. Etrange. L’éducation nationale a des effets surprenants sur les papilles.





Le repas finit fort tard, mais ne décourage pas les combattants. Sous l’impulsion d’un dams déchaîné et d’un Pika fraîchement débarqué (et qui se voit attribuer le même lit que Kotomi), les joutes reprennent de plus belle.





Rien de particulièrement marquant à ce sujet (comment Tam ? Oui, tu as « mis leur mère » à tous tes adversaires à street fighter III 3rd strike, j’entends bien, mais on en reparlera à l’occasion de ta prestation sur virtua tennis 2).





Petit à petit les gens gagnent leur couches sauf quelques braves, Raclette et Kotomi en tête, qui décident de veiller avec la ferme intention de montrer à cette putain de bouteille de Vodka qu’ils ne sont pas des paydays.





Et tandis que je m’écroule ivre de fatigue et de bonheur aux alentours de 2h00 du matin, rien ne pouvait me préparer à l’ouragan qui allait se déchaîner…

BIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIITE !!

Réveil en sursaut. Merde, mais qu’est ce que c’était ? CBL aurait-il encore cassé quelque chose ? En dormant ?? Il est fort, mais pas à ce point là tout de même !





LE P’TIT CHAT !!

Réveil total. J’ai localisé la source braillarde qui à présent a réveillé toute la maison. Kotomi a visiblement gagné son combat contre la Vodka, bien aidé par Raclette et Pika. Le premier hurle des BIIIIITE ! à pleins poumons, tandis que le second le relance pour être bien sûr qu’il ne s’endorme pas dans une forme pareille et que le troisième rigole à chaque mot avec un abrutissement éthylique caractéristique.





IL EST COMME CA BOWSER !!

Ah ah ah.

BIIIIIIITE !!

Hé hé hé.

Hé Koto ! Paye ta chatte !!

LE PTIT CHAT !?

Non, PAYE TA CHATTE !

BIIIIIIIIIIIIIIITE !





Oui, je vous vois rigoler devant vos écrans. Et vous vous demandez certainement d’où vient cette « biiiiiiite » qui revient à tout bout de champ. Simple. La veille nous avons organisé une petite séance de Bomberman DS en multi en utilisant le mode vocabombe. Vous ne connaissez pas ? Ce mode a la délicieuse particularité de faire péter vos bombes quand le micro détecte un son. Et c’est avec beaucoup de pudeur que je confesse que les seuls mots qui soient sortis de nos bouches à ce moment là sont « biiiiiiiiiite ! », « dans ton cul ! », « couille ! » et « aaaaaaaaaaaaaah ! ».





Et il faut bien reconnaître qu’entre un « dans ton cul » trop long, un « couille » pas assez percutant et un « aaaaaaah » pas vraiment rigolo, c’est encore la « biiiiiiiiiiite » qui s’en sort le mieux. Et croyez moi, 8 crétins qui hurlent « biiiiiiiiiiiite ! » à qui mieux mieux, c’est tordant.





Oui mais voilà, si c’est tordant au beau milieu de la nuit, ça l’est déjà nettement moins à 4h00 du matin. Et alors non stop jusqu’à 4h40, cela devient une incitation au meurtre avec circonstances atténuantes. J’avoue avoir failli craquer physiquement tant je n’en pouvais plus.





J’ai vaguement expliqué ma façon de voir les choses à Kotomi, ce qui l’a un peu calmé.


Le plaisir, c’est meilleur à plusieurs

Quelques heures plus tard, le réveil est difficile et je suis rongé de remords pour avoir parlé vertement à l’homme qui a switché deux de mes consoles.





Après avoir abordé le sujet à la table du petit déj’, je m’aperçois qu’en fait loin d’avoir été odieux, j’ai soulagé tout le monde. Et y’en a pas un seul qui a osé gueuler la veille ! Tas de couilles molles. Les remords se transforment en acidité, et l’idée d’une vengeance germe à vitesse grand V.





C’est Taz qui nous apportera la première revanche sur un plateau en se levant et en précisant à haute voix « Armel vous a fait chier hier soir ? Là il dort encore et il reste des glaçons dans le congélo… ».





La condamnation à la peine de glaçons dans le calbut’ tombe à l’unanimité des membres du jury, et c’est 10 oldies revanchards qui tombent sur un Raclette encore au fond de son duvet et essayent de le farcir telle une dinde de Noël (Noël Nash ! I wish you a merry… bon, j’arrête…) à l’aide de glaçons de qualité supérieure.





Kotomi se rend alors compte que la prochaine nuit risque d’être difficile pour lui.





