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SNES : soyez sympa, switchez-la

Toujours plus loin toujours plus haut ! par EcstazY
Salut ami(e) internaute, tu as toujours rêvé d’utiliser ta SNES en 60Hz, de découvrir les jeux de nos ami(e)s ricain(e)s ou japonais en pleine vitesse ? Non ? Et bien tu es un gros blaireau, ah ah mon dieu qu’est ce que ça soulage tout ça ah ah ah. Eh bien moi je suis dieu tout puissant par rapport à toi. Oui. Tu en doutais ? C’est normal, je te dis que tu es inférieur(e). Bon, je vais arrêter de faire « ah ah » et de penser que le oldies est une femme. Oui, marre des « (e) ». Désolé, je ne suis pas misogyne, mais j’en ai ras le pompon je perds du temps là. Bon avançons.



J’avais lu sur le net il y a belle lurette un site proposant de switcher sa SNES. Oui, ce site existe même encore. www.switch-snes.com vous pouvez allez voir. En le lisant, avec son français approximatif, à l’époque un design vraiment euh… Approximatif. Je dois dire que j’avais douté de la véracité des propos de ce site. J’ai douté. J’en porte le blâme. Mais ayant un nombre surhumain de SNES, je me suis dis que je pouvais tenter l’aventure. Ca ne me coûtait rien de bien gros. Quelques misérables euros tout au plus. Et même pire. J'ai bien l'air d'un abruti maintenant, car ça marche. Oui, pourquoi aurais-je fais un dossier sur un truc qui ne marche pas ? Ah ah (mince à ma censure)

Je vais donc vous conter toute la manipulation de A à Z, pour pouvoir profiter de votre SNES à fond. Suivez le guide (qui au passage n’est pas rémunéré. Il y a un lien « paypal » en bas de la page pour les dons. Non, je déconne…)

Tout a commencé par la SNES. Oui, j’ai pris une vieille qui traînait sous mon lit, d’une couleur approximative, bien poussiéreuse, d’un genre qui ne sert à rien. Je me suis dis que je pouvais la sacrifier pour la cause. Il m’a donc fallu l’ouvrir. Dès le départ les ennuis. Avez-vous déjà tenté d’ouvrir votre SNES ? Non ? Et bien si vous avez essayé, vous avez du voir que les vis sont des vis de $^ù$^ù*$ bien spéciales. Aïe. Si dès la première étape c’est la bûche, c’est le drame. Un bon Martini, et le courage est là. Ainsi que la casquette de plomb à la prochaine étape, mais on verra plus tard. N'oubliez pas (ça peut paraître idiot, mais j'en connais...) qu'il faut décharger votre SNES avant n'importe quelle manipulation. C'est à dire la débrancher, et l'allumer à vide, pour tout décharger. C'est gentil pour elle.

La solution consiste à se fabriquer un tournevis avec un bic. Oui. Vous n’y croyez pas ? Je vais vous expliquer. Vous prenez un vieux bic à sacrifier lui aussi (beaucoup de sacrifices, on se croirait revenu au temps des aztèques). Vous le faites chauffer avec un briquet, et vous le mettez rapidement au fond d’un trou de SNES. Oui, vous patientez 10 minutes que ça refroidisse bien, et vous pouvez le ressortir de son trou. Superbe. Vous avez un tournevis à pas cher ! Admirez cette technique de pauvre qui marche nickel, bon dieu je tue tout ah ah (mince c’est vrai j’avais dit que j’arrêtais de rire)

Et le voila mon Bic de Compétition. Le modèle "CM1 CM2" que j'ai retrouvé entre deux cahiers de dictée. Mon dieu des années que je n'avais pas vu un bic. J'en pleure encore d'émotion .


Hop, on chauffe la bête, et on la plonge dans les entrailles de l'engin .


Et on en ressort un tournevis de folie, tout propre.



Et j’ai dévissé ma première vis. Non, je déconne, j’ai essayé. Je plante mon bic de merde dans le trou et je tourne. Nickel ça tourne bien. Propre. Je continue, ca va de plus en plus vite, je dévisse grand train. Je soulève pour voir. Rien. La vis n’a pas bougé d’un millimètre. Rogntudju. Je viens d’exploser mon bic en grand. Ridicule. Comment j’ai pu croire une minute à une connerie pareille… Mon dieu. Je n’ai pas de tournevis idéal. Et je ne sais même pas ce qu’il faut ; Bravo. Je sèche à la première étape… Non, je ne craquerai pas maintenant, il en faut plus que ça pour m’abattre, yah ! Oui, j’appartiens à la race des vainqueurs, je suis taillé pour la gagne, je survis 6 mois dans la jungle en mangeant mes propres excréments. Je vais donc acheter un tournevis adéquat.

