Le site qui squatte des ftes de pr-pubres.
Castlevania 3 - Legends
Konami - 1997
L'esprit de fouette par Petemul

Extras : Musique - Manuel TXT - Manuel PDF
Castlevania, Game Boy, acte III. Pour ceux qui auraient suivi les pisodes prcdents, on est en droit de s'attendre du lourd. Castlevania 1 tait une bouse injouable, mais avait du charme. Castlevania 2 supprimait les dfauts du 1 et tait une bombe. Alors quid novi ? Que pouvait faire ce troisime opus, sorti sur un Game Boy dj compltement obsolte, donc matris dans ses moindres recoins, une machine dont chaque parcelle de puissance sait tre utilise par une quipe de dveloppeurs mouls dans le titane, comme seules on entrouve chez Konami ? Jusqu'o allaient-ils nous emmener cette fois-ci, l'orgasme serait-il le mme que la premire fois ? Ooooh incertitude...



Et plaf.

Plaf. La dfaite. Le magnifique envol du gracieux volatile qui se plante, pitoyable et dsesprant, dans la boue puante. Castlevania Legends est un chec. Un gros chec, ami oldie. Il faudrait tre mad (ou trs con, ou les deux mmes ! ) pour prtendre le contraire. Je le rpte : Castlevania II, sorti 6 ans plus tt sur la mme bcane, est une tuerie. 6 ans, une ternit... imaginez seulement a aujourd'hui, qu'on sorte aujourd'hui un Ridge Racer V sur PS2. Ha ha. Un peu le mme effet.



Un cas d'cole, mme. A se demander si ce volet, qui se voulait tre une gense de la lgende Belmont dans la ber-saga Castlevania, n'a pas t retir de la chronologie officielle juste par honte. Un peu comme les pisodes N64 : l'enfant reni de la famille, barr de tous les arbres gnalogiques. Le Pingouin de Batman Returns, en quelques sortes, le charisme de Danny De Vito en moins.

Castlevania Legends cumule en effet toutes les tares gntiques de sa ligne. Ce jeu n'a rien pour lui, c'est l'anti-Symphony of the Night, le Mister Hyde du clan Belmont. Des graphismes miteux, une bande-son peu inspire, une maniabilit atroce et un level-design chier. Ds les premiers instants, ds l'cran-titre qui pue la dfaite, tout est dit ou presque.



Le scnario sort un peu le Oldies de sa torpeur, ou peine, puisque c'est quand mme rigolo d'enfin diriger une fille, qui est sense tre la premire du clan Belmont, savoir Matresse Sonia, son fouet, ses chanes, son cuir, ses pompes en plomb. Et c'est donc une nana qui va avoir l'honneur de donner des grands coups de cravache dans la gueule de cette salope de Dracula. Aprs s'tre plus ou moins tap sa pucelle de fiston, Alucard, oui, il est l lui aussi, c'est fte. C'est toujours trs sain ces histoires. Alors depuis, Lament of Innocence est pass par l et les aventures de Sonia Belmont sont dsormais un gentil appart folklorique. Soit.



Donc voil. On se trane comme une misreuse au travers des niveaux, chiants, rptitifs (ah, oui, c'est conomique d'enchaner 4 fois le mme cran avec les mmes ennemis de merde.) Je crois que c'est le pire level-design que j'aie jamais vu de ma vie. Mais il y a des reliques trouver, holl, c'est bien, a permet d'avoir des embranchements et donc des portions de niveau se taper dans un sens aller et dans un sens retour. Toujours la vitesse d'un myopathe sans fauteuil roulant (et merde la censure). C'est simple, imaginez le Simon Belmont des dbuts, mais avec un dambulateur. Et c'est long, mon Dieu, c'est long... Figurez-vous aussi que votre fouet est ridiculement court, que les sauts peuvent certes changer de trajectoire en vol mais sont toujours aussi lents, que les cordes prennent toujours 15 plombes monter...



C'est tellement dprimant que je n'ai mme pas envie de continuer. Mme la belle bordure pour Super Game Boy ne vaut pas le dtour. Konami s'est chi dessus, ils n'y croyaient dj plus, leur esprit tait dj ailleurs... sur Playstation, peut-tre...

Le point de vue de César Ramos :
Malheureusement entour du mythe Castlevania, qui le rend trop cher...