Les têtes sont lourdes de la veille, et la nouvelle tombe : il n’y a plus de pastis, plus de vodka et seul un pauvre litre de gin persiste encore. Ni une ni deux, la décision de le sacrifier pour un cocktail maison du père bubus est adoptée. Ce soir, ce sera rose pour tout le monde ! (pour ceux qui se demandent, un cinquième de flotte, 4/15 (soit un tiers des 4/5 restant) de pulco, 4/15 de grenadine et 4/15 de gin. Demandez aux participants, c’est énorme).





Les atelier se repartissent petit à petit. Tam s’installe à son indéboulonnable place de leader à SFIII 3rd strike, Dams met des raclées à tout le monde un peu partout, Greg, Bast, Pika et Pete s’expliquent à Goldeneye, je me fait humilier à mariokart double dash, CBL et Ghost étripent du bon gros zombie qui tâche à House of the Dead III, Peach regarde, et Kotomi retourne régler la commande de Pete (une SNES black ‘n roll).





Puis CBL nous fait découvrir Mashed : Fully Loaded sur XBOX. Accroche immédiate, ce truc est funissime à jouer ! Encore un coup bas puisque après le pop’n music de Tam, c’est une nouvelle dépense que j’envisage sérieusement…


Fait cooooommeeeeuuuuuh Loiseau ! (air connu)

Fait la cuisine, mais ne te suicide pas, ce serait dommage.

Tam prend les choses en main, et c’est vrai qu’un vague appréhension nous a tous saisi en souvenir du riz de Peach.

Mais non, Tam exécute sans la moindre hésitation ni trace de fébrilité une recette savoureuse (que nous nommerons « Pâtes à la Tam » pour lui faire plaisir, et puis aussi parce que « Bolognaise améliorée » ça fait un peu commun…) à base de viande hachée, d’oignons, d’olives et…. de pâtes.

Franche réussite gustative, la quantité un peu limite en laissera toutefois plus d’un sur sa faim (MEA CULPA ! J’avais oublié les pommes au four du soir et gardé inutilement des pâtes en réserve. Fouettez moi avec des tagliatelles mal cuites).

Le ravitaillement terminé, nous retournons nous expliquer à l’intérieur, tandis que Greg et Raclette, infatigables petits baigneurs, descendent à la plage une ultime fois pour avoir le plaisir d’uriner dans la méditerranée.

Vous décrire l’état de félicité absolue de cette après midi là est totalement impossible. A titre de (faible) comparaison, imaginez 15 gamins totalement subjugués devant un arbre de Noël (Nash ! Noël !) bourré de cadeaux exceptionnels. La joie était parmi nous mes amis, et ce n’est rien de le dire.

Le soir approche, et je demande timidement à Kotomi s’il veut bien encore me switcher une console, une megadrive ce coup-ci, rapport au jeu japonais que Tam m’a conseillé et que j’ai eu la faiblesse d’acheter (et que je n’ai toujours pas essayé, m’enfin bref).

Celui-ci ronchonne un peu, mais le souvenir de ses exploits de la nuit passée et la promesse tacite d’une vengeance fulgurante infléchissent son humeur, et il se lance dans cet ultime travail.

Moins d’une heure plus tard, Kotomi est au bord de la crise de nerfs tant la machine lui résiste, et ce dans la plus grande indifférence générale puisque les rires et autres « DANS TON CUL ! » fusent devant les écrans. Seule Peach affiche une compassion sincère qui équilibre mon inquiétude à le voir ainsi malmener ma bestiole.

Mais il est écrit que ce n’est pas à Leucate qu’on prendra Kotomi en défaut. Dans un ultime sursaut d’orgueil, la console cède, et j’obtiens une somptueuse megadrive 60Hz qui enquille le jeu jap’. Encore une victoire du Lemmings sautillant (si vous n’avez pas vu danser Kotomi, ça vaut le détour).


Booooorn to beeee wiiiiiiiiiiiild !

Après un ultime repas tous ensemble au cours duquel c’est encore Noël pour bibi (Nash ! Noël !) puisque Petemul a eu la délicate attention de m’offrir deux albums de la série Donjon (que des naines en bikini pavent le chemin qui le conduira à la gloire de petits meteos en guimauve (parce que de toute façon il craquera pour la DS un jour ou l’autre… ), nous décidons enfin de nous lancer dans l’aventure la plus ridicule qui soit sur un plan ludique : SINGSTAR !

Pour ceux qui ne connaissent pas (mais vous vivez dans une poubelle ou quoi ?), singstar est une juste un karaoke à la sauce PS2 où le soft détecte la justesse de votre voix et vous attribue des points en fonction de votre prestation.