Il me faut donc une clé à tube de 4mm. Ok. Ca sonne bien, c’est un instrument frais et de bon goût. Un petit tour au BHV. Un coup de rayon quincaillerie. J’adore ce rayon, on y trouve de tout. Un conseil, une clé, un prix. 4 euros. Holly bishop. Bon ça ira cela a une bonne tête, je devrais pouvoir en faire quelque chose. Au pire ça fera un beau pied de lampe. Je rentre chez moi, et j’ouvre la bête. Ca marche, miracle. Un petit coup de tournevis cruciforme, et hop les plaques en alu sautent aussi. Je ne vous ferai pas l’injure de vous détailler comment détacher le circuit imprimé, je vous prends pour des gens réfléchis. Bon vous retirez le circuit imprimé. Aucune résistance. Sauf quelques vis vraiment chiantes, comme si elles étaient soudées par une sorte de Musclor chinois, gavé de soja et autres exfoliants naturels. Mais rien de bien compliqué, j’ai plié des chaises longues pour moins que ça.



Une fois le circuit imprimé dégagé, il m’a fallu tout rassembler. Tout le nécessaire. Oui, on ne switche pas une SNES en l’ouvrant et en la regardant. Non, il vous faut un minimum. J’aurais du commencer par là ? Non, je ne suis pas conventionnel, je n’ai aucune raison de faire comme tout le monde ah ah (merde, encore un rire de trop) Il vous faudra donc :



* un fer à souder (oui, pour faire des soudures)
* de l’étain (oui pour faire des soudures)
* une résistance de 2.2 Kohms
* 2 interrupteurs 2 positions à 3 pins
* Du fil électrique fin (de différentes couleurs, c’est mieux pour s’y retrouver)
* De la patience
* Un cerveau
* Des yeux
* Du martini



Je pense qu’avec ça on peut commencer. Oui, on peut commencer. Si vous avez bien détaché le circuit imprimé, vous avez la carte principale, et un bout de plastique gris foncé avec, là où il y a les prises vidéo et d’alimentation. Et bien c’est là où nous placerons les deux interrupteurs. On va les placer l’un à côté de l’autre. Il va falloir faire des trous côte à côte. Ni trop loin ni trop près. Avec un peu de cerveau, hop c’est bon. Perso je les ai faits au fer à souder. Ca transperce le plastique comme du beurre, c’est un peu crado, mais un bon coup de lime et il n’y paraîtra plus. Hop j’ai deux trous. Nickel. Je passe mes interrupteurs, ils rentrent nickel. Je les visse. Ils tiennent bien en place, on va pouvoir commencer le travail sérieux.

Hop on se la joue pro. Des marques de visée, "y a plus qu'à"


Hop là c'est moins pro, gore même. Mais ce sont des trous c'est tout ce qui compte.


Et ça rentre... Comme papa dans maman.




Oui, il n’y a pas que du drôle obligatoirement. Tout se mérite dans ce bas monde. Et là on rentre dans la partie ardue. Il faut tout d’abord localiser 3 puces sur le circuit imprimé. On a tout d’abord F413, « Bonjour F413 » (voix des oldies en furie), puis vient ensuite S-PPU1 et S-PPU2 qui sont côte à côté. Là, je vous le dis tout de go, on va dessouder une patte sur chacune de ces puces. Oui, dis comme ça, dessouder une patte ça n’a rien de bien violent. Mais quand vous voyez la taille des pattes, il y a de quoi devenir hystérique. Même pas un millimètre de diamètre, du travail d’artiste. C’est là où j’ai exploité utilisé les services de VitaEterna, car à une main je dois dire le défi tourne au massacre. Alors on va commencer par F413 « Bonjour F413 » (euh non lah ça suffit hein ?)

Pour F413, en la prenant de face, il va falloir localiser la partie basse de la bête. Oui, regardez les photos, ça ira plus vite. Et détachez la quatrième patte en partant de la gauche. Voila. Hop, je vous donne la technique du chacal en exclusivité. Oui, je sais je suis grand tout le monde est d’accord là dessus. Il faut chauffer la patte, en laissant le fer à souder dessus. Puis, avec une aiguille, faire levier pour la lever. Ca se fait sans trop trop de douleur. Enfin façon de parler on a mis un temps infini quand même pour la première. Mais c’est fait. Vous la relevez bien, sans la casser c’est important (vous vous en doutez…)

Voila F413, avec la patte à soulever. Oui, c'est du travail de précision, mais quand on aime, on ne louche pas...


