Le site qui a eu l'ide de donner un masque aux anonymous.
Super Star Wars
LucasArts - 1993
La Force qui use par Petemul

Extras : Musique - Manuel TXT - Manuel PDF
Les gars, je vais tre franc avec vous. J'ai voyag d'un bout l'autre de la galaxie, j'ai vu des tas de choses tranges, mais j'ai encore jamais vu un jeu aussi chiant bas sur une licence autant en or pur.



Est-ce parce que c'est LucasArts qui s'y colle ? Oui parce que LucasArts, excusez-moi, mais c'est plutt des faiseurs de point 'n click la base. Alors moi je veux bien, mais disons que je prfrerais dcouper du Stormtrooper grands coups de nons plutt que de cliquer sur "use" puis sur "The Force" dans mon inventaire pour ouvrir la porte des soutes du Faucon Millnium. Autant embrasser un Wookie !



Pourtant il prsente bien au premier abord : les screenshots au dos de la bote sont allchants, la jaquette reprend l'affiche du film. Mais l'oeil ne voit que la surface des choses, ne nous y fions pas. Fions-nous seulement notre intuition : un vrai joueur doit sentir le gameplay filtrer au travers son esprit.



Super Star Wars se propose de nous servir, suivant un scnario tout ce qu'il y a de plus fidle au film, un jeu tendance... comment dire... tendance Turrican. Comprenez : il va falloir tirer partout avec vaguement de la plate-forme dans les coins. Interludez le tout (je nologise et je vous merde) de quelques niveaux en Mode 7, faon Space Harrier sous acide, et vous comprendrez d'une part le gros du propos, et d'autre part qu'il y a au moins deux autres jeux dont on va devoir vous pondre la critique d'ici peu.



Tout y est : les blasters qui blastent, le sabre laser avec son bruit caractristique qui dcoupe approximativement les ennemis (oui, vous n'tes encore qu'un proto-padawan un peu gourde sur les bords), Han Solo et ses chemises, les "OuwDiDi !!" horripilants des Jawas, et le beau Chiquetabac. Je dis Chiquetabac parce que prout, Star Wars se regarde en VF sans aucun lifting Lucasien putassier. Tout le reste n'est que du vent, faudrait pas me prendre pour un jambon.



La ralisation est trs chouette. Han Solo a toujours 150 fois plus de charisme que l'endive en peignoir qui nous sert de hros, les crans qui prsentent les niveaux sont jolis, la musique reprend les grands thmes avec brio (un copain), le tout est fluide, limpide, c'est un plaisir que de dambuler dans la cantina sur fond de jazz de l'espace. Ouais.



Ralisation, maniabilit, fan-service, Harrison Ford... bon sang mais alors o donc est la faille, bordel du cul ? T'nerves pas petit gars, prends ta pelle et ton seau et va jouer. Et tu comprendras.






Level-design.







AH.





Ah. Ah oui. Un truc auquel les dveloppeurs n'ont visiblement pas song. Au moment du brainstorming, ils devaient penser autre chose, ou ont d confier le level-design au stagiaire lunettes qui se paluchait sur les pains aux raisins de Carrie Fisher, je ne sais pas. Toujours est-il que si vous tes devant le seul jeu que j'aie refourgu sans tat d'me (lors d'une semaine Leucate, je crois bien), c'est que nous avons l un jeu au level-design en carton. Et en carton qui a pass la nuit dehors par grande pluie.



Vous vous tes dj retrouvs sur l'A4 entre Reims et Verdun ? C'est laid. C'est plat. On s'emmerde. C'est tellement chiant que les services de la voirie ont DECORE les accotements et les remblais. Eh bien l c'est exactement pareil, c'est fou ! On a dcor sur les bords. Les niveaux sont vides, linaires, longs, monotones. Oh oui c'est joli, comme je l'ai dit, on retrouve bien tout ce qu'il faut et que a va vite et bien. Pas un seul lag, le maniement est au poil de cul. Mais piloter un jeu dans l'hyperespace, c'est autre chose qu'une moissoneuse-batteuse. Il suffit d'une erreur de calcul et on se gauffre mchamment dans l'espce de trou de merde qu'on se prend chaque premire partie puisqu'on a pas fait gaffe ce putain de plafond de chiotte qui nous brise l'lan en plein saut. Arf. Super Star Wars, un jeu qui ne pardonne pas ?



Oui et surtout non. En fait ce qui est agaant c'est qu'il y a 4-5 de ces passages ultra vicelards dans tout le jeu, qui pour le reste est facile et rptitif. Je vais d'ailleurs vous donner la tactique ultra-secrte pour venir bout de tous les niveaux de plate-forme du jeu, boss compris : sauter et tirer en permanence. C'est dire, bouton Y enfonc en continu, et matraquage du bouton B. Voil, a fera 10 000, payables d'avance. Le drame d'avoir une barre de vie, et d'avoir des ennemis qui lchent un petit power-up chaque fois... pas la peine de se faire chier viter les coups hein ? Et je ne parle pas des boss qui sont normes et vulnrables sur l'intgralit du sprite. Pour les rater, mme en faisant exprs, c'est difficile. Donc c'est un jeu qui pardonne mort sauf sur le saut de merde la fin du niveau qui vous fait tout recommencer, et l, prout, on a envie de tout envoyer valser.



Si vous arrivez venir bout de cette casserole, vous tes plus courageux que je ne le pensais. Heureusement, heureusement, qu'on a fait tout plein de petites modifications spciales sur certains niveaux en Mode 7, les seuls trucs marrants. Deux niveaux en Speeder, qui ne vaut plus rien depuis que le dernier XP38 est sorti, mais on s'en contentera. Et un niveau en X-Wing la surface de l'Etoile Noire, on jouit. Plus un dernier niveau dans la tranche un peu bizarre et ultra-stressant, ah tout de mme, un peu de challenge, aaah, c'est un autre genre de truc, a.



Donc ce jeu est bidon, chiant et long. Il a beau faire du 0.5 au-dessus de la vitesse lumire, il est bon pour la casse. Si je m'coutais, je vous dirais de vous dbarasser de cette carpette ambulante, mme si je dois pour a tre condamn la chaise lectrique dans une vingtaine de systmes. Parce que tout l'or du monde ne vaut pas a. Mais comme le disait un philosophe d'une galaxie trs lointaine, nous sommes faits pour souffrir, tel est notre lot...
Le point de vue de César Ramos :
Commun, rien.