Alors autant le dire tout de suite, à part Pete, pas grand monde n’a été brillant. Mais putain on s’est vraiment marré.

A l’heure où j’écris ces lignes, la vidéo tournée pendant cette phase est réellement sombre et peu explicite. J’espère que Taz saura la rattraper pour vous faire profiter de moments mythiques comme :

-Taz torse poil accolé à Bast pour Born to be wild

-Hebus et Zifnab chapeaux de cowboy sur la tête et zapper à la ceinture pour un YMCA endiablé

-Ghost et CBL en plein « personnal jesus » essayant d’invoquer le démon parmi nous

-Kotomi et Dams en pleine love story au cours d’un « i got you babe » qui dérape un peu métal sur la fin

J’en oublie plein, plus ceux que nous n’avons pas filmé. Il faut toutefois rendre hommage à Petemul qui a écoeuré tout le monde sur Keane – Somewhere we only know. Un grand moment artistique et émotionnel. J’ajoute que le bougre a chanté tout seul qui plus est. Enfin si j’avais reconnu la chanson, je me serai précipité à ses côtés. Mais avec le recul je me dis que c’est bien ainsi, parce que j’aurai pourri sa performance.

Allez Pete, un peu de bodybuilding, des vêtements de teenager façon fashion victim, et en route pour la star ac’ !

La session de chant durera fort tard, et n’épargnera pas le peu d’énergie qui restait à nos cordes vocales. C’est donc totalement aphones que les gens quittent un à un la piste pour leur dernière nuit à Leucate.

Les plus braves décideront de brancher un SNES sur le vidéo projecteur pour une dernière séance de Street Fighter II sur écran géant. Je rétame Tam, Nashounet m’explose, Dams explose Nashounet, etc etc etc. La manette tourne, et c’est un réel plaisir de constater que plus de 13 ans après, le titre d’arcade le plus marquant du siècle dernier n’a pas pris une ride, et qu’il est encore possible de trouver de gros compétiteurs pour en découdre, même à 2h30 du matin. Je pense qu’avec le recul c’est à ce moment là qu’on a touché du doigt le véritable oldisme. Un moment de communion entre joueurs extrêmement touchant sur un titre auquel nous jouions ado. Un véritable retour aux sources en quelque sorte. Ce soir là, nous avons tutoyé 1992, et en tendant bien l’oreille on aurait presque pu entendre Soft Cell à la radio, voire regarder avec plaisir Jean-Pierre Papin et Eric Cantonna se faire étriller par le Danemark à l’Euro suédois en allumant la télé. Merci pour ce moment magique messieurs.


T’AS LE MENTAL !

Et il valait mieux l’avoir en ce dimanche matin. Personne n’en parle, mais tout le monde a le cœur gros . La fête est finie, et devant l’énormité de la performance réalisée par tous, chacun d’entre nous est pleinement conscient que la descente va être très dure à encaisser.

Alors on s’occupe comme on peut. On boucle son sac en cherchant partout ce putain de cable d’alim’ qu’on est sûr d’avoir apporté, on range le bordel de la veille, on commence à passer l’aspiro (merci encore à Peach sur ce coup là), on prépare la serpillière (et on la file lâchement à Bast), on évacue la maison petit à petit, ou on finit de déjeuner en vitesse. Bref n’importe quoi pour ne pas penser que ce qu’on vient de vivre est sur le point de se terminer.

La maison sera rendue propre, et ça c’est un point qui me satisfait au plus au point. Non seulement cela clos définitivement le jugement que je porte sur les acteurs (ce sont des gens biens et responsables), mais surtout ça laisse la porte ouverte à une éventuelle session « L’E 4 2k6 – The Fight is Everything ».

La descente des paquets s’organise efficacement, et bientôt nous voilà tous parti pour la gare de Leucate-La franqui qui bat à cette occasion un nouveau record d’affluence (13 personnes un dimanche ! du jamais vu !).

La séparation est bourrue, maladroite comme un discours de remerciement d’Hebus, mais les regards ne mentent pas. La fierté, le bonheur et la tristesse se lisent au fond des yeux de mes compagnons.

Si je voulais travailler sur TF1, je pourrais tourner les choses ainsi : « A tant vouloir chercher le bonheur on finit parfois par se brûler l’âme. Impression fugace d’un plaisir éphémère enfui, c’est la tristesse qui prend le dessus sur des sentiments qui pourtant crient « encore, encore ». Et puis la vie efface les peines, trace son chemin, mais en gardant au fond du cœur cette blessure intime qui couve telle une douleur lancinante qui appelle de tout son être le retour des jours heureux, aux temps de l’insouciance partagée qui….. »

Et vous vomiriez tous en moins de deux.