On ne voit peut être pas grand chose, mais la patte est bien relevée, si si


Passons maintenant à S-PPU1. Là pareil, on la regarde de face et on dessoude la septième en partant de la droite. Bon, vous commencez à avoir le coup de main, je ne vais pas rentrer dans les détails. Le truc le plus dur (enfin je sais pas pour vous) c’est de ne pas avoir les yeux qui déconnent pour compter les pattes. Cela devait être le martini, mais on s’y est bien repris à 13 fois avant de viser la bonne. Mais ça se fait.

Hop, la patte à soulever de la pupuce


Et là c'est fait, pour notre plus grand soulagement


Pour S-PPU2, pareil. De face, en bas c’est la première patte en partant de la droite qui va sauter. Pas de violence, c’est la plus simple des trois . Il faut toujours terminer par une note d’optimisme. Hop. Vous avez donc vos 3 pattes en l’air, et vos deux interrupteurs prêts à être soudés. Bien bien. Dites-vous que vous avez fait le plus dur. Sincèrement le dessoudage des pattes fut une merde infecte, qui nous a demandé un temps infini à la Demoiselle et à moi-même. Le reste c’était du vide à côté. Mais ce n’est tout de même pas terminé, ne faiblissons pas.

Je commence à me répéter...


Et si on visitait la Suède ?


Allez, on va commencer la soudure. Simple et facile. Enfin, je suis une queue en soudure. Et en chair aussi ah ah ah (mon dieu si j’arrêtais de rire quelle joie pour ceux qui me liront…). Et je m’en suis sorti, toujours aidé par VitaEterna, fidèle aide. Donc plusieurs soudures, dans l’ordre :



* Reliez notre chère patte de F413 au pin du milieu de l’interrupteur 1. Bon vous les appelez comme vous le sentez, l’ordre a peu d’importance… Mais soyez cohérents dans vos choix de nommage de vos interrupteurs. Regardez les photos. Ca se passe sans trop de douleurs, mettez un truc isolant sous cette chère petite patte dessoudée, pour ne pas faire de bêtises. Personnellement j’ai opté pour un morceau de carton OCB (c’est tout ce que j’ai trouvé directement)

La patte au milieu du premier interrupteur.... Oui, comme vous pouvez vous en apercevoir, je me suis planté comme une grosse buse pour cette photo. Là, il faut le mettre sur la patte du dessus. C'est bien, vous suivez
:-)

... sur F413, avec le désormais célèbre morceau d'OCB en dessous pour protéger. Une fois la soudure terminée, remplacez-le par un morceau de scotch pour isoler




* Pour votre deuxième soudure, gros dossier. Il va falloir relier les deux pins du bas des deux interrupteurs. Franchement gros dossier quand on a des doigts de garagiste comme moi. Heureusement Mademoiselle était là… Mais bon rien de complètement fou non plus.

Voila, une seule photo, simple et de bon goût


* Ensuite un peu plus complexe. Enfin c’est juste que le reste est tellement simple que là ça change un peu… Bon, préparez un fil à 3 branches. C’est tout con, ça prend 3 secondes. Et reliez les deux pattes de S-PPU1 et S-PPU2 ensemble, puis les deux au pin du milieu de l’interrupteur 2. Nickel, on va y arriver.

Notre petit fil en Y ...


... superbement soudé aux deux S-PPU accompagné de l'ami OCB qui sera encore une fois remplacé par du scotch...


... puis soudé au milieu de l'interrupteur 2. Tout y est.





* Maintenant on prépare un fil, avec la résistance au bout. Pas d’inquiétude, il n’y a pas de sens dans une résistance. Ne vous prenez donc pas le chou à regarder dans quel sens j’ai mis la mienne, ça ne change rien, petits coquins. Vous avez donc votre superbe pin avec sa résistance. Vous allez le souder au pin du bas de l’interrupteur 2. Oui, ce n’est pas évident, vu qu’il y a déjà un câble, pour ne pas qu’il s’en aille. Là encore, à une main, j’ai vraiment eu du mal. Mais c’est fait c’est bon. La résistance est soudée, vous allez donc passer le fil dans le trou juste à côté, sur le circuit imprimé. Là vous allez souder votre fil de l’autre côté, à un endroit où il y a trois marques, avec marqué « OGI » en dessous. Et donc vous reliez ce fil au O.

