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Zillion II: The Tri-Formation
Tatsunoko production - 1987
Et si nous zillions fracasser di monstre, sidi ? par Ti Jen-Tsie

Extras : Musique - Manuel TXT - Manuel PDF
Je vous imagine dj, tout frtillants en train de penser : Ah. Encore une critique de Ti, donc on va encore lire la critique moisie dun jeu de merde . Pour la qualit de la critique, je ne promets rien, mais je vais venir vous claquer le beignet si vous ntes pas content, tas de chieurs. Mais pour le jeu, non, il ne sagit pas cette fois dune infme daubasse comme je me plais en dtruire dans mes diffrents crits ici bas.



Aaaaah Zillion II. Ce jeu un nom de film de srie Z. a tombe plutt bien puisquil sagit dun jeu de SF, mais le genre de SF typique des annes 80 : des ides de grandeur mais un scnario monosyllabique, des monstres en peluche bouffes aux mites, et un hros qui fait plus rire quautre chose. Dj rien qu lcran titre, le jeu pue la lose 3 parsecs (on est dans un jeu SF, ne loublions pas). Couleurs chier, et qui clignotent. Hein ? On est sur Master System ? Ah. Oui. Donc en fait, lcran titre est trs beau pour de la SMS.



Tant quon y est, parlons des graphismes de la suite du jeu. Typiques de la SMS : saturs, criards, et un peu monotone, capacit mmoire ridicule des cartouches oblige. 1987, quand mme. Les diffrents carrs du dcor seront toujours les mmes, dclins en diffrentes couleurs selon les stages. Pour autant, le jeu est dans le haut du pav de cette machine pour lpoque, donc cest plutt regardable sans perdre un il (juste quelques diximes). Le look manga cheapo-futuriste nest pas dsagrable, et donne un petit cachet original lensemble. Noublions pas quon est en 1987 et que la plupart des jeux SMS prsentent en guise de sprite un petit tas de polygones informes



La musique est somme toute quelconque, avec du chiptune SF deux balles, correct sans plus, mais ni crispant ni inaudible. Seul dtail agaant, la musique repart de zro chaque changement de zone, incluant les ascenseurs. Donc la musique redmarre 20 fois du dbut dans un stage. A la longue a fatigue, tait-ce prvu pour cacher la misre dune boucle de 34 secondes rpte linfini ? Cot bruitage, cest jouissif, entre les bruits dbiles pendant les sauts, et les lasers qui font piou-piou, cest du bonheur tartiner. A condition daimer les chiptunes et les SFX pourris, quand mme.



Niveau scnario, encore de la bonne grosse srie Z la Nanarland : vos collgues Apple (une gonzesses cheveux bleus) et Champ (un pounk moumoutte orange ptard) ont t enlevs par les Nozas, et J.J, le hros, le beau, le tnbreux, doit aller les sauver. Au travail, feignasse. A noter quune fois librs, on peut jouer avec eux, mais du diable si je me souviens comment. De plus a ne change rien, part la couleur de la touffe de poils pixlise qui reprsente les cheveux. Je suppose que le scnario poussif est la suite de celui de Zillion premier du nom, sur la mme machine, mais je ne lai jamais test. Si un jour jai le courage, peut-tre Le tout (Zillion 1 & 2, donc) est tir dun obscur anime de 1987, Red Photon Zillion. Toutefois, comme ce chef duvre immortel na jamais atteint nos rivages, on nen saura pas plus.



Le jeu se divise en deux grandes phases, la premire tant la partie exploration o on dplace J.J pied, la cool dans de grands couloirs (pas) vides. Le parcours est maill de quelques salles secondaires, gouffres, passages secrets et ascenseurs, mais dans lensemble, on ne risque pas de se perdre, cest plutt franchement linaire. Nonobstant ces putes borgnes vroles et unijambistes de monstre looks faon Opa-Opa du pauvre, qui arrivent tellement systmatiquement au niveau du blaireau quon contrle, et systmatiquement par derrire, laissant souponner un penchant sodomite suffisamment prononc pour avoir incit la ville de Sodome les bannir dfinitivement hors les murs. Ces bestiaux l ont deux spcialits :

* Nous intercepter en plein vol pendant un saut, entrainant un aller simple pour le gouffre sournoisement gliss en dessous.
* Venir nous faire suer le burnous pendant quon en chie dj comme des cosaques devant les monstres normaux : on croit quon gre les streums de base, on les achve, tous fier, sans une gratignure. Et pan (comme Peter), un Opa-Opa dans le fion.

Ah les putes.