Mais comme j’écris pour Nes Pas, le site qui en a, je dirai simplement merci. Un merci immense, colossal, à tous ceux qui ont participé à cette fête. Nous voulions réaliser quelque chose de grand, d’unique, et sans fausse prétention aucune, je pense très sincèrement que nous sommes allés bien au-delà de ce simple objectif. Avec la certitude qu’un jour nous recommencerons. Finalement, le seul problème réel qui s’opposera d’année en année sera le nombre limité de participants. Les tickets pour Leucate sont chers, et j’en suis le premier navré. Mais l’aventure est trop belle pour qu’on s’arrête à ça.

Nouvelle référence des oldies sessions nationales ? Réunion d’adolescents attardés ? Simple moment de jouissance partagé entre adultes consentants ? L’avenir nous le dira. Mais durant ces 5 jours nous avons senti l’esprit du site se renforcer en nous. Plus jamais les échanges sur le forum n’auront la même saveur. Et il me faudra longtemps avant de pouvoir refaire une partie en multi.





Le oldisme ne s’arrêtera pas à une enchère sur ebay. Leucate 2005 c’était beau, c’était grand. Nous l’avons fait. Pour nous. Pour vous.



T’as l’mental, lâche rien !! : (Leucate French Oldies Contest)

Outre tout ce que vous avez pu lire ci-dessus, Leucate 2005 fut le lieu d’un combat titanesque pour remporter un prix extrêmement convoité et offert généreusement par le légendaire kotomi : une megadrive switchée par ses soins. Ca et le plaisir d’avoir souillé l’honneur de tous les autres candidats. Parce que c’est pas parce qu’on s’apprécie qu’on va mollir ! Ah ça non !!

Les modalités de participation, dictées par Tam, sont simples : chaque participant amène un petit cadeau pour participer au concours, ainsi qu’un jeu de son choix avec pour consigne de choisir un jeu relativement méconnu du grand public afin de les faire découvrir aux autres joueurs.

Afin de ne pas se déchirer en une lutte fratricide sans intérêt, les Mejanes Brothers (Ecstazy et Racletteman) annoncent qu’ils participeront au concours comme un seul participant. Oui, comme les deux jumelles de la star ac’ de l’année. Heureusement, ils assureront une meilleure prestation.

Le gagnant de chaque jeu empochera 11 pts, le second 8, le troisième 6, puis 5,4,3,2,1 et 0 pour le dernier, celui qui propose le jeu ne participant pas pour éviter tout favoritisme déplacé.


Voilà le récit détaillé des épreuves. Je précise en avant propos que l’ordre (ou les duels) ont été tirés au sort à chaque épreuve par une main innocente (bien que l’innocence de la dite main, voire de sa famille proche, ait fréquemment été remise en question…), et que l’exactitude des faits est totalement subjective puisque c’est moi qui tient le stylo…. gnak, gnak,gnak.



Epreuve n°1 : Gumshoe (Kotomi) – Meilleur score en 3 vies


Merci Koto pour nous proposer l’un des jeux les plus ignobles de la NES de part sa difficulté (entres autres…). Ca nous aura au moins permis de toucher un zapper durant le séjour.

Les participants commencent joyeusement et meurent comme des merdes assez rapidement. Seul Nashounet s’en sort honorablement dans la première partie de la compétition. Puis vient mon tour. Après deux premières vies totalement catastrophiques, j’écoeure définitivement l’assistance avec une 3 ème vie touchée par la grâce. Coup dur pour Nashounet qui se voyait déjà en tête puisque je viens le coiffer sur le poteau d’une courte tête (17560 à 17330, ou un truc du genre). Ghost s’arrache pour obtenir une médaille de bronze méritée. Les autres participants retournent boire des bières pour noyer leur incompétence.

And the winner is : Hebus San



Epreuve n°2 : Pop ‘n music (Tam) – Duels


Tam nous propose une joute amicale sur un jeu totalement barré tournant sur PS2 : Pop ‘n music. Et pour nous départager, nous aurons le plaisir d’utiliser le contrôleur qu’il a lui même fabriqué et dont vous trouverez le détail dans les pages du forum. Cerise sur le pancake, l’épreuve se déroulera en plein air, de nuit, sur écran géant, avec la sono à fond. Le pied.

Pour ceux qui ne connaissent pas le principe, pop ‘n music est un jeu musical dans lequel il faut frapper de gros boutons poussoir colorés en rythme avec la musique. Les musiques sont typiquement jap et donc totalement entraînantes. Il y a 9 boutons, mais en duel, seuls 3 d’entre eux sont utilisés par chaque participant, plus un 4 ème pour lâcher une grosse furie dévastatrice dans la gueule de son infortuné adversaire (bouffe ça gros con !).