Utilisation un peu dégueu de l'ensemble mais tant que ça marche (comme dirait mon grand père...) ...


et hop soudez-moi ça au O de "OGI" (les bon tuyaux, ah ah ah)




* Allez, une dernière soudure pour la forme. Reliez le pin du haut de l’interrupteur 2 au « G » de « OGI ». Là encore, le fil va passer dans le trou, et hop.

Hop le dernier fil jaune tout en haut de l'interrupteur 2


...qui va tranquillement se greffer à G


C’est terminé. Oui, vous avez bien lu, ça prend quelques soudure à la con, pas bien violentes, et hop. Bon, maintenant regardez bien si il peut y avoir des contacts accidentels avec le circuit imprimé ou entre deux pattes. Si oui, mettez des bouts de scotch pour faire isolant. Mais je vous fais confiance (peut-être à tort, qui sait…) vous êtes un oldies consciencieux. Il va falloir remonter le tout.



Quelques vis, on oublie pas de remettre l’interrupteur ON/OFF, les prises manettes en façade, et c’est bon. Nickel. Votre console est switchée !



Modification du slot de jeux :

Maintenant, elle peut lire les jeux Américains, les jeux Japonais, et même les Européens en 60 Hz. Mon dieu, mais des horizons sidérants s’offrent à vous ! Oui, pour les jeux européens, pas de problèmes, hop un coup d’interrupteur et c’est bon. Pour les japonais pareil, on les enfiche dans le slot de jeu, et hop interrupteur. Ah ah le pouvoir est dans vos mains !



Oui, mais non. Vous avez comme moi des jeux américains ? Oui, c’est évident, vous êtes un oldies consciencieux. Rien que Chrono Trigger US, hein, petit gredin ? Et bien sur vous savez que les jeux ne passent pas dans la fente de la SNES euro. Donc il faut ressortir l’adaptateur pour pouvoir les brancher. C’est un peu ridicule non ? Vous avez une SNES qui peut lire les jeux US sans problème, et il faut cependant ressortir l’adaptateur de dessous les fagots pour pouvoir y jouer. Ridicule. J’ai donc décidé d’agir, je vais modifier le slot de jeux. Bien sur cette modification n'est pas obligatoire, vu qu'il suffit d'un adaptateur pour lire ses jeux. Mais moi je veux la liberté totale.

J’ai donc rouvert ma SNES. Et je peux le dire je l’avais vissé comme un psychopathe, donc ça m’a bien gavé. Une fois ouverte, j’ai regardé le slot. Donc il manque un peu sur les côtés pour passer les jeux ? No problemo, je m’en vais couper tout ça. Un petit coup de fer à souder et c’est bon une lamelle en moins. Ca ne passe toujours pas ? Ok je vais faire tout le tour, après on verra. Une demi heure plus tard (oui, le fer à beau passer comme dans du beurre dans le plastique, il faut un peu de temps tout de même) j’ai fais le tour du slot. J’ai gagné des centimètres de partout, j’ai viré le capot de protection anti-poussières, et je suis fier. Je prends mon jeu, que je plante dans le slot et…

Et ça ne passe pas. Nom di diou. Un rapide coup d’œil sur la bête m’apprend que de base, ce n’est pas du tout la même taille. Même en enlevant tout le plastique du monde le jeu ne passera pas. Je vais donc carrément enlever une cloison du slot à l’intérieur, vu ou j’en suis rendu, je ne suis plus à cela près.

Hop, après des minutes de fer à souder de merde (j'en ai encore plein les yeux, fumée de mes deux...)...


... le jeu passe enfin ! Miracle de Noël ! Lourdes !




Quelques longues minutes plus tard, au bord de la crampe (oui, c’est épuisant de forcer dans du plastique pendant 30 minutes) ça y est. Un slot ignoble, des traces de plastique fondu partout, mais ça passe ! CA PASSE ! Pour l’explication sur le fait que cette bidouille a vraiment été réalisée de manière ignoble, on pourrait communément penser que je ne suis pas très habile et que donc j’en ai foutu partout. Non, il n’en est rien. Je suis juste un fan devant l’éternel de Plastic Bertrand, et je me suis dis que c’était une façon comme une autre de lui rendre hommage. Oui, je suis comme ça moi, je me moque du « qu’en dira t’on »…

Je remonte la bête, fiévreusement je la branche. Oui, la fièvre ne vient pas de l’émotion qui me submerge, mais des vapeurs de plastique fondu qui ne veulent décidemment pas quitter ma chambre. Je sors mon célèbre Contra 3 US des familles et j’allume ma console. Et là…