A la fin de chaque niveau de plateforme : (tadaaaaam !) le boss. En gnral, il sagit de sprite de base recolores (normal, les nozas sont senss tre tous des clones). Mais pour le coup ce sont des sprite de baise (ninsistez pas, jai dj pos un copyright sur ce jeu de mot ultra-foireux, donc si vous vous en resservez vous me devrez des sous, merci davance). Des sprite de baise, donc, tant ils sont infmes tuer. Il faut insister sur lapprentissage du pattern par cur. Sinon cest la fesse cul nu. Mention spciale pour lignoble boss de fin. Increvable, inusable, et aux dplacements largement moins scripts que les autres boss. Et merde.



Jai oubli le dtail crispation des phases de plateforme : impossible de se baisser quand on est post sur un ascenseur, donc a se finit souvent par un Opa-Opa-suppositoire. Monde de merde.

La deuxime partie du jeu se passe en moto, appele Tri-Formation (do le titre du jeu). Pourquoi ? Comment ? tant de questions et si peu de rponses Enfin bref. On change de monde, mon dieu mais o suis-je ? Tu suis-je dans un shooter frntique, et tu vas en chier des ronds de chapeaux : le scrolling est forc et les monstres arrivent vite, trs vite. Finir ces niveaux sans prendre trop cher est une gageure. Dautant plus quen cas dchec, on repart en arrire, mais pas quun peu, hein ? Genre un bon demi-level se retaper. La difficult des premiers niveaux est grable, mais la suite est se taper la tte contre son bureau Ikea tout neuf. Or cest une mauvaise ide, parce que les meubles Ikea cest pas solide et ensuite les tches de sang partent trs mal sur le faux bois.



Pendant le shoot, les contrles restent basiques : sauter, tirer, avancer, reculer, avancer, reculer (stop eject), et, bonheur suprme, transformer la moto en gros mcha bien bourrin, en attrapant le bonus idoine. Et l, on peut en plus voler, donc viter de mler son noble sang celui des plbiens ennemis. Et comme ces tanches ne savent tirer que droit devant eux, on n'est plus emmerds par les pitons. Heureusement dailleurs parce quil reste fort faire avec tout ce qui est en vol, c'est--dire 70% des ennemis. Dtail crispation : quand on est en armure, il est impossible de descendre assez bas pour dzinguer les ennemis accroupis. Par contre eux peuvent nous toucher. Pour les shooter, il faut donc se retransformer en moto, se baisser, les plomber dune balle en plein front, et repasser en mode mecha, le tout en vitant les 2.154 ennemis qui sont apparus entre temps. Facile (ahem).



Quelques bonus sont assez chichement rpartis dans le jeu : les Z permettent dupgrader son arme, ce qui est rapidement vital sous peine de trpas rpts, les L regonflent la vie bloc et les A permettent de transformer la moto en armure. Et oui cest tout.



Vu comme a de loin, ce jeu peut faire peur, prsent ainsi comme un bastion de difficult prt broyer impitoyablement le joueur oldie qui saventurerait dans ses griffes. Pourtant tout a est extrmement maniable, J.J rpond au doigt et au bouton. La maniabilit impeccable rend lensemble faisable. Attention, jai bien dit faisable et non pas facile .



La difficult principale du jeu viens dans le nombre hallucinants de monstres, qui arrivent tous cumuler plus de vice et de sadismes que les questionneurs de la Sainte Inquisition (bni soit le nom de lglise (comme a ils ne viendront pas me chercher, haha)). En bref, ils sont nombreux, arrivent de partout, en continue, et surtout, apparaissent l ou a fait mal : sur les trajectoires de sauts, pile derrire les gouffres, ou carrment directement sur le sprite du hros, et il est parfois totalement impossible de les viter. Les boulettes volent bas, dans les derniers niveaux de shoot, et si les fans de manic riront, les autres beaucoup, beaucoup moins. Dans les phases de plateforme par contre, cest calme plat. Les niveaux sont tous faciles, dans lensemble, et le foss de difficult entre le shoot et la plateforme se creuse au fil des niveaux.



Le jeu en vaut la chandelle puisquune fois le boss de fin dessoud, on assiste une petite cinmatique dpoque, qui embaume les annes 80, et qui nous raconte la suite de lhistoire, faisant rfrence mots couverts un Zillion 3 qui ne verra jamais le jour Souvenons nous qu cette poque, une bonne partie des jeux se termine par un beau vous avez gagn, bravo sur cran fixe. Point barre.



Rsumons : Zillion II est un bon jeu, esthtiquement et musicalement correct, et la maniabilit parfaite. Pas bien long, on le torche en une petite heure, une fois quon le maitrise bien. La trop grande diffrence de difficult entre les diffrentes phases de jeu est parfois crispante, et peu dcourager les moins acharns. Mais je sais que vous tes de petits salopards prts en en dcoudre. Je compte sur vous. Rompez.
Le point de vue de César Ramos :
Pas si commun que a, mais donn.