Autant Gumshoe m’avait laissé de marbre, autant ce jeu là a été une révélation pour beaucoup de monde. C’est bien simple, je ne pense plus qu’à fabriquer un contrôleur et à acheter cette chose asservissante à souhait. Les luttes sont âpres (ou pas, on sent bien que certains n’ont et n’auront jamais le sens du rythme, et qu’ils ont du cravacher dans les boîtes de nuit pour essayer de chopper…). Et c’est là que survient le deuxième fait marquant. J’affronte Nashounet en qualifications, et après deux manches de haute volée, nous nous retrouvons sur les chants de noël (version jap, ne l’oublions pas) pour nous départager. Pression trop grande ? Fraîcheur intense de la nuit ? Je ne sais pas, mais toujours est-il que Nashounet me bat d’une courte tête… enfin le croit-il. Et c’est vrai que la mélodie laissait entendre que la chanson était arrivée à son terme (We wish you a merry Christmas). Alors en avance de 5000 points (considérable à pop ‘n music), soutenu par une foule en délire qui ne souhaitait qu’un seule chose : ma perte pour éviter que je remporte deux épreuves d’affilée, Nashounet lève alors les bras au ciel dans un accès de frénésie jubilatoire totalement ridicule, et n’entend pas les cris de Tam (arbitre de fait) qui lui sont adressés « C’est pas fini !! C’est pas fini !!!! ».

Il ne s’en relèvera pas. Je termine en trombe avec 1000 points d’avance devant un public médusé et un Tam pris entre l’hébètement et le fou rire.

Miracle du repêchage dans les duels à 9, Nashounet sauve son cul et se retrouve en finale contre moi. Histoire de ne pas laisser le doute s’installer, je lui tamponne un joli 2-0 sur la rondelle, non sans omettre de lui chantonner « i wish you a merry christmas, i wish you… » bien senti en fin d’épreuve. Nashounet n’a pas pu trouver le sommeil cette nuit là. Je crois qu’il a parlé de cauchemars où il essayait de me tirer dessus avec un zapper alors que j’étais habillé en père noël…

A noter que Ghost touche encore une fois du bronze.

And the winner is : Hebus San



Epreuve n°3 : Bumpy (Zifnab) – Aller le plus loin possible avec 2 vies (départage au score)


L’ami Zifnab nous a préparé un beau retour dans le temps avec ce jeu mythique du CPC. Autant vous dire que j’étais joie intense. S’il y a bien un jeu que je maîtrise de bout en bout, c’est bumpy. Bien évidemment, Tam a crié au scandale, et que voilà c’est bon, y’a qu’à lui filer directement la megadrive et on arrête, et gna et gna et gna. Et si je répondais « meeeeuh non, c’est pas fini », il n’empêche que son scénario catastrophe me convenais tout à fait.

Oui mais voilà, masteriser bumpy avec un clavier est une chose, y jouer sur un émulateur Xbox avec un gros pad de merde une toute autre. La latence du bouton de saut est proprement scandaleuse, et pour un virtuose de la bouboule qui saute tel que moi cela s’est révélé définitivement mortel. Au final c’est donc Tam (qui bizarrement ne criait plus du tout au scandale) qui s’impose, alors que je m’en sors honorablement avec une deuxième place uniquement due à mon score, puisque la quasi totalité des participants est morte au même niveau.

Ghost finit de nouveau en bronze.

And the winner is : Tam



Epreuve n°4 : SpeedBall 2 (Hebus San) – Duels en 2 matches (cumul des points)

Quelle joie de proposer un étripement en règle à speedball 2 sur l’amigaCD32 de Tam. Bien que ce dernier et Zifnab soient clairement avantagés, la compétition laissait la part belle aux outsiders. Et c’est dans l’indifférence générale que les qualifications pouvaient commencer. Heureusement que j’ai payé de ma personne (et de mers cordes vocales) pour animer un peu les débats. Débats survolés dans un premier temps par Zifnab, Tam, et…. Ghost, le choix des pads megadrive pour jouer n’y étant certainement pas étranger.

C’est une demi finale de rêve qui opposait Zifnab à Tam et qui voyait ce dernier s’imposer au cours du deuxième match après une exceptionnelle utilisation de la technique putassière de la rampe en folie. Zifnab s’inclinait malgré une belle résistance. L’autre demi finale envoyait un Ghost en pleine euphorie en finale au détriment d’un Nashounet un peu timide face aux cages.