Non ce n’est pas le drame. Pour une fois. Ca marche ! Mon dieu l’écran titre à pleurer de Contra 3 US, en 60Hz sur ma SNES Euro ! Et dire que j’avais douté de la véracité des informations de FFVIMan à cause de son français pas français… Et que ça marche devant mes yeux… Extraordinaire. Je peux donc tirer deux leçons de tout ceci :

* franchement switcher une SNES n’est rien à faire, aussi bien financièrement qu’en facteur temps. Et vu le gain de fou, il serait dommage de s’en priver
* On ne juge pas les informations d’un site sur l’orthographe. Oui, cela peut vous paraître ridicule, mais là par exemple j’ai un peu l’air d’un con. Mais je m’en sors toujours donc pas d’inquiétude



Utilisation de l’engin :

Oui, c’est très chouette d’avoir deux interrupteurs derrière votre console, mais comment on s’en sert, hein ? Et bien il y a plusieurs cas de figures que je vais énumérer ici.

Pour chacun des jeux, il y a aura deux cas possibles : jeu avec protection et sans. Comment savoir s’il y a une protection ? Et bah j'en sais foutre rien ! A l'usage vous vous en rendrez compte. En gros (très gros (trop gros peut-être même)) les jeux des grosses entreprises sont protégés. En même temps cette phrase est tellement floue que vous gagnez à essayer... Je vais aussi parler de premier interrupteur et de deuxième. Pour que tout le monde parle bien des mêmes : mise au point. Lorsque vous regardez votre SNES par dessus, l'interrupteur n° 1 est celui le plus proche du câble vidéo. Le n° 2 est à droite du 1. Bon, ça y est on peut y aller.

- Jeux européens :

* Sans protection : Pour du 50hz, mettez les deux interrupteurs en haut, et allumez votre console. Pour sur 60Hz, mettez le premier en haut, et le deuxième en bas, puis allumez le monstre.

* Avec protection NTSC : Pas de bol, il existe certains jeux européens qui ne veulent pas se lancer en 60Hz. Il va donc falloir feinter le tout, en switchant après que le jeu ait été lancé. Donc on allume la bête en 50Hz (les deux interrupteurs vers le haut). On allume la console. Puis au bout de quelques secondes, on inverse : les deux interrupteurs vers le bas. Là vous êtes tranquilles dans 95% des cas.
Mais (oui, il y a un mais...) certains jeux possèdent une revérification en cours de jeux. Genre après un game over. Ceux-ci sont actuellement connus, mais il en existe peut-être d'autres : Donkey Kong Country, Secret Of Mana, Dragon - The Bruce Lee Story, Super Street Fighter 2, Megaman X2, Megaman X3, Megaman VII (Jap), Nigel mansell's world championship racing .

- Jeux américains :

* Sans protection : Pour du 60Hz, mettez les deux interrupteurs vers le bas, à la fraîche. Puis allumez la bête. Pour du 50hz, Switch 1 en bas et switch 2 en l'air et hop

* Avec protection PAL : Là, c'est très con. Bah oui, on fait tout pour faire fonctionner des jeux en 60hz. Alors les passer en 50hz est complètement inutile, mais bon, soyons exhaustifs dans nos méthodes. Pour faire passer un jeu protégé en 50Hz (en l'écrivant, j'ai un énorme sourire figé tellement ça paraît abstrait...) il va encore falloir feinter le jeu protégé. C'est à dire démarrer la SNES en 60Hz, avec les deux interrupteurs vers le bas, puis relevez le switch n° 2 après quelques secondes. Ca y est, bravo, vous êtes en 50hz.

- Jeux japonais :

* Sans protection : Pour du 60Hz, classique, les deux switchs vers le bas. Pour du 50Hz, le switch 1 vers le bas, l'autre en l'air. Puis vous allumez.

* Avec protection PAL : Même combat, encore et toujours. Le but est de démarrer en 60Hz (les deux interrupteurs vers le bas), puis de relever l'interrupteur 2 vers le haut. Ca y est, vous êtes en 50Hz, c'est inutile, mais c'est fait !



Bon, et bien ça y est. C'est fait. Si vous avez tout suivi à la lettre, c'est que vous êtes un bon chien. Ou que vous avez switché votre SNES avec succès. Profitez-en bien ! Le guide n'étant pas rémunéré, je vais passer parmi vous avec un tronc pour...