Par contre la finale fut la scène d’un étrillage dans les règles de l’art. Avec plus de 200 points dans la musette et moins de 20 points marqués, Ghost devait reconnaître sa défaite devant un Tam survolté qui a eu le mérite de respecter son adversaire en lui infligeant tout ce qu’il était humainement possible d’infliger à speeball 2 au cours d’un match. Tout y est passé, un véritable catalogue des techniques connues.

And the winner is : Tam



Epreuve n°5 : Micromaniacs (Nashounet) – Gros bordel à plusieurs


Vous ne connaissez pas Micromaniacs ? Ca tombe bien, nous non plus. Enfin seul Tam connaissait. Donc favoritisme dégueulasse, mais passons. Micromaniacs est un jeu plaisant ressemblant à s’y méprendre à Micromachine, sauf qu’au lieu de petites voitures on y contrôle de petits personnages pas attachants pour deux sous, et ridiculement accoutrés. Une sorte d’adaptation des minipouss en quelque sorte. Enfin la ressemblance avec micromachine s’arrête assez vite dès lors que l’on tente de paramétrer la partie pour y jouer à 8. S’installe alors un immense bordel totalement chaotique où chacun tente désespérément (et vainement) de choisir un perso et de valider son choix. Et ce n’est pas un Nashounet légèrement dépassé par les évènements qui aura été d’une quelconque efficacité sur ce coup là… (booouuuuuuuuh). En clair, une première partie des joueurs se sont affrontés à 4, le perdant a dégagé, et les 3 restants ont rejoint les 5 autres participants pour une manche finale à 8. Oui, non, moi non plus j’ai pas tout compris dans l’organisation des poules. Mais bon comme c’était tiré par une main innocente (vu que j’ai évité la première partie), on oubliera ce détail (peach non, puisque c’est elle la victime du couperet malheureux).

Quoi qu’il en soit, la « finale » s’est déroulée en moins de 70 secondes montre en main. Dans une incroyable bouillie de pixels au framerate désastreux, c’est Zifnab qui aura su le mieux tirer son nabot hors de la mêlée (peut être a-t-il fermé les yeux ?). Avec une victoire éclair, et à cause des 25 minutes passées à essayer de paramétrer cette foutue course, la compétition s’est arrêtée là, avec un classement attribué en random le plus total à chacun d’entre nous par une console délicieusement inspirée puisqu’elle relègue Tam à une place catastrophique alors qu’elle m’alloue une merveilleuse (et totalement imméritée, soyons francs) 4 ème marche. Ah, si vous croisez Tam, ne lui parlez pas de cette partie du séjour. Enfin moi je dis ça dans votre intérêt…

And the winner is : Zifnab



Epreuve n°6 : Tetris Attack (Benjamin) – Duels


Enfin un affrontement sur la reine des 16 bits. CBL nous propose une lutte sur un jeu haut en couleurs criardes du meilleur goût jap’.

Autant vous prévenir tout de suite, ce jeu est une merde. Et n’allez surtout pas croire que je dis ça parce que je me suis fait balayer les roubignoles dès le premier tour par Greg hein. Oh non, non, non. Enfin peut être qu’il y a un peu de ça finalement. Bref.

A jeu minable, gagnant minable, et c’est donc Tam qui va s’imposer (oui c’est mesquin, mais alors qu’est ce que ça soulage…) après une finale relevée contre Racletteman. A noter la belle prestation de Kotomi qui se hisse en demi finale, tout comme Nashounet. Au moins les parties auront été rapide, mais la digestion aura été difficile pour beaucoup d’entre nous (je déteste les duels, c’est clair maintenant).

And the winner is : Tam



Epreuve n°7 : MotoRacer (Mejane Bros) – Meilleur temps sur la course n°2

Petit jeu sans prétention, MotoRacer est pourtant un excellent titre… que j’ai pratiqué de longs mois durant il y a quelques années de cela. Nouveau cri de Tam (« Scaaaaaaandaleux ! »), et nouveau sourire carnassier de bubus (je vais vous pourrir vos faces). Comme on s’y attendait, je survole la compétition sans réel adversaire à ma mesure, même si kotomi m’a légèrement fait trembler (mais il a oublié de prendre les icônes rajoutant du temps, et s’est donc fait disqualifié avant la fin des 2 tours). Le Troll conforte donc son avance, mais Nashounet reste dangereux, tout comme Tam qui finit honorablement.

And the winner is : Hebus San



Epreuve n°8 : F1 Race (Gregoraktor) – Meilleur temps sur le circuit australien


F1 race est l’archétype du jeu de F1 sur Gameboy. Facile à prendre en main, sans option à part une barre de nitro généreuse, et épuré de tout concurrent à l’écran. De plus, le circuit proposé par Greg est d’une simplicité lumineuse. Le classement viendra donc récompenser la seule compétence de pilotage, et rien d’autre.

Et dans cette catégorie, c’est Nashounet qui a la plus grosse paire. Il bat les Mejane Bros. et un Hebus San pourtant inspiré d’une courte tête.

Au loin, on entend un refrain dégoûté que Tam prononce toutes les 12 secondes : « Ouais, ben j’ai freiné ».

Au global Nashounet se rapproche très dangereusement de moi, Tam reste lui aussi au contact (« Oui, peut être, mais de toute façon j’ai freiné »). Belle remontée des Mejane Bros. qui fondent sur Ghost en plein doute existentiel.

And the winner is : Nashounet



Epreuve n°9 : Ball Jacks (Ghost Rider) – Duels


Que ceux qui ne connaissent pas Ball Jacks lèvent la main. Ok, baissez tout, j’explique. Ball Jacks oppose deux crabes mécaniques (vous remarquez comme ça part bien déjà ?) avec des pinces mobiles à ventouse (oui, de mieux en mieux) telles deux petits fulguropoings qu’il vous faudra propulser dans le camp adverse pour chiper les 2 boules de l’adversaires pendant qu’elles défilent sur un tapis roulant situé derrière son crabe. Oui, si Sega a coulé, c’est aussi à cause de la drogue, trop peu de gens savent ça. A noter qu’un jeu peut traiter de boules et de petits crabes sans pour autant s’appeler le morpion…. HUMOUR ! Ahem.

Et si le ridicule ne tue pas, votre adversaire a lui ce pouvoir. En effet, en ramenant les boules vers son camp, il peut vous toucher et vous infliger de sérieux dégâts. Trop de dégâts, et votre crabe explose. Il vous faudra donc le traîner jusqu’au garage pour le faire réparer (mon Dieu, tout ceci est d’une logique froide et implacable).

Comme chacun sait, je conchie les duels. C’est donc sans grande surprise (mais avec un immense « bordel, je suis DEGOUTE ! ») qu’une fois de plus je m’incline devant un Gregoraktor en passe de devenir ma bête noire officielle. Tam s’en sort mieux, puisqu’une main dégueulasse de partialité lui a permis d’éviter le premier tour. Peu de différence puisqu’il succombe à la tornade Nashounet que même un Benjamin très inspiré ne peut contenir en finale. Nashounet finit donc ce concours en trombe et il gagne une troisième place au général avant la dernière épreuve. Tam se classe 5 ème alors que je finis en queue de peloton avec la flopé des 6 èmes ex aequo.

A noter l’humiliation suprême subie par Raclette qui succombe aux assauts de Peach en quart de finale.

And the winner is : Nashounet



Epreuve n°10 : Roadsters (Peach Melba) – Meilleur temps sur la première course


C’est avec une certaine fébrilité que les concurrents abordent cette ultime épreuve. Pourquoi ? Pour diverses raisons : J’ai une énorme pression sur les épaules parce que je sens que malgré mon maillot jaune permanent je peux tout perdre sur les Champs Elysées, Tam râle toujours de plus belle contre cette saloperie de console de merde qui lui a filé un score en random à cause du nom de son perso à Micromaniacs, Racletteman sent que l’heure du pastis approche, Nashounet parce qu’il sait qu’il est dans la spirale de la gagne et qu’il est prêt à se couper les bourses au fer à souder tellement il veut le gros lot, Gregoraktor parce qu’une jeune fille marche sur la plage à 750m de nous, Zifnab parce les mouches commencent à vraiment l’emmerder, Peach parce qu’elle sait qu’un immense vaisselle l’attend encore ce soir, Benjamin parce qu’on a été obligé de toucher sa Xbox pour faire de la place à la N64 de Peach, Ghost parce qu’il sait qu’il a définitivement perdu le bronze, Ecstazy parce qu’il a senti la nervosité de son frère à l’approche de l’apéritif, Kotomi parce qu’il va devoir encore bosser pour la SNES « black’n roll » de Petemul, et Petemul parce qu’il appréhende légèrement la soirée vu la tension ambiante.

Le petit chapeau avec les noms est prêt, et c’est la main de Peach qui va dicter l’ordre des concurrents. Le ciel s’assombrit, les mouches s’affolent, et au loin le ricanement narquois et rauque d’une grosse mouette déchire le silence comme on casse un cristal.

Et puis tout bascule. Dans une scène qui me hante désormais aux heures les plus secrètes de mes nuits, Peach déplie le premier papier et le verdict tombe : Hebus San s’élancera le premier. Sans jamais avoir vu le circuit, ni touché à ce jeu. Les mauvaises langues (Tam) diront que c’est un juste retour des choses étant donné que j’ai été largement favorisé à bumpy (faux, la preuve, il a gagné le sale petit morbaque à lunettes) et à motoracer (mouaisgrmblmaisbonohfautpapousser). Toujours est-il que je n’ai plus d’échappatoire, je suis condamné à l’exploit en public pour tuer le concours. Stress ignoble, je ne saurais si ça passe qu’après le passage de Tam et Nashounet qui mathématiquement sont encore les seuls à pouvoir me rejoindre au général.

Vingt minutes se sont écoulées. La mâchoire crispée je contemple Nashounet qui danse nu au milieu du salon, des mouches collées sur le bout. La petite raclure de cuvette de chiotte a signé le 3 ème temps, alors que je me vautre comme une merde à la 7 ème place. J’ai joué la prudence, et ce cancrelat gluant a profité de partir en 6 ème position pour apprendre le circuit par cœur. Tam, qui a réussi cette épreuve mieux que moi est également perdu dans ses pensées. Il finit 2 ème ex æquo avec moi au général. Je pense qu’il ressasse encore un « j’ai freiné » couplé à un « putain de score random ». A ce sujet, il est assez triste de noter que finalement je touche de l’argent grâce aux largesses d’une PSX.

L’histoire retiendra donc que les Trolls supportent mal la pression, que Tam est d’encore plus mauvaise foi que moi (spécial dédicace Tamichou), que Nashounet est d’un opportunisme insupportable (mais regardez ! il a remporté que deux épreuves putain !!) et que c’est Ecstazy qui a remporté cette dernière épreuve en mettant une bonne demi seconde à tout le monde (et raflant ainsi la dernière marche du podium).

Et dire que si j’avais adopté le mode de récompense de Tam (à savoir seul le vainqueur de chaque épreuve repart avec un cadeau, celui qui en a gagné le plus repart avec la megadrive) je me serai gavé… Mea maxima culpa, fluctuat nec mergitur, et pronfondus in anusum.



Donc pour la postérité, le classement du premier Leucate National Oldies Contest :

o 1 er : Nashounet
o 2 ème ex æquo : Hebus San et Tam
o 4 ème : Mejane Bros.
o 5 ème : Ghost Rider
o 6 ème ex æquo : Gregoraktor et Zifnab
o 8 ème : CBL/Benjamin
o 9 ème : Kotomi
o 10 ème : Peach Melba

Merci mille fois à tous pour votre participation, en espérant vous la mettre bien plus profond l’année prochaine ^^.



Bonus track : les petites phrases cultes


Tam : «J’ai freiné »
Hebus San : « C’est énooooooooooorme !! »
Nashounet : « J’ai battu Hebus, j’ai battu Hebus ! Hein ? Mais ?! NON !! »
Tam : « Ouais ben une compet’ en randomize c’est vraiment trop top les mecs, bravo… »
Kotomi : »Biiiiiiiiiiiiiiiiiite !! »
Tam : « IL EST COMME CA BOWSER !!! »
Kotomi : « LE P’TIT CHAT !! »
Mejane Bros. : « X paie ton cul allez, alleeeeez !! » (remplacez X par n’importe lequel des participants)
CBL : « La Xbox c’est génial » avec l’intonation de J. Bonaldi qui se tache le slip dès qu’il présente un truc terrible mais qui là, pas de bol, marche pas.
Kotomi : « Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiite !! »
Petemul : « Oh simple things, where have you gone ? I’m getting old and i need something… »
Raclette et Greg (devant le rayon alcool du supermercat à la frontière espagnole) : « … »
Hebus San : « I wish Nash a merry christmas, i wish Nash a merry christmas… »
Greg : « Yarmat ! »
Raclette : « Ah polenta se prononce « polente » ? » - Tam : « ouais, sinon ça veut dire que t’en es »
CBL : « Je crois que j’ai bouché les chiottes »
Hebus San : « Ah prosit se prononce « prost » ? » - Raclette : « ouais, sinon ça veut dire que t’en es »
CBL : « Je crois que j’ai fait exploser l’ampoule de ma chambre »
Kotomi : « Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiite ! »
Nashounet : « Sans prétention, la victoire n’est rien »
CBL (pendant la remise des prix) : « Pour sauver Tam, tapez Nashounet ! »
Ecstazy : « Enfin… c’est pas ça qui nous ramènera Marie Trintignant »